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Dernier chapitre cette semaine, avec l’ultime tome de la saga Harry Potter de J. K. Rowling, qui a connu un succès planétaire et rendu son auteur multimillionnaire.

Le 21 juillet 2007, à 00 h 01, des milliers de fans anglais découvraient les premières lignes des Reliques de la mort, l’ultime chapitre des aventures d’Harry Potter. Les mots tombaient des lèvres de leur créatrice Joanne Kathleen Rowling, venue faire une lecture de son livre et le dédicacer. Car depuis dix ans et la sortie d’Harry Potter à l’école des sorciers, l’auteure de la saga est devenue aussi célèbre que son jeune personnage à lunettes. Tout simplement parce que la magicienne qui a créé Harry Potter vit elle aussi un conte de fées: plus de 450 000 livres vendus dans le monde, des millions de dollars de bénéfice sur les films adaptés de la série, des millions de livres sterling sur son compte en banque…

La saga Harry Potter est le succès éditorial de cette fin de XXe siècle. Certes, l’histoire de ce sorcier en herbe appelé à découvrir son identité et à se confronter aux forces du mal est la principale cause de cette réussite. Les petits garçons se reconnaissent dans Harry, personnage courageux mais envahi de doutes, ou dans Ron, son fidèle ami, maladroit mais sincère. Les petites filles quant à elles admirent Hermione, intelligente et studieuse.

En dix ans d’écriture, J. K. Rowling, a su capter son auditoire. Par l’univers qu’elle a créé de toutes pièces et que l’on compare souvent à celui de Tolkien (Le Seigneur des anneaux). Par son style alerte, bourré d’humour et de références à sa propre vie. Par sa personnalité, emblématique des femmes de son époque. Comment ne pas être touché par cette mère célibataire, peinant à survivre d’allocations, qui devient l’une des femmes les plus riches d’Angleterre par le seul talent de sa plume? Dans une Grande-Bretagne où le premier ministre de l’époque John Major voit dans les familles monoparentales la cause du manque de discipline des enfants, J. K. Rowling incarne la figure d’une femme qui a su changer sa vie par la force de sa volonté. Avec certes l’aide d’un petit sorcier et de sa baguette magique.

L’histoire

Harry, dont on a fait la connaissance dans le premier tome Harry Potter à l’école des sorciers, a bien changé. Fini l’orphelin timide qui se découvrait magicien et intégrait l’école de Poudlard à l’aube de ses 11 ans. Dans Les reliques de la mort, l’ultime et le plus noir des sept chapitres de la saga, Harry s’apprête à fêter ses 17 ans, l’âge de la majorité chez ceux qui pratiquent sortilèges et autres transformations. Si l’ado courageux a affronté bien des épreuves lors des épisodes précédents, c’est un plus grand défi qui l’attend: tuer Voldemort le lord noir, responsable de la mort des parents d’Harry lorsqu’il était bébé.

Aidé de ses amis Hermione et Ron et des membres de l’Ordre du Phénix, Harry se lance en quête des Horcruxes, objets dans lesquels Voldemort amis des parties de son âme, et des reliques de la mort, indispensables pour venir à bout du sorcier maléfique. Dans ce tome très noir et violent, J. K. Rowling, laisse tomber le registre humoristique pour nous dépeindre un Harry tourmenté qui comprend peu à peu que la mort de Voldemort doit passer par la sienne, tant leurs âmes sont entremêlées. Lors de la bataille finale, Harry, aidé par ceux qui l’aiment, trouvera le moyen de triompher du mal. Le livre se termine par un épilogue qui révèle le destin des personnages principaux dix-neuf ans après.

Ce qu’il en reste

Dire que la saga est un phénomène est presque un euphémisme, tant le succès des aventures du petit sorcier à lunettes a été grand. Désormais, aux anniversaires, le déguisement d’Harry, lunettes rondes, cape et baguette, est aussi couru que la robe de princesse ou la combinaison de Spiderman. Partout des groupes de fans se sont constitués, et taper Harry Potter sur Internet aboutit à près de 316 000 000 propositions. Jeux de société et vidéo s’arrachent, notamment celui créé avec la marque Lego. Sur smartphone, une application (Harry Potter Spell) permet de s’envoyer des sortilèges. Aux Etats-Unis, en Floride, le Wizarding World Of Harry Potter a ouvert ses portes en 2010 dans le parc des Studios Universal: il est donc possible de se balader à Poudlard et d’acheter des Chocogrenouilles à la rue du Préau-Lard…

Cette année, à Londres, les anciens studios de tournage ont ouvert leurs portes au public qui peut admirer décors originaux des films, costumes et accessoires. Quant à J. K. Rowling, elle s’apprête à publier son premier roman pour adulte, Une place à prendre, qui sortira fin septembre chez Grasset.

La phrase

«Aujourd’hui, ce n’est pas l’amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne?»

«Harry Potter et les reliques de la mort», de J. K. Rowling, 896 p. Ed. Gallimard, Folio Junior, Poche, 2011, 20 Sfr. 20.

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