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1. TOKYO

Pourquoi Tokyo?
Mégapole gigantesque avec ses 12 millions d’habitants et ses 2000 kilomètres carrés – en comparaison, Paris intra-muros couvre une centaine de kilomètres carrés – a mille et un visages. Chaque quartier, ou presque, est différent. A Tokyo, on trouve de tout. Du calme du jardin national de Shinjuku aux alignements des magasins d’électronique et d’électroménager d’Akihabara, en passant par les centres commerciaux de Roppongi, les familles en goguette au parc Ueno ou les boutiques anciennes d’Asakusa. Une vie ne suffirait pas à en faire le tour!

Ce qu’il faut absolument y voir?
Shibuya. C’est là que se trouve l’immense carrefour où se croisent plusieurs passages piétons qu’on voit sur toutes les photos du Japon. Pour observer le fascinant flux et reflux des passants, allez boire un café au Starbucks qui donne sur le croisement. A l’étage, une table installée tout le long de la baie vitrée offre une vue imprenable sur ce mythique carrefour. Dans le quartier de Shibuya, vous trouverez aussi beaucoup de magasins, notamment de mode jeune, des restos, des hôtels, et plusieurs Karaoke Kan. Cette enseigne possède de nombreux karaokés dans la capitale, dont celui, à Shibuya, où a été tournée une scène du film "Lost in Translation".

Quoi manger?
Des gyoza (raviolis japonais). Les meilleurs de la ville se dégustent chez Gyoza Lou, un petit restaurant situé dans le quartier d’Harajuku à quelques pas de la rue commerçante d’Omotesando. Bien que l’enseigne soit écrite en japonais, l’endroit est facile à trouver: il y a toujours la queue devant la porte. C’est toujours bon signe. Ici, on ne sert que des gyozas, grillés ou vapeur, à l’ail ou sans, et des accompagnements: riz blanc, concombres en morceaux à la sauce miso et pousses de soja blanchies avec une sauce à la viande hachée. Mais c’est bon. Très bon. Et bon marché, en prime. Pour six gyoza, comptez 290 yens (2,50 francs suisses), et 180 yen (1,60 francs) pour le concombre ou les pousses de soja. Bon à savoir: Les Japonais mangent peu sucré. Les douceurs locales sont souvent fabriquées à base de thé vert et/ou de haricots bruns pas forcément au goût des Occidentaux. Si, pendant votre séjour, le simple souvenir des viennoiseries vous fait saliver, rendez-vous chez Gontran Cherrier. Ce boulanger français, juré de l’émission "La meilleure boulangerie de France" sur M6, a ouvert deux enseignes dans la capitale, une face à la gare de Shibuya, l’autre à côté de la gare de Shinjuku.

Où dormir?
Au Dormy Inn Premium Shibuya Jingumae. Cet hôtel est situé légèrement en retrait de Jingumae, avenue qui relie la gare de Shibuya à celle d’Harajuku. A mi-chemin entre les deux gares, il bénéficie d’une situation idéale pour se déplacer et sortir le soir. Les chambres sont petites mais modernes et l’établissement offre l’accès gratuit à son onsen, bain public traditionnel japonais. Après une journée de visites, l’eau brûlante opère des miracles sur les muscles endoloris. Seul bémol : le petit-déjeuner "western style" n’est pas aussi occidental qu’il le devrait et le buffet ne propose ni confiture ni même couteaux pour tartiner de margarine croissants et petits pains.

2. OSAKA

Pourquoi Osaka?
Troisième plus grande ville du pays, Osaka est le centre commercial de l’ouest du Japon. Et cela se sent. Ses palpitantes enseignes lumineuses, ses galeries marchandes - dont la plus longue galerie commerçante couverte de tout le Japon s’étalant sur pas moins de 2,6 km – et la foule qui s’y bouscule rappellent les mégapoles du sud-est asiatique. C’est incontestablement le paradis du shopping, des noctambules et des accros au pachinko, appareil entre le flipper et la machine à sous. Dans certaines arcades commerciales d’Osaka, les salles abritant cette machine par dizaines voisinent les unes avec les autres dans un tintamarre assourdissant. Le soir venu, il n’est pas rare d’y voir des joueurs, le regard rivé sur leur écran, encore vêtus de leur costume deux-pièces.

