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«Il m’est apparu comme une évidence que la seule manière de reprendre le cours de ma vie était de la raconter. J’ai souffert de ne pas avoir été comprise, d’avoir été trop salie.» Femme trompée, publiquement reniée au lendemain de la révélation de la liaison de son Président de compagnon avec la comédienne Julie Gayet, la journaliste Valérie Trierweiler a décidé d’utiliser les armes qu’elle connaît le plus pour se venger: les mots. En 350 pages, voici donc le récit de ses amours contrariées avec l’homme qui aspirait à la normalité.

D’elle, que l’on a découvert dans l’ombre puis dans la lumière de François Hollande, on avait retenu que des «entre-deux». La pas tout à fait compagne quand elle n’était que la maîtresse cachée du compagnon de Ségolène Royal. La pas tout à fait épouse, jamais officiellement unie à un François Hollande réfractaire au mariage. La pas tout à fait première dame, qui continue, malgré son statut, à exercer sa profession de journaliste. Dans «Merci pour ce moment», publié dans le plus grand secret aux éditions Les Arènes (ça ne s’invente pas!), Valérie Trierweiler est enfin elle-même. Entière. Sans filtre. Et tout le monde en prend pour son grade. La plus épargnée, étant bizarrement celle qu’elle a le plus détestée: Ségolène Royal. Car, au moment même où la France se gausse des images du Président casqué ressortant au petit matin du lieu de ses ébats avec sa promise rue du Cirque (ça ne s’invente pas non plus!) et qu’elle découvre la liaison de celui qu’elle a tant aimé et pour lequel elle a quitté mari et enfants, elle se retrouve, à son tour, dans la position de la femme trompée.

On a beaucoup écrit sur ce livre: la dispute, le sachet de somnifère, les sans-dents… L’image du président, déjà au plus bas dans les sondages n’en ressort pas grandie: faiblesse, lâcheté, mensonge, froideur… La messe est dite. Ce que l’on retiendra de cet ouvrage, au-delà du simple aspect un peu voyeur, c’est l’aveuglement d’une femme qui, par ses mots, donne raison à tous ceux qui l’ont vilipendée lors des deux ans passés à l’Elysée. Face à une Ségolène Royal bien nommée, qui n’a, elle jamais commenté les infidélités de son ex avec Valérie Trierwieler, la journaliste perd encore un peu de sa grandeur et du peu de capital sympathie qui lui restait.

Non, décidément, tout ce cirque ne valait pas une arène.

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