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La YouTubeuse Léa Coffrant (alias Jenesuispasjolie) raconte son avortement dans une touchante vidéo

Jenssuispasjolie avortement

«Même si je prenais mes précautions avant un cours de sport, au bout de vingt minutes, j'étais obligée d'aller me changer entièrement. J'ai donc pris ma prof à part pour lui demander les clés du vestiaire. Elle m'a dit non.»

© Capture d'écran: YouTube Jenesuispasjolie

Si vous suivez Léa Coffrant, mieux connue sous le pseudonyme de «Jenesuispasjolie», vous savez probablement que la pétillante Française de 22 ans est récemment devenue maman d'un petit Gaspard, peu de temps après son mariage avec Samuel, son amour de lycée. Le ciel est rose, et tout a l'air de se dérouler pour le mieux dans la vie de cette jeune influenceuse, très appréciée pour les contenus lifestyle qu'elle poste sur sa chaîne.

Mais cela n'a pas toujours été le cas, puisque Léa a malheureusement traversé des périodes difficiles dans le passé.

Dans le cadre d'une nouvelle série de vidéos intitulée «Flashback», elle a choisi de partager ces sombres souvenirs avec sa communauté (composée de plus d'un million de fans). En toute sincérité, elle y aborde l'avortement qu'elle a vécu en 2013, alors qu'elle n'était âgée que de 16 ans. Ce qu'on a retenu de son histoire? Le manque d'empathie total de ses professeurs et de son gynécologue, qui ne semblaient pas comprendre ce que vivait leur élève et patiente...

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«Pourquoi vous pleurez, mademoiselle?»

En découvrant qu'elle était enceinte, Léa s'était immédiatement confiée à sa maman, ainsi qu'elle le raconte dans sa vidéo: entourée de sa famille (et de son copain, Samuel, qui est aujourd'hui son mari), elle débutait alors une longue série de rendez-vous médicaux, avant de subir finalement un avortement par voie médicamenteuse.

Lors de sa dernière échographie, Léa raconte avoir averti son gynécologue qu'elle ne souhaitait pas voir l'embryon. «Ah, si, si, vous allez regarder, il faut prendre vos responsabilités», aurait renchéri le médecin, obligeant la jeune fille à regarder l'écran.

En voyant les larmes de sa patiente, le gynéco lui aurait ensuite demandé: «Mais pourquoi vous pleurez, mademoiselle? Ça va hein, ce n'est pas grave, on en voit tous les jours. Estimez-vous heureuse, car votre copain est là, alors que les trois quarts sont en train de fumer avec leurs potes!»

«Je me souviendrai toute ma vie de la façon dont il m'a parlé», résume la jeune femme dans sa vidéo.

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«Allez dans les champs et prenez des feuilles»

Si seulement les mésaventures de Léa s'étaient arrêtés là... Juste avant l'intervention, la lycéenne avait parlé de sa situation avec son professeur principal, qui l'aurait gratifiée d'une réaction très «froide», avant d'en parler à de nombreux collègues, comme s'il ne s'agissait pas d'une information strictement privée. Première déception pour Léa.

Mais ce n'est qu'après son IVG que l'adolescente a été réellement choquée par le comportement du corps enseignant:

«Après un avortement médicamenteux, vous avez des saignements, c'est normal, explique-t-elle. Mais moi j'étais au bord de l'hémorragie. Je perdais des litres et des litres de sang, j'étais en anémie totale, je faisais des malaises. Le retour au lycée a été un peu compliqué. Mes profs étaient au courant, mais aucun d'entre eux n'était dans l'empathie, je me suis fait jeter de toutes parts.»

La YouTubeuse est revenue en particulier sur un cours d'éducation physique, dont elle garde un terrible souvenir:

«Même si je prenais mes précautions avant un cours de sport, au bout de vingt minutes, j'étais obligée d'aller me changer entièrement. J'ai donc pris ma prof à part pour lui demander les clés du vestiaire. Elle m'a dit non. [...]. Je lui ai [expliqué la situation]. Elle a commencé à dire devant toute la classe "mais ce n'est pas possible enfin, allez dans les champs et prenez des feuilles!" Moi, je la regardais, choquée.»

En partageant son histoire, Léa espère apporter du soutien à toutes celles qui ont vécu ou vivent la même situation, déplorant le manque d'accompagnement et de respect qu'elle a subi, à un si jeune âge.

Heureusement, l'influenceuse s'est aujourd'hui complètement remise de cette épreuve: devenue jeune maman, elle vit à présent entourée de sa petite famille. Tout est bien qui finit bien (ouf!).

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