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    «All Woman Project», la campagne qui bannit nos complexes

    Lassées des standards de beauté, les tops Clémentine Desseaux et Charli Howard ont décidé de réagir: leur campagne, «All Woman Project», réclame une plus grande diversité sur les catwalks.

    Publié le 
    5 Septembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Dans une vidéo réalisée fin août 2016, onze mannequins d’origines diverses posent côte à côte, en maillot de bain. Brunes, blondes, minces, rondes, elles sont aussi différentes que rayonnantes, et là se trouve tout l’enjeu: le shooting, diffusé sans la moindre retouche, cherche à souligner une diversité qu’ignore trop souvent le monde de la haute-couture.

    A quelques jours de la Fashion Week, le mannequin grande taille Clémentine Desseaux et le top britannique Charli Howard se sont alliées à huit autres modèles dont Barbie Ferreira et Denise Bidot.

    Ensemble, elles ont lancé le projet «All Woman», afin de protester contre les stéréotypes de la beauté: «Tous les types de corps et toutes les ethnicités méritent d’être représentés par la mode et les médias, afin d’aider les jeunes femmes du monde entier à avoir confiance en elles», expliquent-elles sur leur site.

    La campagne souhaite en effet faire passer un message positif, encourageant les femmes à aimer leur corps tel qu’il est: «Nous avons toutes des défauts et des imperfections, mais cela ne nous rend pas moins belles.»

     

     

    Des selfies 100% naturels

    Les filtres embellisseurs que nous proposent Snapchat ou Instagram ne devraient pas apprécier: depuis le lancement de la campagne «All Woman», les internautes sont appelées à poster sur les réseaux sociaux une photo d’elles-mêmes au naturel, en utilisant le hashtag #IamAllWoman.

    Afin de donner l’exemple, Charli Howard n’a pas hésité à dévoiler la cellulite dont elle avoue avoir eu honte autrefois: une manière de souligner l’illusion de perfection que nous renvoie parfois le monde de la mode.

     

     

     

     

    «Big girls, you are beautiful»

    Les créatrices du projet ont toutes deux été confrontées au diktat de la haute-couture dans le passé. En 2015, Clémentine Desseaux reprochait à une agence de l’avoir appelée «trop grosse pour travailler dans l’industrie de la mode.»

    Charli Howard, quant à elle, s’est permis d’adresser un message virulent à son ancien employeur via son compte Facebook: «Je refuse de me sentir honteuse et triste tous les jours, simplement parce que je n’arrive pas à me conformer à vos standards ridicules et inatteignables», écrivait-elle il y a environ une année.

    Il ne semble donc pas étonnant que les deux mannequins se mobilisent aujourd’hui contre les codes qu’elles souhaitent bouleverser. En attendant, suivons leur exemple et envoyons valser nos complexes à coups de hashtags!

     

     


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