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On y va ou pas? Voir «La danseuse», avec Soko et Lily-Rose Depp

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Hypnotique Soko, dans le rôle de la danseuse Loïe Furrer. © DR

Le pitch

Dans son premier long-métrage, présenté dans la section «Un Certain Regard» au Festival de Cannes en 2016, la Française Stéphanie di Giusto rend un hommage vibrant à une pionnière de la danse moderne, entrée dans la légende pour ses prestations somptueuses, enroulée dans de grands voiles blancs. Dans ses performances révolutionnaires, l’icône de la Belle Epoque au début du 20ème siècle y faisait virevolter mouvements scéniques, lumières et couleurs. A mi-chemin entre les tâches d’encre de Rorschach et la luminothérapie…

Originaire du grand ouest américain, rien ne destinait la géniale Loïe Fuller à devenir une star des Folies Bergères et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Elle a beau se briser le dos, se brûler les yeux avec ses éclairages, l’artiste ne cessera de perfectionner sa danse. Mais c’est sa rencontre professionnelle et «amoureuse» avec Isadora Duncan (interprétée par Lily-Rose Depp), jeune et dangereuse prodige avide de reconnaissance, qui va précipiter sa chute.

D'y aller pour...

Les scènes de danse

Somptueuses. Dès que les séquences de danse entrent en piste, on est spectatrice d’un d’art total. Avec la chair de poule sur les bras, on écoute résonner la puissance de la musique de Vivaldi ou de Beethoven, la magie des couleurs qui multiplie la beauté des mouvements de Loïe Fuller, jouée par la lumineuse et touchante Soko.

C’est un peu comme si le temps s’arrêtait quand musique, danse, couleurs et cinéma forment ensemble des moments de grâce voluptueux et orgasmiques… Des moments prodigués par une danseuse exceptionnelle, qui aura soumis sa vie entière à l’exigence afin d’offrir de la beauté à l’état pur. Chapeau.

De ne pas y aller car…

La narration est un peu fébrile

C’est donc à Soko qu’aura été confié le soin d’incarner Loïe Fuller. La chanteuse est accompagnée d’une beau casting – sur le papier - composée de Gaspard Ulliel, Mélanie Thierry, Lili-Rose Depp, Louis-Do de Lencquesaing, François Damiens ou encore Amanda Plummer.

Pourtant, on observe rapidement la fabilesse des personnages secondaires (Mélanie Thierry est quasi translucide, Gaspard Ulliel ne tarde pas à s’éteindre avec sa batterie à 5 %), et la trajectoire du personnage de Soko (l’actrice est formidable), n’est que très rarement fouillée, sa psychologie troublante est expédiée comme une chose quelconque. Et c’est bien dommage.

Car la vie de «La Danseuse» méritait davantage de narration, de profondeur à déballer à l’écran.

On salue tout de même la prestation envoûtante de la prometteuse Lily-Rose Depp, même si on la voit peu durant le long-métrage. Au final, on déplore le manque d’émotion quand le cadre quitte les scènes de danse et notre frustration de ne pas mieux saisir «La Grande Loïe». Peut-être doit-elle garder, telle une icône, sa part de mystère? Trop tard pour l'heure, la salle se rallume.

«La Danseuse» de Stéphanie di Giusto, en salle le 28 septembre 2016.


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