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Mon nom est… Arnal, Sonia Arnal

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Je regrette un peu, quelque part, parce que protéger la Constitution américaine 24/7 avec des Iraniens et des Somaliens, ça doit valoir son pesant de cacahuètes.

© Ludovic Andral

Je vais travailler au FBI. Bientôt. Eh oui! j’ai reçu une proposition via LinkedIn. Ça m’a fait tout chose. «Special agent, Linguistics/Foreign language expert», ça disait. J’étais là à regarder qui veut devenir mon ami quand les suggestions de postes susceptibles de correspondre à mon profil sont apparues. Passé l’effet de surprise (quoi, le FBI recrute via un réseau social aussi banal?), j’ai cliqué sur l’annonce, juste pour rire.

Droit derrière j’ai sombré dans la parano, me disant que si par miracle mes mails, mes sms, mes WhatsApp, mes heures de sommeil, mon nombre de pas, mon poids n’étaient pas déjà monitorés par la NSA, maintenant j’étais cuite. J’ai donc quitté fissa l’annonce.

Après quoi je me suis dit qu’une telle précipitation dans la fuite était sans doute suspecte aux yeux des espions, donc je suis revenue pour la lire, en affichant un air intéressé mais détaché (je suis sûre qu’ils nous regardent aussi).

Maintenant je sais où est Quantico – je me suis dit que s’ils m’engageaient je devrais passer par leur centre de formation, donc je suis allée voir si ça me plairait. Le job, lui, est à San Francisco et je sais déjà que ça me plairait. Après quoi j’ai regardé plus attentivement ce qu’ils recherchaient.

Protéger la Constitution américaine 24/7

C’est du lourd: «Votre mission ultime: protéger le peuple américain et la Constitution», rien que ça. Il faut «être prêt à s’engager pour trois ans minimum», «passer 20 semaines de formation à Quantico (ah, je le savais!)», «travailler 50 heures par semaine, être joignable 24/7 y compris les week-ends et les vacances».

Et aussi: «Etre prêt à procéder à des arrestations et effectuer des raids.» Euh, c’était pas des linguistes qu’ils voulaient? Ma motivation en a pris un coup (surtout avec les raids), et j’ai trouvé un prétexte pour renoncer à postuler en gardant ma dignité: je suis trop vieille et mon farsi, mon russe, mon ouzbèque, etc., ne sont plus ce qu’ils étaient.

Je regrette un peu, quelque part, parce que protéger la Constitution américaine 24/7 avec des Iraniens et des Somaliens, ça doit valoir son pesant de cacahuètes.

Il y a quand même deux trucs qui font peur dans cette histoire. Le FBI se fie pour recruter à un algorithme tellement moisi que cette annonce arrive chez moi – ça rassure pas. Et aussi, avec tous ces allers-retours entre le descriptif du poste, mon écran d’accueil et ma chronique sur Jean-Claude Le Chat, on ne va plus jamais me laisser entrer aux USA, c’est clair.

Et si mon chat ne m’aimait plus?

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