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Christine Serdaly, 55 ans, fait partie du comité d’initiative «Marraines pour le 14 juin». Le but de ce dernier? Permettre aux femmes qui ne peuvent être présentes physiquement de pouvoir tout de même prendre part à la grève. «L’idée est venue après que l’une d’entre nous a lu un article du «Temps» début avril 2019, explique-t-elle.

«Constater que l’on pouvait craindre des sanctions, voire un licenciement, pour avoir osé revendiquer l’égalité nous a énormément choquées.»

C’est ainsi que ces cinq retraitées ou indépendantes ont pris la décision de défiler pour celles qui ont peur, qui risquent leur place de travail ou un échec scolaire. Pour s’inscrire en tant que marraine ou filleule, il suffit de se rendre sur le site internet «Marraines pour le 14 juin». En 2 clics, deux femmes sont ainsi liées virtuellement. «Même si l’on est sensible à la cause féminine, on se retrouve confronté à des situations qu’on ne connaît pas, qu’on ne pouvait pas imaginer», confie Christine Serdaly, touchée par les témoignages reçus.

Un avant et un après #MeToo

Avant cet engagement, cette fondatrice d’un bureau de conseil orienté sur les politiques publiques n’avait jamais milité pour la cause féminine. «Je fais peut-être partie d’une génération privilégiée, analyse-t-elle. Ma mère a toujours travaillé et j’ai étudié dans un collège très engagé. Beaucoup de choses me semblaient tout simplement aller de soi.» Toutefois, le phénomène #MeToo a bousculé sa façon de penser:

#MeToo m’a forcé à réexaminer la manière dont les choses se passaient autour de moi. Et le constat était plutôt déprimant.

«J’ai alors pris conscience qu’il fallait être plus combative pour faire enfin changer les choses.» A commencer par cette opération symbolique et citoyenne. «Il est temps de démontrer que l’égalité n’est pas une question de parti politique: elle nous concerne toutes et tous», conclut-elle.

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