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Rencontre avec Ryan Gosling: «Je suis fier de ma part de féminité»

Rencontre avec Ryan Gosling: «Je suis fier de ma part de féminité»
© Getty

Chanter, danser, jouer… tout le scénario de «La La Land», le film dans lequel Ryan Gosling tient la vedette aux côtés d’Emma Stone, est contenu dans ces trois mots. Reprenant les codes de l’âge d’or de la comédie musicale, le film bondit en effet de chorégraphies endiablées en chansons saisissantes.

L’enfance d’une passion

Or, chanter, danser, jouer… c’est tout l’univers de l’acteur canadien depuis ses 7 ans, âge auquel sa vie est bouleversée par celui qui lui montrera le chemin. Alors qu’il nous reçoit dans une suite paisible du Beverly Hills Hotel, il se livre en souriant: «Nous habitions Corn- wall, une petite ville paisible de l’Ontario, lorsque mon oncle est venu s’installer avec nous. Il a débarqué dans un blouson blanc éblouissant en déclarant à ma mère qu’il allait devenir sosie d’Elvis et monter des spectacles. Finalement, il a emporté toute la famille avec lui», se souvient-il, amusé. «Mon père faisait office de garde du corps, maman était sa choriste, tandis que ma sœur et moi jouions les danseurs. Ce fut une des périodes les plus heureuses de ma jeunesse. Tonton Elvis Perry m’a ouvert la voie en me montrant qu’il existait un univers artistique dont j’ignorais tout», s’enflamme-t-il, avant d’éclater de rire et de poursuivre:

Il a vécu un an à la maison et ce fut une expérience formidable. Sur scène, des femmes se jetaient à ses pieds. C’était dingue. Quand il est parti, tout est redevenu normal, banal, mais j’avais trouvé ma passion: le showbiz. J’ai commencé à prendre des cours de danse et j’ai tout essayé pour retrouver cette joie du spectacle.

Pressé de livrer les noms des acteurs qui l’ont inspiré dès l’enfance, Ryan Gosling continue, espiègle: «Pour moi, il n’y a jamais eu de meilleurs comédiens que Bugs Bunny et Daffy Duck. Aujourd’hui encore, quand je me prépare pour un rôle, je me demande si mon personnage ressemble davantage à l’un ou à l’autre.» Surfant sur la plaisanterie, on tient à savoir de qui se rapproche le plus le héros de «La La Land», un musicien qui tombe amoureux d’une apprentie actrice (Emma Stone). Il s’exclame: «De Bugs Bunny, bien sûr! Il est charmant, charmeur, artiste dans l’âme et est même capable de pousser la chansonnette en esquissant quelques pas de danse!»

La douceur de Marlon Brando

L’acteur se reprend pour évoquer Marlon Brando. «Son jeu m’a profondément touché dès le plus jeune âge. C’était plus fort que moi, j’étudiais ses films séquence par séquence, jusqu’à m’exprimer comme lui, à prendre son accent», dit-il. «Et puis, à l’écran Brando montrait une certaine vulnérabilité tout en gardant sa masculinité.» Pour Ryan Gosling, il y avait en lui quelque chose de doux, de féminin qui allait au-delà de l’image du macho.

Une douceur que l’acteur revendique à son tour: «Je suis fier de dire que j’ai une grande part de féminité. Et cela ferait du bien à beaucoup d’hommes de chercher cela en eux. J’ai toujours préféré la compagnie des femmes. J’ai été élevé par ma mère et ma grande sœur. Aujourd’hui encore, je suis le seul homme de la maison. Les femmes sont meilleures que nous et elles me rendent meilleur», assène-t-il en évoquant son épouse, l’actrice Eva Mendes et leurs deux filles, Esmeralda, 2 ans et Amada, 8 mois. «Elles sont encore toutes petites, mais plus dégourdies, plus avancées que les garçons du même âge. Elles sont aussi plus fortes, comment dire… plus évoluées.» Et sera-t-il un papa très protecteur lorsque ses filles entreront dans l’adolescence?

Et comment! Ado, je voyais la façon dont les hommes lorgnaient ma mère. Au supermarché, par exemple, certains nous suivaient jusque sur le parking. Cela me faisait peur, je les voyais comme des prédateurs prêts à fondre sur leur proie!

«Je ne suis pas si sexy»

Ce touchant couplet proféminin est mis à l’épreuve par la réalité. En arrivant à l’hôtel pour cette interview, on note en effet une présence féminine plus importante qu’à l’accoutumée. Des femmes de ménage au personnel de l’hôtel, une bonne dizaine d’employées s’affairent à l’étage où se trouve Ryan Gosling. Chacune semble trouver un bon prétexte pour traîner un peu plus longtemps et une brève apparition de l’acteur suffira à ravir tout ce petit monde.

Un statut de sex-symbol – voire de bellâtre – qu’assume pourtant tout à fait Ryan Gosling: «Cela fait des siècles que des femmes doivent s’accommoder de cette appellation. Je ne me trouve pas si sexy que ça, mais je n’ai aucun problème avec l’étiquette. C’est aussi de cette manière qu’on arrive à l’égalité des sexes!»

En attendant, 2017 pourrait être une grande année pour l’acteur. Nominé aux Golden Globes dans la catégorie Meilleur comédien, il fait partie des favoris aux Oscars. Et gageons que les femmes de sa vie seront présentes sur le tapis rouge.

Son actu

«La La Land», en course pour l’Oscar du meilleur film, est un long-métrage où, tel un Gene Kelly moderne, il chante, danse et joue la comédie avec Emma Stone. Réalisé par Damien Chazelle, «La La Land» est une comédie romantique musicale, un film comme on n’en fait plus.

Ce qui le dope

Tricoter! Il a appris avec des vieilles dames sur un tournage il y a 10 ans. Sur un plateau, il tricote dans son coin si l’attente est trop longue.

Son don inattendu

Il sait entièrement démonter et remonter une voiture. Avant le film «Drive», il a pris des semaines de cours pour entrer dans la peau du héros.

Sur sa shamelist

Il s’est fait un tatouage lui-même, dessinant la main d’un monstre sur son bras gauche.

Son dernier fou rire

Sur le tournage de «Blade Runner 2049». Lors d’une scène de combat, Harrison Ford lui a mis par erreur un coup de poing dans la figure. «On m’a apporté un seau de glaçons, mais, au lieu de m’aider, Harrison m’a poussé pour y mettre son poing. J’ai éclaté de rire!»

Son buzz

«J’ai découvert la chaîne de magasins Aldi à Budapest, où je viens de passer 5 mois pour tourner «Blade Runner 2049». Le pain, les brioches… ça va me manquer en rentrant en Californie.»

Sa news Femme

A la sortie de «Blue Valentine», la censure voulait interdire une scène où son personnage descendait sur le corps d’une femme pour lui donner du plaisir. Il a fait remarquer qu’une scène où une femme simulerait un acte similaire à un homme ne serait pas interdite. Il a obtenu gain de cause.


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