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C'est vrai, il faisait chaud dans la salle du MJF mercredi soir à Montreux. C’est vrai aussi, mon mec n’avait d’yeux que pour la choriste bonasse à laquelle je ne ressemblerai jamais. Qu’à cela ne tienne, j’ai vu Stevie Wonder et son pote Quinci Jones. J’ai vibré, j’ai pleuré et parfois j’ai aussi eu envie de tuer le mec le plus grand de la salle (2 mètres de haut pour 200 kilos, bon OK j’exagère) derrière lequel je me retrouve systématiquement durant les concerts. Mais tout cela n’a que peu d’importance car…

C’était l’un de ces concerts dont le MJF a le secret

Pas de show calibré. Monsieur Wonder n’enchaîne pas ses tubes mécaniquement, se contentant de respecter son contrat. Non. Il est généreux. Son équipe également. La scène de l’Auditorium Stravinski était ainsi noire de monde, avec des claviers, des percussions, des guitares, un sax, une trompette, une batterie et finalement quatre choristes (dont La fameuse). Le tout dans une salle à la lumière tamisée et à l’acoustique parfaite. Certes, il a fallu débourser 185 fr. pour faire partie des «happy few» debout. Et près du double pour les places assises. Les 4000 billets ont pourtant été vendus en… 8 minutes!

Le Monsieur est impressionnant

«Il fait sa diva», susurre une femme à côté de moi. Effectivement, il fait une chaleur écrasante et Stevie Wonder se fait attendre. Presque désirer. Quinze, vingt, trente minutes s’écoulent. L’impatience du public est perceptible, il commence d’ailleurs à siffler. Puis quarante minutes plus tard, le Monsieur arrive.

Impressionnant. Charismatique. Presque autoritaire, parfois, avec ses musiciens. Il a des pantalons blancs et une tunique ethnique. Mais ce qui marque le plus, ce sont ses grosses lunettes vertes. Monsieur Wonder a tout de même 64 ans. Je le regarde. Je remarque qu’il a un peu perdu ses cheveux, immuablement tressés en arrière. Et je me dis qu’il a bonne mine et qu’avec sa carrière de star planétaire il doit bénéficier de traitements incroyables. Bref, je m’égare. Puis. Soudain. Sa voix résonne. Puissante, singulière, magique et immédiatement reconnaissable.

Le public – pas tout jeune - est docile: il écoute, chante, dandine et finalement se lâche complètement sur les gros tubes populaires que sont (pour ne citer qu’eux), «You're the Sunshine of my Life», «Ebony and Ivory», et l'outrageusement connu «Superstition». En vidéo ci-desssous:

Après deux heures trente, les spectateurs assoiffés et desséchés sortent enfin du «Strav’». Heureux comme des gamins. Alors merci Stevie Wonder: «How sweet it was to be loved by you».

2014 FFJM - Lionel Flusin
1 / 3© DR
2014 FFJM - Lionel Flusin
2 / 3© DR
2014 FFJM - Marc Ducrest
3 / 3© DR

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