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Lena Dunham, féministe et zéro-complexe

Lena dunham portrait

«C’est comme ça que j’ai été élevée. On essaie, on échoue et on essaie encore. On aborde le problème sous un autre angle et on grandit.»

© Getty

Son actu

La diffusion de sa nouvelle série, Camping, dès le 15 octobre sur Orange Cinéma Séries.

Une influence forte

Norah Ephron, qui a eu une importance capitale pour moi. Quand on fait des films bavards qui se passent à New York, on a forcément été influencée par elle. Mais je pourrais aussi citer Woody Allen.

Un souvenir marquant

Ma rencontre avec Agnès Varda, une femme merveilleusement excentrique et créative. Quand j’aurai 80 ans, c’est à elle que je voudrais ressembler!

Sa grande passion

L’écriture, clairement. C’est mon premier amour, ce que j’ai toujours voulu faire.

Une peur qui la ronge

J’ai très peur de mourir avant l’heure, avant d’avoir fait ce que je veux faire.

Portrait

Du haut de ses 32 ans, Lena Dunham est l’une des artistes américaines les plus douées et reconnues de sa génération. Actrice et scénariste d’enfer (il suffit de revoir un épisode de Girls ou de regarder le lancement de sa nouvelle série Camping pour s’en rendre compte!), elle est également une excellente réalisatrice ainsi qu’une écrivaine drôle et caustique – comme le montre notamment son autobiographie, Antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui.

Le hic, c’est qu’on a la fâcheuse tendance à oublier ces talents-là. A oublier qu’à 24 ans, tout juste sortie de l’université où elle avait étudié l’écriture, cette jeune New-Yorkaise bien dans ses rondeurs, fille d’une photographe juive et d’un artiste peintre protestant, a révolutionné le monde de la série TV féminine avec le décapant Girls, qui «montre la vie telle qu’elle est». En cause: sa dépendance absolue à Instagram et Twitter, où elle déverse à jet continu ce qu’elle a sur et dans le cœur.

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Sa propre ennemie

Bien consciente d’être elle-même responsable de ce détournement d’intérêt et de noyer son actu professionnelle dans des considérations souvent à l’emporte-pièce, voire trash, elle explique: «J’ai environ 19 personnes prêtes à m’empêcher de tweeter tous azimuts et beaucoup d’entre elles sont payées pour ça. Mais ça ne marche pas, je suis accro et je continue à balancer sans filtre ce que je pense à propos de tout…» Et de n’importe quoi, parfois – comme ce post de juillet dernier, où elle lâche à ses quelque 6 millions de followers Twitter: «Ne faites jamais confiance à quelqu’un qui ne roule pas régulièrement des pelles à un animal!»

Inutile de dire que cette logorrhée tweetale lui joue régulièrement de (sales) tours. Des exemples: en 2014, après avoir raconté qu’elle a plus ou moins «joué au docteur» avec sa sœur cadette quand elles étaient petites, elle est accusée d’agression sexuelle sur enfant dans les médias. Deux ans plus tard, c’est une mauvaise blague à propos de l’avortement qui lui vaut les foudres de la doxa. Plus récemment, fin 2017, en pleine affaire Weinstein, son soutien public à l’un de ses coscénaristes de Girls, accusé de viol par une jeune actrice, provoque un déferlement de haine tant sur les réseaux que dans la presse internationale.

Body positivisme

Bref, de gaffes en maladresses, depuis des années, elle provoque des polémiques monstres. De son propre aveu, angoissée et névrosée, elle tente pourtant de s’en sortir en faisant son mea culpa:

«C’est comme ça que j’ai été élevée. On essaie, on échoue et on essaie encore. On aborde le problème sous un autre angle et on grandit.»

Certes. Il n’empêche qu’aujourd’hui, ses actes de contrition sont si réguliers qu’ils deviennent un sujet de plaisanterie et que le générateur d’excuses «Lena Dunham Apologizes» a même été créé spécialement pour elle sur Twitter! Cela dit, tout n’est pas du même tonneau.

Car cette Woody Allen en jupons, qui dit avoir «New York dans les tripes comme une maladie incurable», utilise aussi sa célébrité pour faire passer des messages utiles.
Ainsi son post body-positif du 10 juillet dernier, dans lequel elle s’en prend crûment à la dictature de la minceur et raconte, photos à l’appui, à quel point elle vit mieux depuis qu’elle a retrouvé les kilos qu’elle avait perdus en suivant bêtement un régime: «Maintenant, je me sens heureuse, joyeuse et libre!»

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Militantisme

Ainsi, encore, l’image d’elle nue, mise en ligne en août, publiée autant pour célébrer les 9 mois de l’hystérectomie qu’elle a subie pour se débarrasser de l’endométriose dont elle souffrait que pour donner de l’espoir à toutes «ses sœurs» atteintes de cette affection. Ainsi, aussi, son militantisme féministe, né dans le Brooklyn de son enfance:

«Ma mère m’a éduquée comme ça. Je l’accompagnais à des conférences politiques, à des rassemblements. Elle veillait à ce que je prenne conscience des injustices qui touchent les femmes – peu importe leur milieu ou leur âge. Depuis toute petite, je l’entends me dire: Deviens la femme que tu veux! Personne ne doit t’empêcher d’être qui tu veux, ni d’accomplir ce qui te tient à cœur. Je garde cette phrase en moi comme un slogan.»

Concrètement, l’engagement de Lena se lit ou s’entend dans les médias, sur les réseaux, via un podcast mais aussi par le biais de «Lenny Letter», une newsletter hebdomadaire lancée en 2015 et qui donne la parole à toutes sortes de personnalités, dont Alicia Keys ou Amy Shumer: «Nous voulions créer un endroit où les femmes prennent la parole librement, sans être jugées», expliquait récemment Lena Dunham. Elle ajoutait: «Mon rêve ultime serait de publier les mots d’une certaine productrice télé répondant au doux nom d’Oprah Winfrey. Il me semble qu’elle a des choses intéressantes à dire à toutes les femmes, surtout en ce moment.» Elle aussi…

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