
culture
«La petite communiste qui ne souriait jamais», de Lola Lafon

Camarade Comaneci
En 1976, le monde découvre la suprématie des gymnastes roumaines aux J.O. de Montréal quand la petite prodige Nadia Comaneci obtient la note suprême. Un 10 qui fait buguer le panneau électronique, incapable de l’afficher. Pur produit du régime communiste de Ceausescu, entraînée par un coach tyrannique et paternel à la fois, Nadia Comaneci est restée un mystère. Lola Lafon imagine une destinée parmi toutes les réalités possibles en remplissant les blancs de l’histoire et les silences de la jeune fille. Grand écart ou salto, on se délecte de cette biographie fantasmée et on suit le chemin douloureux de la sportive, de sa ville natale d’Onesti à son exil aux Etats-Unis.
«La petite communiste qui ne souriait jamais», de Lola Lafon, Actes Sud, 318 p.