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Voile féminine

Justine Mettraux, une femme à la mer

Justine mettraux femme a la mer

«Il y a une bonne dynamique actuellement pour la promotion de la voile féminine», confie la navigatrice Justine Mettraux qui vise la prochaine édition du Vendée Globe.

© Getty Images / Corinna Halloran

C’est qui?

Elle a grandi à Versoix, à deux pas du Léman. Son père avait un bateau amarré pas loin, à Port-Choiseul, alors c’est toute petite déjà que Justine Mettraux découvre la navigation. Puis le «déclic» comme elle dit, à l’adolescence: en fait, être sur un bateau, elle aime ça. Ce sera donc d’abord les régates sur les eaux plus ou moins tranquilles du lac, jusqu’au Bol d’or, les cinq jours du Léman.

«Ce sont ces compétitions qui m’ont mis le pied à l’étrier, mais qui m’ont surtout donné envie d’aller plus loin», glisse-t-elle aujourd’hui, de passage dans la région pour voir ses frères et sœurs.

Plus loin, ce sera l’Ocean Race, soit la course à la voile autour du monde en équipage, la fameuse transat Jacques-Vabre, mais aussi la Solitaire du Figaro, à quatre reprises. Car Justine Mettraux fait partie de ces skippers qui aiment autant le travail en équipe que la mer en solitaire. «Souvent, les navigateurs sont cantonnés à un style de navigation, mais moi j’aime varier les deux, je ne pourrais pas choisir. En équipage, on passe plus de temps sur l’eau et on apprend beaucoup au contact des autres; en solo, j’aime cette polyvalence.»

Pourquoi on en parle?

Parce qu’elle compte simplement parmi les marins les plus talentueux de sa génération, pardi. Pas trop étonnant, du coup, qu’elle rejoigne l’équipe internationale 11th Hour Racing en qualité de coskipper, ni qu’elle dispute cette année pas moins de quatre courses. Si les entraînements ont pris un peu de retard – la faute au Covid – ils reprennent dans quelques jours.

Ce programme déjà bien chargé sera suivi, dès 2022, par un tour du monde en équipage et, si tout se passe bien, d’une participation au prochain Vendée Globe, en 2024, le graal en termes de navigation en solitaire. La course se prépare déjà maintenant, alors que l’édition précédente vient de se terminer. Première chose à trouver: un bateau! «Oui, je suis déjà bien occupée ces prochains mois, mais c’est maintenant qu’il faut réserver ou acquérir un bateau, pour garantir sa participation!»

Ce qu’elle fait pour que ça change?

La voile est un monde qui bouge, niveau représentation. Et Justine Mettraux se bat activement pour une plus grande présence féminine au sein des compétitions internationales, notamment en tant qu’ambassadrice du Magenta Project, un réseau de sportives qui fait la promotion de la voile auprès des filles. «Jusqu’à maintenant, une athlète féminine qui avait fait les JO avait de la difficulté à trouver d’autres débouchés dans ce sport. Heureusement, il y a une bonne dynamique actuellement, on voit de plus en plus d’équipages mixtes ou uniquement féminins. Surtout, depuis que l’Ocean Race a imposé la mixité à bord, lors de la dernière édition, tous les circuits plus petits s’y sont mis aussi.»

Ce qui la fait sortir du lit

«Le fait d’apprendre de nouvelles choses et de rencontrer de nouvelles personnes. Et la voile est fantastique pour ça!»

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