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    Nouvelles artisanes: ces filles qui nous donnent envie de créer

    Elles s’appellent Aleksandra Zee, Gemma O’Brien ou Julie Lansom. Elles vivent du produit de leur main en travaillent le bois, la calligraphie ou le tissage. Présentation de trois artisanes modernes qui, via leur mode de vie créatif, nous donnent envie d’inventer davantage. 

    Publié le 
    17 Décembre 2015
     par 
    Juliane Monnin

    Que ce soit au boulot ou dans mon entourage, j’entends de plus en plus de gens qui souhaitent faire quelque chose de leurs 10 doigts. Entendez quelque chose qui n’a rien à voir avec un ordinateur. Un ami vidéaste veut se lancer dans les meubles, une copine graphiste rêve de devenir fleuriste, une autre enfin souhaite dessiner sur de la vaisselle. J’avoue personnellement parfois songer à reprendre mes poscas d’ex-étudiante en Art pour croquer l’actualité…

    Le point commun à toutes ces envies? Trouver une activité échappatoire au stress des entreprises blockbuster, avoir un autre ou un second métier (on ne parle pas ici de simples hobbies) et défendre un quotidien plus respectueux de ses valeurs. Et si la génération Y, ma génération, étiquetée à vie de digital natives, défiait toutes les statistiques établies jusqu’alors et avait simplement envie de prendre le temps de créer, imaginer, rêver en somme? Le bon moment de présenter ces trois femmes, découvertes sur Instagram, qui encensent le travail manuel et sont bien parties pour changer le (notre) monde. 

    Robine des Bois
    Aleksandra Zee

     

     

    Son histoire: basée à Oakland, Aleksandra Zee, menuisière, construit à grande et petite échelle de magnifiques tableaux muraux en bois, mais aussi des têtes de lit et autres objets déco. Diplômée en beaux-arts, la jeune femme consacre sa carrière à faire de son art un lifestyle à part entière. Inspirant vous dites?

     

     

    Son quotidien: la tendance amérindienne dans la peau. «Les couleurs et les textiles du désert inspirent vraiment mon âme» confie-t-elle sur son site Internet. Ses voyages, la nature mais aussi les traditions passées sont sa source d’inspiration, la signature de des créations originales.

    Pourquoi on la suit: pour sa bonne humeur communicative, son sens inné du goût (CC son appartement), ses vernissages arty et son très cool fiancé james-deanien, sa muse quoi.

     

    Calligraphe 2.0
    Gemma O’Brien

     

     

    Une photo publiée par Gemma O'Brien (@mrseaves101) le

     

    Son histoire: artiste Australienne spécialisée dans les lettrages, l’illustration et la typographe, égérie de la marque Volcom, Gemma O’Brien est une mine (sans aucun jeu de mot) de talent.  

     

     

    Son quotidien: à l’âge de 21 ans, la multitask produit une vidéo expérimentale dans laquelle elle inscrit des lettrages à la main sur son corps, cette performance lui vaut de nombreuses invitations à des conférences à Berlin et ailleurs. Depuis, elle distille ses arabesques de mots pour des clients tels que Vodafone, Canon ou le New York Times. Excusez du peu!

     

     

    Pourquoi on la suit: pour son compte Instagram mrseaves101 qui est une perle de trésors visuels. Sa chorégraphie de lettres qui s’exprime aux quatre coins du monde nous fait voyager avec elle. A voir aussi, le tumblr mood-board de Gemma O’Brien

     

    Eclaireuse tisseuse
    Julie Lansom

     

     

    Une photo publiée par @julielansom le

     

    Son histoire: une première vie en travaillant dans la presse, une deuxième dans l'artisanat: Julie Lansom fabrique désormais à la main ses lampes graphiques. La Parisienne de 27 ans se décrit comme designer et photographe.

     

     

    Une photo publiée par @julielansom le

     

    Son quotidien: le culte d'un univers poétique et design dans des tons arc-en-ciel. Sa confection de suspensions, luminaires ou encore de tables tissées est à la frontière de l’œuvre d’art.

    Pourquoi on la suit: pour la beauté du geste, ses objets invitent à une douce relaxation. Aussi, la Française expose toute l’année. En janvier 2016, elle présentera ses créations à la boutique Agnès B à Paris ou encore en Italie et à Los Angeles. Une talentueuse qui s’exporte donc. 

     

    Un retour à la création proche du phénomène «slow life» 

    Expression d’une fin d’année éprouvante et introspective, besoin de retourner à des choses plus essentielles ou à plus de temps pour soi? Vous l’avez peut-être remarqué, un peu prêt tout (la maison, le boulot, la beauté, le sexe, la restauration) et tout le monde veut se mettre en mode «slow life». Preuve par le succès de ces néo-artisanes mais aussi de la tendance «Karmazine», vous savez, ces magazines («Flow», «Happinez») qui compilent bien-être intérieur à coup de coaching de vie et de mantras zen. Les médias «Migros Magazine» et «7Sky» ont d'ailleurs leur propre édition mode de vie slow. Côté musique, même le rappeur Oxmo Puccino fait l'éloge de la lenteur dans son huitième album, paru ce mois de novembre. Le chanteur y décrit un temps nécessaire à la réflexion, «une question de survie» selon lui. Tiens, nous vient en tête le poème de Lamartine: «Ô temps, suspends ton vol! Et vous, heures propices, suspendez votre cours!». 

     

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