Femina Logo

cuisine

J'ai testé pour vous: appliquer la méthode Kondo à mon alimentation

Jai teste methode marie kondi alimentation cuisine joie

Etape 2: choisir une place pour les fruits, une autre pour les légumes, une troisième pour les boissons... tout en prenant garde à classer les aliments par harmonie de couleur. Cela me semble un peu ambitieux: un bocal de pois-chiches, par exemple, ça va avec quoi..?

© Getty

Constat initial

Marie Kondo est lumineuse, attachante, kawaii... et surtout impeccable! C'est vrai: comment ne pas croire cette farouche businesswoman aux airs de fée Clochette, lorsqu'elle affirme en riant que «ranger sa maison peut avoir une influence sur tous les autres aspects de la vie»?! Sa question préférée, «Cela vous apporte-t-il de la joie?», s'applique facilement à nos vieux jeans, cette pile de papiers froissés ou ce porte-clé rapporté d'un voyage en Grèce, il y a dix ans.

Mais que se passe-t-il lorsqu'on l'applique directement à ces domaines: nos relations, nos réseaux sociaux, notre alimentation, par exemple?! «Cette application m'apporte-t-elle de la joie? Et cette vague connaissance qui réclame mon attention, de temps à autre? Cette influenceuse abonnée aux vols Genève-Caraïbes améliore-t-elle mon humeur, lorsqu'elle poste dix-sept photos par jour?» La réponse pourrait bien adoucir légèrement notre quotidien.

Afin de tester cette hypothèse, j'ai décidé de soumettre mon frigo (et surtout son contenu) aux exigences de l'impératrice du rangement. Pensant d'abord que l'expérience serait plutôt comique, j'ai fini par revisiter ma liste de courses tout entière... un peu malgré moi. Je vous raconte!

(Ma seule exigence: ne rien jeter, et ne rien gaspiller pendant le processus! Si je décide de ne pas racheter un aliment, après l'avoir accusé de ne «pas m'apporter de joie», je le finis avant d'appliquer ma nouvelle résolution!)

7 astuces pour garder son appartement toujours en ordre

Etape 1: Misson «Frigo Impeccable»

Comme je n'ai pas l'habitude de ranger des pulls, des livres ou des «komono», les petites babioles du quotidien (Marie Kondo nous enseigne même des mots japonais!) dans ma cuisine, l'application exacte de la célèbre méthode s'annonce difficile.

Toutefois, sachant que l'intérieur de mon frigo ne possède actuellement aucune logique digne de ce nom, je compte bien lui imposer une belle systématique, en offrant à chaque catégorie d'aliments sa propre «maison» - soit, un périmètre qu'elle ne devra, sous aucun prétexte, tenter de quitter. Un tri, l'optimisation de l'espace et une classification par couleur sont également des astuces préconisées par la gourou, et applicables à la cuisine. Un peu hésitante, mais pleine de courage, je me lance!

Pour commencer, je vide momentanément ce pauvre frigo, qui ne comprend pas ce qui lui arrive: c'est le moment d'en nettoyer chaque millimètre carré, chose que je devrais faire très régulièrement - et que je ne fais évidemment pas.

Seconde partie: choisir une place pour les fruits, une autre pour les légumes, une troisième pour les boissons... tout en prenant garde à classer les aliments par harmonie de couleur. Cela me semble un peu ambitieux, et j'abandonne rapidement l'idée d'obtenir un frigo arc-en-ciel: un bocal de pois-chiches, par exemple, ça va avec quoi..? Je n'ai toujours pas trouvé la réponse!

Après deux heures de travail, je suis plutôt satisfaite du résultat: des étagères si bien rangées m'offrent une meilleure vue d'ensemble de ce que j'ai besoin d'acheter, évite le gaspillage (puisqu'aucun de mes aliments n'est maladroitement caché derrière son voisin), et me donne beaucoup plus envie de dévorer ce qui séjourne déjà dans mon frigo!

Etape 2: Cette branche de céleri m'apporte-t-elle de la joie?

Au moment de vider mon frigo et mes placards pour les nettoyer, j'ai porté toute mon attention sur ce que j'y trouvais.

