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Comment adopter le minimalisme, le Graal d’une vie plus simple

Minimalisme

Conseil n°2 pour passer à une vie minimaliste: commencer petit. Surtout, ne pas démarrer sur les chapeaux de roue. Il s’agit d’un marathon, non d’un sprint. Aux USA, un foyer moyen posséderait près de… 300 000 objets tout confondu, donc rien ne sert de se presser.

© Unsplash

Avant, on vidait son armoire quand on n’arrivait plus y caser un t-shirt, histoire de pouvoir s’acheter une nouvelle pièce. Désormais, Marie Kondo oblige, nous voilà à «libérer notre dressing», à faire de la place dans notre appartement pour «faire de la place dans notre existence». Les Américains parlent de «decluttering», la Japonaise superstar se marre sur Netflix, et les témoignages de personnes qui ont «retrouvé un sens à leur vie» en se débarrant de tout le superflu sont légion sur internet.

Mais au fait, comment fait-on? Et est-il véritablement possible d’atteindre un Nirvana insoupçonné en remplissant des sacs Texaid, en offrant autour de soi une partie de sa bibliothèque et en jetant au papier 15 ans de documents administratifs?

La première étape, quasi incontournable pour tout minimaliste en puissance (ou «simplifier», en VO): lire «La magie du rangement», de Marie Kondo, et regarder le documentaire «Minimalism» sur Netflix. Mais il existe d’autres «voies d’accès».

«Pour ma part, cette remise en question a commencé après avoir assisté à une conférence de Béa Johnson», se rappelle Karine, prof de yoga dans la région lausannoise.

Depuis sa rencontre avec la papesse mondiale du «no déchets», la jeune femme essaie de réduire le nombre de choses qu’elle – et sa famille – possède. Souvent, cette grande «simplification» commence par le dressing, avant de s’élargir sur ses autres possessions: livres, armoires de la cuisine, bibelots, documents, etc.

Autre grande gourou dans le domaine, Mino Rakotozandriny, aux commandes du site mamanminimaliste.fr, en sait quelque chose. «Quand on achète un gadget électro-ménager, il nous coûte plus que l’argent qu’on dépense pour lui en magasin: il coûte de l’espace à la maison, il coûte le temps qu’il faut pour l’entretenir, le nettoyer, le réparer, il coûte le déchet qu’il générera à la planète quand viendra le moment où on se débarrassera de lui…» Vertige, quand tu nous tiens. Alors, pour elle, autant tout de suite se poser la bonne question: cet objet «vaut-il vraiment tout ça?»

De son côté, Karine tente carrément de sensibiliser ses trois enfants, elle qui a vécu avec une mère qui gardait tout. «Mes gosses sont de grands lecteurs, donc on emprunte pas mal à la bibliothèque, même chose pour les jeux à la médiathèque.» Afin de mettre toutes les chances de son côté, il existe toutefois quelques astuces. Histoire de ne pas flancher à mi-parcours ou ne pas vous retrouver dans un processus sisyphien à vider puis remplir à intervalles réguliers votre armoire, suivez notre check-list.

1. Se poser les bonnes questions

C’est tout bête, mais Joshua Millburn, l’un des réalisateurs de «Minimalism», avec Ryan Nicodemus, recommande de se poser une question simplissime: «Comment ma vie sera-t-elle meilleure avec moins?» Gagner de la place, économiser de l’argent, simplifier sa vie, économiser du temps le matin en s’habillant (!), il n’y a pas de mauvaise réponse. «Pour moi, c’est vraiment un état d’esprit. Je me sens plus légère, tout est plus simple, le gain de temps est franchement dingue, tout est plus efficace», note avec enthousiasme Karine.

2. Commencer petit

Surtout, ne pas démarrer sur les chapeaux de roue. Il s’agit d’un marathon, non d’un sprint. Aux USA, un foyer moyen posséderait près de… 300 000 objets tout confondu, donc rien ne sert de se presser. Pour joindre l’utile au ludique, les «Minimalists» Joshua et Ryan, sur leur chaîne YouTube, Living room conversations, suggèrent le «30 days minimalist game». On se débarrasse d’un objet le premier jour, de deux objets le deuxième jour, et ainsi de suite.

3. Avoir en tête la règle du 90/90 (ou des 6 mois)

Qu’importe le système que vous adoptez, mais l’idée de créer un «purgatoire» permet de ne pas regretter ses choix: les habits qu’on porte et qu’on aime restent dans l’armoire, ceux qu’on ne porte plus ou qu’on n’aime plus s’en vont (collecte, vide-dressing, vente online, dons à des amis…) et les autres… vont au purgatoire.

«Moi j’applique la règle des 6 mois: tout ce que je n’ai pas porté les 6 derniers mois disparaît, résume Karine. J’y arrive pour 80% de mes possessions, et c’est plus compliqué pour le 20% de fringues «émotionnelles»…» «The Minimalists» font eux la promotion du 90/90.

«Est-ce que j’ai utilisé cet objet dans les derniers 90 jours? Si non, vais-je l’utiliser dans les prochains 90 jours?» Si la réponse est deux fois non, on lui dit bye bye sans remords.

4. Se débarrasser du «au cas où»

Pour Joshua Millburn, il s’agit là des trois mots les plus dangereux dans la quête de simplicité: «Just in case». Au cas où il fait froid, au cas où je fais un trekking extrême en Patagonie, au cas où les tongs multicolores reviennent à la mode… «Et c’est encore plus dur avec les enfants», avoue d’emblée Karine. A vous d’identifier vos «au cas où».

5. Ne pas re-remplir son armoire

C’est certainement là l’étape la plus difficile car, une fois son armoire épurée, l’envie de combler un «vide» peut revenir au galop. «C’est en fait assez facile de faire le tri puis de racheter droit derrière, avertit Karine. Mieux vaut acheter moins, mais de qualité, des vêtements multi-saisons. Au final, j’aimerais atteindre un dressing «stable».»

D’ailleurs, tout comme les Scandinaves ont inventé un mot – le flygskam - pour évoquer la honte de prendre l’avion, respect de l’environnement oblige, une tendance à faire «profil bas» en sortant d’un magasin de «fast fashion» les bras chargés de sacs (en plastique!) a aussi fait son apparition. Et quitte à avoir une envie irrépressible de shopping, autant choisir des marques qui ont fait de la transparence leur cheval de bataille.

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