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9 femmes sur 10 ont déjà eu un rapport sexuel non désiré avec leur partenaire

9 femmes sur 10 ont déjà eu un rapport sexuel non désiré avec leur partenaire

Suite aux résultats de cette enquête, #NousToutes a décidé de lancer une campagne sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JaiPasDitOui.

© Getty Images

«Non c’est non»: le message est clair, évident. Pourtant, il a du mal à passer. La preuve avec l’enquête sur le consentement réalisé par le collectif #NousToutes et relayée par «Le Parisien»: 9 femmes sur 10 ont fait l’expérience d’une pression d’un partenaire pour avoir un rapport sexuel. Et dans 88% des cas, il ne s’agissait pas d’un cas isolé.

Une entrée dans la sexualité sous le joug de la violence

Suite à l’appel lancé par #NousToutes, 100'000 femmes, dont 75% ont moins de 35 ans, ont répondu au questionnaire. Pour 1 femme sur 6, le premier rapport sexuel était non consenti et désiré. Et 81,2% des sondées ont été confrontées à des faits de violences psychologiques, physiques ou sexuelles au cours de relations.

Les tristes «excuses» que l’on entend parfois (du type «Elle a dit non, mais je sentais qu’elle voulait quand même», «Non veut souvent dire oui», «Elle n’a rien dit» ou «C’est ma femme, elle m’aime, je ne l’ai jamais forcée») ne sont aucunement valable, martèle l’ONU Femmes: «En matière de consentement, il n’y a pas de frontières floues. Le consentement exige de l’enthousiasme. Plutôt que d’éviter un non, recherchez un oui dynamique. Si votre partenaire accepte mais semble inquiet ou incertain, il ne consent pas. «Je ne sais pas» ou un silence ne constitue pas un consentement.»

Les témoignages recueillis sur le site internet du mouvement et retranscrits par le média français démontrent les tabous et l’ignorance qui entourent encore la notion de consentement. «Mon ex me forçait à coucher avec lui en me faisant culpabiliser», confie Sarah. Marie se sentait obligée «pour avoir la paix et ne pas réveiller les enfants en parlant fort». Quant à Marion, elle explique:

«En répondant à cette enquête, j’ai compris que ma relation avec mon ex était malsaine et qu’il m’avait violée sans que j’identifie ses actes comme un viol, car je me disais qu’en étant en couple, c’était un peu mon rôle et que c’était comme ça que ça se passait.»

#JaiPasDitOui, sensibilisation sur les réseaux sociaux

Suite aux résultats de cette enquête, #NousToutes a décidé de lancer une campagne sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JaiPasDitOui. «Le consentement est un problème social et de santé publique, s’insurge Caroline De Haas, l’une des fondatrices du collectif. Au même titre que la sécurité routière, cette question doit être intégrée par les programmes scolaires. C’est prévu par la loi, mais c’est loin d’être le cas.» Comme le prouvent les chiffres: seules 12,7% des participantes au questionnaire se souviennent d’avoir abordé le sujet à l’école. «Le consentement un apprentissage du oui, du non, de la frustration, du désir de l’autre, poursuit l’activiste dans les colonnes du journal. Il faut en parler! C’est un sujet majeur pour l’égalité.»

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