Ce qu’il faut absolument y voir?
L’aquarium. C’est d’un des plus grands du monde. Et d’un des rares (si ce n’est le seul!) à héberger des requins-baleines. Ces derniers – d’une taille plus réduite que leur congénères sauvages – évoluent dans un réservoir haut de plusieurs étages qu’ils partagent avec d’autres espèces de requin, dont un requin-marteau, des raies, ou encore un mérou. On peut aussi découvrir, dans d’autres bassins, des manchots, des loutres, des dauphins ou des méduses. Au total, l’aquarium présente plus de 600 espèces différentes. La visite se termine par une salle où trône un bassin dans lequel on peut plonger ses mains pour y toucher les raies ou les petits requins qui s’y trouvent.

Quoi manger?
La spécialité locale, c’est l’ako-yaki. Ces boulettes cuites, farcies d’un morceau de poulpe, se vendent sur brochette à tous les coins de rue. Pour un repas plus consistant, tentez le tonkatsu, plat typiquement japonais. Il s’agit d’une tranche de porc recouverte d’une panure très croustillante puis frite dans l’huile. On la sert déjà tranchée - pour qu’elle puisse être dégustée avec des baguettes – accompagnée d’une salade de chou assaisonnée avec une sauce au sésame et d’un bol de riz. Comptez l’équivalent de 6 à 10 francs suisses pour ce plat, riz inclus. Bon à savoir: Dans la plupart des restaurants, il est d’usage de servir du thé vert ou de l’eau aux clients avec leur repas. C’est inclus dans le prix. On vous remettra aussi une petite serviette humide emballée dans un plastique, pour vous nettoyer les mains avant et après manger.

Où dormir?
A l’ANA Crowne Plaza. Situé près de la gare centrale d’Osaka et en bordure de rivière, c’est un établissement de standing international entouré de restaurants et de bars chics. Les chambres sont grandes et le personnel parle bien l’anglais. Dans un pays où la plupart des gens ne maîtrisent rien d’autre que le japonais, même dans les hôtels, ce fait mérite d’être souligné.

3. HIROSHIMA

Pourquoi Hiroshima?
Parce que c’est une ville-témoin qui porte encore, septante ans plus tard, les stigmates de la bombe atomique qui explosa dans son ciel le 6 août 1945, à 8h15 exactement. Jusqu’à la Seconde guerre mondiale, Hiroshima était l’une des principales bases logistiques de l’armée impériale, raison pour laquelle elle fut choisie par les Américains pour y larguer le tristement célèbre "Little Boy". Totalement détruite pendant la guerre, elle s’est reconstruite rapidement. Aujourd’hui, cette ville de près de 3 millions d’habitants se veut la porte-parole de la lutte pour le démantèlement des armes nucléaires. A chaque utilisation ou test d’une bombe atomique dans le monde, le maire d’Hiroshima envoie une lettre de protestation à l’Etat ayant autorisé le tir.

Ce qu’il faut absolument y voir?
Le parc du Mémorial de la Paix. Il est situé sur un triangle de terre entre deux canaux, en plein centre-ville, là-même où se trouvait l’hypocentre de l’explosion. Ce parc abrite notamment le Dôme de la Bombe A, l’un des seuls bâtiments à avoir résisté à la puissance de la déflagration. De la construction d’origine ne restent que l’armature en fer de sa coupole, mondialement connue, et ses murs extérieurs. Depuis 1996, le Dôme est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le parc abrite également le musée du Mémorial de la Paix qui expose notamment plusieurs montres arrêtées à 8h15, heure du bombardement, des vêtements, des cheveux et des photos de victimes, et même un tricycle brûlé sur lequel se trouvait un jeune enfant lors de l’explosion, souvenirs dont la vue est souvent insoutenable. Pour beaucoup de Japonais, particulièrement ceux d’un certain âge, le musée est en quelque sorte un lieu de pèlerinage. D’où, parfois, une certaine agressivité de leur part envers les Occidentaux qui le visitent, ces derniers étant pris pour des Américains venus salir la mémoire des victimes. Chaque année, le 6 août, une cérémonie commémorative se tient dans le parc, cérémonie au cours de laquelle des centaines de lanternes sont déposées sur la rivière pour rappeler «les braises de la bombe atomique». Elles contiennent des messages écrits pour le repos des âmes des victimes ou pour souhaiter la paix. A quelques pas de la sortie du musée, on trouve également trois arbres. Calcinés durant l’incendie qui suivit le bombardement, ces survivants ont résisté non seulement au feu mais aussi à la radioactivité. Ils sont toujours vivants et continuent même de pousser.

