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    NYFW: la mode courtise les gens «ordinaires»

    Les tailles 32 ne seront plus les seules vedettes des podiums. A en voir les défilés printemps-été 2017, toutes les formes sont invitées sur les catwalks, les créateurs étant à l’affût d’une diversité accrue qui se reflète dans le choix de leurs mannequins.

    Publié le 
    14 Septembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Pas de moues boudeuses, ni de jambes interminables cette fois: le 11 septembre 2016, la marque J.Crew a tout simplement décidé de se passer de mannequins professionnels. A leur place, elle a préféré convier les proches de l’équipe, des personnes tout à fait «ordinaires» qui ont revêtu la collection printemps-été 2017 lors de la Fashion Week de New York.

     

     

    Une photo publiée par J.Crew (@jcrew) le

     

    «Nous avons été inspirés par des vraies personnes, explique la marque depuis son compte Instagram. Des collègues de bureau, de la famille ou des amis, ceux qui donnent vie aux vêtements à-travers leur style personnel.»


    ©Imaxtree

    De vrais humains

    Agé de 13 à 72 ans, ce groupe de modèles amateurs assemblé par le hasard a spontanément fracassé tous les codes de la couture. Leurs postures, naturelles et parfois légèrement mal à l’aise, ne s’enquissent guère de symétrie ou de perfection. Leurs sourires, aucunement modelés par l’expérience du métier, sont radieux. On n’avait pas l’habitude d’apercevoir de telles expressions dans l’univers des regards parfaitement figés et des démarches rythmiques.


    ©Imaxtree

    C’est donc une véritable palette de diversité qu’a présentée la marque J.Crew: l’une des mannequins, enceinte de sept mois, portait une fluide combinaison longue. Par ce casting inhabituel, la directrice artistique de la marque, Jenna Lyons, souhaitait prouver que les créations peuvent aller à n’importe qui.


    ©Imaxtree

    Une nouvelle mission pour la Fashion Week

    J.Crew n’est pas la seule maison à s’être lancé le défi de surprendre par la diversité de ses mannequins. Kanye West, en ne faisant défiler que des modèles métisses, s’était fixé un objectif semblable (peut-être l’un des seuls qu’il est parvenu à atteindre).

    De même, le créateur américain Christian Siriano n’a pas exigé de mensurations particulières, sa collection printemps-été présentant des tailles allant du 34 au 42. Les fans de Twiggy ont intérêt à s’y habituer, car leur poids de plume n’est plus l’objet de toutes les convoitises.


    ©Imaxtree

    Une révolution de la mode?

    Le label Opening Ceremony a, quant à lui, carrément tenté de faire passer un message politique: la marque s’est offert une brochette de mannequins et d’actrices dotées d’un physique unique, réunies dans un défilé 100% féminin et agrémenté de courtes prises de parole comiques au sujet des présidentielles américaines.


    ©Imaxtree

    Et comment oublier la spectaculaire revanche de Reshma Qureshi, jeune Indienne victime d’une brûlure à l’acide, invitée à défiler pour Archana Konchar?

    Dans sa chasse aux stéréotypes, la Fashion Week ne manque pas d’idées et trace peut-être le chemin vers une véritable révolution de la mode.


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