Résultat: comment un paquet de farine périmé en 2016 a-t-il pu se retrouver là?! Je n'habitais même pas encore dans mon appartement actuel, à cette date-là: l'aurais-je embarqué pendant mon dernier déménagement? C'est à peine s'il n'allait pas fuir la cuisine sur ses propres petites pattes (beurk)...

Inutile de préciser que cette trouvaille n'a suscité aucune joie en mon être horrifié. Par contre, ce paquet de biscuits que je prévoyais de terminer devant Netflix, un peu plus tard: franchement, ce ne sont pas mes préférés. Me promettant de ne pas les racheter, je griffonne rapidement leur nom sur une feuille, l'anti-liste de courses!

Au bout d'une demi-heure, cette dernière s'est bien allongée. Je constate que les aliments qui m'apportent de la joie peuvent être rangés dans deux groupes. Groupe a: aliments sains, avec un effet très positif sur ma forme du jour ou mon humeur. Groupe b: quelques sucreries tellement délicieuses que je ne ressens aucune culpabilité en les mangeant de temps en temps.

Tout ce qui suscite un sentiment d'indifférence et ne m'apporte aucun bienfait, soit ce que je mange «parce que c'est là», ne verra plus jamais les étagères de ma cuisine! Adieu thé noir, chewing-gums, soupes en carton, boissons sucrées, yaourts aux fruits et tofu!

«Home detox»: désencombrer la maison pour faire place au bonheur

Etape 3: Ma méthode de cuisine m'apporte-t-elle de la joie?

Ainsi que nous le rappelle une étude publiée dans le «Journal of Humanities and Social Science», la cuisine et la pâtisserie peuvent nous rendre beaucoup plus heureux. Ces activités pemettraient en effet de «suspendre le temps», en plus de nous aider à lâcher prise.

Encore faut-il que l'expérience soit agréable, qu'elle n'éveille aucune culpabilité («Bon allez, encore des pâtes-pesto...») et qu'elle cultive la philosophie Kondo, qui encourage à «regarder de l'avant»: et si on visait une alimentation plus locale, moins sucrée ou plus homemade, d'ici le début de l'été? C'est le moment d'éplucher les sites de cuisine, d'acheter des légumes frais et des herbes, à disposer sur un plan de travail large et propre. Ahem...

Tentant de m'approcher au maximum de ce mirage, j'écarte mes bouteilles d'huile d'olive à moitié vides, auxquelles j'ai assigné une place bien au frais dans un placard. Je ne choisis que des recettes simples et colorées, en restant très sévère sur les quantités d'aliments utilisés: hors de question de gâcher le charisme de mon tout nouveau frigo, en y laissant pourrir le moindre haricot!

En fait, maintenant que tout est à sa place et que je sais exactement de quoi j'ai besoin, cuisiner est à la fois rapide et facile. Seul problème: la vaisselle sale, totalement anti-perfection! Même Marie Kondo ne saurait nous éviter cette corvée. Tant pis! Une casserole tâchée dans l'évier, ce n'est tout de même pas la fin du monde.

Rangement: les 6 erreurs à éviter

Podcasts

Dans vos écouteurs

E13: Se libérer des tensions physiques dues au stress

Une mâchoire serrée, le ventre retourné, un nœud derrière l'omoplate... les périodes chargées sont souvent celles des petits maux agaçants. Afin de comprendre et de mieux gérer ces tensions physiques, nous accueillons Sarah Bezençon, psychologue de la santé. De sa voix apaisante, elle nous rappelle que ces petites douleurs du quotidien sont en réalité des messages que tente de nous faire parvenir notre corps, et qu'elles peuvent être chassées grâce à des techniques toutes simples.

Dans vos écouteurs

E12: Prendre soin de son couple quand on a des enfants

Dans ce 12e épisode destiné aux parents et aux futurs parents, la thérapeute de couple Anne-Dominique Spertini nous donne des clés et des conseils, destinés à concilier le rôle de «maman» ou de «papa» avec le rôle de conjoint. Rassurante et sincère, elle évoque l'importance de la communication (verbale et physique), la sexualité, la culpabilité, la fatigue et le manque de temps libre. Pour se rappeler qu'on ne peut faire davantage que de son mieux (et que la perfection n'existe pas!).

Vidéos

Notre Mission

Un esprit sain dans un corps sain! Ici, on booste sa forme physique et mentale grâce à des articles bien-être, santé et cuisine! Be happy!

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.