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Le Conseil des Etats dit oui au congé paternité de 2 semaines

Conseil des etats vote oui conge paternite deux semaines suisse

Les partis de gauche étaient les seuls à soutenir le projet demandant quatre semaines de congé paternité.

© Getty

Les votations du Conseil des Etats, en ce 20 juin 2019, ont donné lieu à une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise, c'est que l'initiative «Pour un congé de paternité raisonnable, en faveur de toute la famille», qui demandait 20 jours de congé (à placer de manière flexible durant la première année du bébé), a été rejetée à 29 voix contre 14.

La bonne, c'est que le contre-projet, proposant un congé paternité de deux semaines (à prendre d'un bloc durant les six mois suivant la naissance), a été accepté à 26 voix contre 16.

Soutenue essentiellement par la gauche, l'initiative de départ a relevé quelques réserves, notamment au niveau de la survie des petites et moyennes entreprises, qui n'ont pas forcément les moyens de financer un congé paternité de quatre semaines.

La Suisse, mauvaise élève

Si les jeunes mamans ont actuellement droit à quatorze semaines de congé maternité, les papas ne peuvent légalement poser qu'un seul jour.

Les deux semaines adjugées par les Etats représentent donc un pas dans la bonne direction, bien que le refus des 20 jours ait suscité une grande déception:

«Le Conseil des Etats a bel et bien fait un pas de bébé en direction d'une vraie politique familiale, déclare Adrian Wüthrich, président de l'association «Le congé paternité maintenant!» dans un communiqué.

Mais il est incompréhensible qu'il ne se soit pas montré plus courageux en disant Oui au modèle raisonnable qui prévoyant un congé paternité de 20 jours.»

Ainsi que le précise l'ATS, les 10 jours acceptés seront financés de la même façon que le congé maternité, grâce aux allocations pour perte de gain, avec la garantie de 80% des revenus. Pour cela, le taux de cotisation aux APG devra augmenter de 0,06 point (contre 0,11 point pour le congé de quatre semaines).

Les défenseurs de l'initiative initiale expriment leur frustration, rappelant que la présence du père durant les premières semaines de l'enfant ont des effets bénéfiques sur son développement.

En automne, le Conseil national devra se prononcer lui aussi: seul son accord pourra permettre la mise en application directe de l'initiative. On croise les doigts! Car deux semaines, c'est déjà bien mieux qu'un ou deux jours...

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