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Avec sa taille vertigineuse de mannequin, ses grands yeux ensorceleurs, sa peau mate et ses gestes graciles, impossible pour Deepika Padukone d’entrer dans une pièce sans que tous les regards ne se tournent vers elle (vérification faite). Son visage vous dit certainement quelque chose, mais en Inde, son pays d’origine, elle est l’une des plus grandes stars de Bollywood. Beauté internationale, mannequin à ses heures, elle est aussi, depuis 2007, l’un des fidèles «ambassadeurs» de la marque horlogère helvétique Tissot.

C’est le film Om Shanti Om, une histoire d’amour sur fond de fantômes et de chorégraphies exubérantes (forcément), avec la star masculine Shah Rukh Khan, qui la propulse sur le devant de la scène en 2006. Jouant, dansant et chantant, elle ensorcelle les Indiens, de Trivandrum à Kolkata.

A 25 ans à peine, elle enchaîne désormais les films, jusqu’à quatre par an. Des succès commerciaux, comme Love Aj Kal, mais aussi des longs-métrages engagés comme Aarakshan, l’année dernière, qui aborde de front la question de la discrimination positive des castes les plus basses dans l’administration indienne.

Entre un tournage en Afrique du Sud, des fêtes de fin d’année à Londres et de (très) rares jours de repos à Mumbai, où elle habite, elle a fait un crochet éclair par Paris, le temps de prendre la pose pour une nouvelle campagne de pub. Dans le cadre très chic du nouveau palace Shangri-La, malgré l’avion loupé, l’agenda overbooké et la nuit trop courte, elle a rempli sa mission en gardant le sourire. Le temps d’une interview, elle a enlevé ses talons aiguilles et s’est lovée dans un canapé de sa suite avec vue sur la tour Eiffel. Rencontre.

FEMINA Deepika, dans le film qui vous a fait connaître, Om Shanti Om, vous ne faites pas que jouer, vous dansez, beaucoup, chantez aussi. Le métier d’acteur est-il différent en Inde et en Occident?
DEEPIKA PADUKONE (Rires) Je crois que oui! Si l’on compare les deux, c’est vrai que les films occidentaux, mis à part les comédies musicales évidemment, ne contiennent pas beaucoup de musique. Je crois d’ailleurs que c’est ce qui rend les films de Bollywood si spéciaux: qu’importe la façon dont nos films évoluent et se modernisent, ils ont toujours cette particularité, la musique est partie intégrante du scénario et prend une place très importante.

Cela demande visiblement beaucoup d’énergie. Faut-il un entraînement physique particulier avant de tourner?
Cela dépend des personnes. Pour ma part, j’ai grandi en dansant, j’ai toujours aimé ça. Quand j’étais petite, ma mère ne savait évidemment pas que je ferais des films, mais elle a tout de suite pensé qu’il serait important pour moi de savoir danser. Enfant, j’ai donc suivi des cours de danse traditionnelle indienne. J’en suis heureuse car aujourd’hui cela m’aide énormément dans mes films.

Vous pratiquez aussi le yoga...
Oui, depuis deux ou trois ans. C’est ce qu’il fallait pour mon corps, mais j’ai eu envie de changement... Alors je viens de commencer à pratiquer le Pilates, et j’adore ça!

Malgré le jetlag et un emploi du temps chargé, vous êtes pleine d’énergie et souriante en toute occasion. Quel est votre secret?
(Rires) Vous savez, je viens d’une famille de sportifs (ndlr: son père a été un joueur de badminton de niveau international), j’ai moi-même été une athlète car j’ai joué au badminton au niveau national. Le fait d’être fit, énergétique, sain, c’est quelque chose de très important pour moi. Les jours où je ne m’entraîne pas, où je ne fais rien, je me sens raide, paresseuse, léthargique…Alors que les jours où je pratique, je me sens en pleine forme et fraîche, pleine de bonnes énergies!

Entre Mumbai, Londres, l’Afrique du Sud, maintenant Paris… Rêvez-vous de vacances?
C’est vrai que cette année, j’ai travaillé non-stop, j’ai tourné quatre films à la suite, dont deux à Londres – j’y suis restée quatre mois – un en Inde mais loin de chez moi, et le dernier en Afrique du Sud. Je suis toujours en voyage, donc oui, je pourrais faire avec une minuscule pause!

Et à quoi ressembleraient vos vacances?
Simplement à un moment où je n’aurais rien à faire! Même durant les quelques jours de cette année où je n’étais pas en tournage, j’avais toujours quelque chose à faire, que ce soit des publicités, de la postproduction, des rendez-vous professionnels… Donc pour moi, les vacances seraient juste ne rien faire! A Mumbai ou ailleurs.

Et qu’est-ce qui pourrait vous faire venir en Suisse? Le chocolat, les montagnes?
Le chocolat! Et j’aimerais aussi apprendre à skier, mon côté athlétique encore. Oh, et la fondue! Avec un peu de chocolat noir pour le dessert…

Superstar à Bollywood, il vous est impossible de vous promener dans les rues de Mumbai ou Delhi… En Europe, profitez-vous de vous balader «incognito»?
C’est effectivement impossible à Mumbai. En réalité, je ne sais pas comment ce serait à Paris, car je ne suis pas encore sortie, mais en Angleterre aussi, cela devient difficile! D’une part parce qu’il y a beaucoup d’Indiens à Londres, mais aussi parce que le cinéma indien devient populaire dans le monde entier. Il y a donc de plus en plus de Français, d’Allemands ou d’Italiens qui me reconnaissent! Il est toutefois vrai que cela n’a pas la même ampleur qu’en Inde… C’est pour ça que beaucoup d’acteurs indiens vont à l’étranger quand ils veulent faire une pause.

J’ai interrogé une amie indienne pour savoir ce qu’elle pensait de vous. Elle m’a dit que non seulement vous étiez très belle et très talentueuse (sic),mais aussi que vous aimiez votre famille, les petits plats faits maison (ghar ka khana en hindi) et que vous ne vouliez pas être victime de votre succès. Elle a vu juste?
Je crois qu’elle m’a parfaitement cernée. Je suis quelqu’un pour qui la famille est essentielle. Elle m’aide à garder les pieds sur terre, à garder contact avec la réalité. Parce qu’il est tellement facile, dans ma position, avec les gens qui m’entourent, que le succès me monte à la tête. Et «ghar ka khana», quand on voyage autant, que l’on mange tout le temps à l’extérieur, c’est ce que j’aime le plus… Etre à la maison de temps en temps, c’est agréable!

Quel rôle aimeriez-vous jouer dans un futur film?
J’aime encore et toujours jouer dans des histoires d’amour! Parce que... je ne sais pas, cela me vient naturellement, j’ai un penchant pour les histoires d’amour. Mais j’aimerais beaucoup tourner dans un bon film d’action!

extrait du film Om Shanti Om

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