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Portrait: Léna Buhler, les mains sur le volant

Lena buhler pilote automobile Formule

«J’aime l’adrénaline, me battre avec les garçons. Quand je roule je suis contente, je suis à ma place, je me sens bien!» - Léna Buhler

© Anne-Laure Lechat

C’est qui?

Elle n’habite pas très loin du karting de Vuitebœuf, mais c’est sur le tard que Léna Bühler a le déclic. Les moteurs qui vrombissent, l’adrénaline de la compétition, se mesurer aux autres, elle aime ça. Elle qui faisait des compétitions de BMX au niveau européen lâche tout pour se consacrer au kart, le tout premier échelon des sports automobiles, à 17 ans. «C’était un peu tard pour commencer – Jean Alesi était déjà derrière un volant à 5 ans! – mais j’étais motivée.» Motivée… et prometteuse. Elle enchaîne les championnats, d’abord suisses, européens, puis mondiaux. En 2018, elle fait trois podiums, l’année suivante cinq, dont trois victoires. «Mais je voulais aller plus loin, plus vite, alors on s’est lancés en Formule 4, la première catégorie en monoplace.

J’ai eu plutôt la chance d’arriver au bon moment, car la course automobile veut intégrer davantage de femmes dans les compétitions.»

Elle entre alors dans une écurie de Madrid, la même qui s’occupe de Franco Colapinto, le protégé de Fernando Alonso.

Pourquoi on en parle?

Mais le Covid lui met un peu de plomb dans l’aile. Peu d’entraînements, couplés à des moyens financiers sans commune mesure avec nombre d’autres pilotes, elle arrive tout de même à décrocher deux fois la cinquième place dans le championnat de la F4 Espagne. «Ce qui est plutôt pas mal pour une toute première année en monoplace! J’y ai surtout énormément appris. Bon, j’ai aussi fait un tonneau, mais je m’en suis bien tirée, la voiture un peu moins.» Mais Léna Bühler en veut toujours plus. Alors cette année, elle et son équipe se sont tournées vers la Formule 3 Régionale. La Formule 1 se rapproche. «Et ça va beaucoup plus vite! Dans le lot, il y a de sacrés pilotes, c’est pas des quiches, il va falloir mettre le paquet!» Ses premières courses, ce printemps, à Barcelone, à Monaco – «mythique!» – , en France et en Hollande, lui ont permis d’engranger de l’expérience, à défaut de se hisser en tête de peloton. Et la saison n’est de loin pas terminée…

Et maintenant?

Son objectif à moyen terme: décrocher un podium – la première place, idéalement – aux W séries de 2022, un nouveau championnat réservé aux femmes, mis en place par David Coulthard, pour lequel elle est déjà sélectionnée. «Ça me permettrait de gagner en visibilité et en crédibilité… et comme le premier prix se monte à 500 000 francs, autant dire que ça nous aiderait pas mal à monter un budget pour ensuite viser mon rêve ultime, la formule 1!» Un monde avec encore très peu de femmes: Lella Lombardi, c’était en 1979. «Mais ça commence à se développer, c’est sûr qu’il y aura une femme en F1 dans les prochaines années…» Peut-être elle, qui sait. Une chose est sûre: elle ne lâchera pas le volant de sitôt.

Ce qui lamotive

«J’aime l’adrénaline, me battre avec les garçons. Quand je roule je suis contente, je suis à ma place, je me sens bien!»

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