Quoi manger?
L’okonomiyaki. Il s’agit d’une sorte de crêpe fourrée de chou émincé et d’œuf battu agrémentés d’ingrédients à choix: fruits de mer, viande, fromage, voire nouilles, le tout cuit sur une plaque chaude devant le client. On estime qu’environ 2000 restaurants servent cette spécialité locale dans la préfecture d’Hiroshima. L’enceinte de la gare d’Hiroshima abrite, à l’étage, une foule de petits restaurants qui servent l’okonomiyaki. Tentez celui baptisé Reichan. Là aussi, il y a toujours la queue. Et ce n’est pas par hasard. Ils ont même des menus en anglais. Comptez entre 7 et 9 francs par personne.

Où dormir?
Sur Miyajima. Cette île située dans la baie d’Hiroshima, accessible en ferry (environ 20 minutes la traversée), est le Mont Saint-Michel japonais – avec lequel elle est d’ailleurs jumelée. Lieu d’excursion très couru le dimanche, elle est surtout connue pour le tori rouge qui borde son rivage. L’emplacement de cette porte en bois rouge signifie que Miyajima est habitée par les dieux. Dès votre débarquement, vous serez accueillis par les nombreuses biches – animaux sacrés – qui se promènent librement sur l’île. Elles ne sont pas farouches et très, très gourmandes. Pour éviter la foule compacte des promeneurs, louez une chambre dans un ryokan – auberge typique du Japon. Vous pourrez ainsi visiter à la nuit tombée, dans le calme. La nuit dans un ryokan incluant souvent la demi-pension, c’est l’occasion rêvée de dormir à la japonaise et de déguster à un repas typique autour des spécialités de Miyajima: les huîtres. Le lendemain matin, pour éliminer, faites l’ascension du Mont Misen, haut de 535 mètres. Du sommet, on a une vue imprenable sur Hiroshima et sa baie.

4. KYOTO

Pourquoi Kyoto?
L’ancienne capitale impériale est aujourd’hui une ville moderne d’un million et demi d’habitants – dont 10% d’étudiants – mais elle conserve de nombreux héritages culturels du Japon d’autrefois. On y trouve ainsi des temples somptueux, des ruelles typiques bordées de maisons à thé et des parcs et jardins qui se parent de rouge et d’orange lors de ladite «saison des feuilles mortes». Dans les transports en commun, il n’est pas rare de croiser des femmes vêtues du kimono ancestral.

Ce qu’il faut absolument y voir?
Difficile de savoir par quoi commencer, tellement il y a à découvrir. Les temples, d’abord: le Kinkaku-ji, aussi appelé pavillon d’or, le Kiyomizu-dera et sa source d’eau garante de bonne santé, le Ryoan-ji, le Gingaku-ji… Tous plus beaux les uns que les autres. Ensuite, les ruelles typiques de Sannenzaka, Ninenzaka et Hanamikoji. Enfin, le quartier d’Arashiyama, situé à l’ouest de la ville, est le point de départ d’un petit train panoramique qui serpente entre les montagnes. De la gare, on accède en quelques minutes à pied à la bambouseraie de Kyoto. Traverser cette forêt plantée de fins bambous dont les cimes oscillent dans le vent en chuintant est une expérience féérique… à condition de faire abstraction des innombrables touristes qui visitent les lieux. Après la bambouseraie, traversez la rivière par le pont Togetsukyo et grimpez sur la montagne aux singes, parc où des macaques évoluent en liberté parmi les visiteurs. Il est interdit de les approcher pendant la montée, mais une fois au sommet, vous pourrez les acheter des fruits ou des noix pour les nourrir – 1,50 francs le sachet – depuis l’intérieur d’une maisonnette en bois, à travers les barreaux des fenêtres. Pour une fois, ce sont les humains qui sont en cage. Et ce n’est pas plus mal.

Quoi manger?
Un bol de nouilles udon agrémenté de tempura, des beignets de légumes et crevettes. De nombreux restaurants en ville ont affiché ce plat typiquement japonais à leur menu. Pour les amateurs de sushi, chez Izuju, dans le quartier de Gion, on peut les déguster à la mode locale. La carte est aussi minuscule que l’établissement, mais les sushi sont faits à la demande et ont des goûts qui diffèrent de ceux qu’on connaît en Occident. Certains sont emballés dans un paquet fait de feuille de bambou, d’autres de feuilles de tofu frit, chaque pièce étant bien plus copieuse que les nigiri "classiques".

Où dormir?
A l’hôtel Sasarindou. Idéalement situé dans une ruelle du quartier animé de Gion, il offre des chambres spacieuses bien qu’un peu vieillottes. Mais l’emplacement compense largement: ici, on est près de tout, temples à visiter comme restaurants pour sortir le soir. http://www.sasarindou.jp

5. KOYASAN

Pourquoi Koyasan?
Cette petite ville monastique est située sur le Mont Koya. On y accède par un train depuis Nara ou Kyoto, puis par funiculaire. Il s’agit, surtout, d’un site sacré pour les bouddhistes qui compte plus d’une centaine de temples. A l’origine, Koyasan était un monastère fondé par Kobo-Daishi, un moine souhaitant un lieu reculé pour se consacrer à la pratique et l’enseignement de sa philosophie. Aujourd’hui, c’est une station d’altitude avec police, boutiques et restaurants, modernité oblige. Mais où le spirituel n’a rien cédé au matériel. Ou presque. Koyasan est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004.

Ce qu’il faut absolument y voir?
L’Okuno-in. Cette immense nécropole longue de 2 kilomètres abrite pas moins de 200'000 tombes, dont certaines sont vieilles de plusieurs siècles. A l’ombre des cèdres géants, la mousse pousse sur les stèles et les bouddhas affublés de bavoirs rouges à la mémoire d’un enfant défunt. On peut visiter le cimetière avec un guide à la nuit tombée, simplement à la lumière des lanternes qui bordent le chemin. Le jour, les lieux dégagent une fraîcheur reposante. Selon la légende, Kobo-Daishi serait toujours présent dans son temple, en étant de méditation perpétuelle depuis des siècles – même si personne n’a jamais rouvert sa porte pour le vérifier. Néanmoins, des moines continuent à lui amener chaque jour ses repas sur le coup de 10h30 du matin et les déposent devant l’entrée du temple.

Quoi manger?
Dans les nombreux temples qui hébergent des touristes, la demi-pension est souvent incluse dans le prix. Les moines étant exclusivement végétaliens, on vous y servira un repas japonais traditionnel mais ne contenant aucun produit animal, ni épicé (pas d’ail), ni fortement odorant ou ayant un goût prononcé. Le dîner est composé de légumes, soupe, tofu apprêté sous différentes formes (notamment séché-congelé, une spécialité locale), riz et algues. Le tout présenté sur différents plateaux posés à même le tatami de votre chambre. Le lendemain matin, le petit-déjeuner 100% végétal peut s’avérer plutôt frugal.

Où dormir?
Au Shokubo Eko-In Temple, un des nombreux temples qui font chambre d’hôtes. Pour ceux qui le souhaitent, il est possible d’assister avec les moines aux services bouddhistes du matin, au rituel du Feu et à la méditation. Les moines parlent anglais. Attention: la nuit, à Koyasan, il peut faire très froid. Les couloirs et les toilettes communes de l’Eko-In ne sont pas chauffés et les toilettes (et salles de bains) sont communes. www.ekoin.jp/en/

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