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#FeminaOpinion: Mais c'est quoi cette fin, «Game of Thrones»?!

Fin de Game of Thrones Daenerys : Ce dénouement nous a rappelé un soufflé au fromage parfaitement bombé, retombant subitemet à sa sortie du four. Bam. Terminé, merci au revoir. Westeros referme ses portes sur un point final hâté, bâclé, vacillant.

Ce dénouement nous a rappelé un soufflé au fromage parfaitement bombé, retombant subitemet à sa sortie du four. Bam. Terminé, merci au revoir. Westeros referme ses portes sur un point final hâté, bâclé, vacillant. Et terriblement injuste.

© DR

Donnez-nous cette fameuse pétition, qu'on la signe sur-le-champ! Plus de 1 500 000 personnes s'en sont déjà emparées, exigeant que la saison 8 de «Game of Thrones» soit entièrement réécrite par (je cite!) «des scénariste compétents». Bien que nous ne souhaitions pas remettre en question le talent de David Benioff et David Weiss, de grands auteurs de la scène hollywoodienne, nous sommes malheureusement d'accord avec les innombrables fans déçus.

Qu'est-ce qu'il s'est passé, là?! Où est passé le feu d'artifice final, le crépitement de génie et de justice que nous avait promis l'excellente intrigue, le crescendo incessant bâti par sept saisons magistrales? Nous ne l'avons pas ressenti dans l'épisode final de la série, ni dans les cinq autres, d'ailleurs! Au mieux, ce dénouement nous a rappelé un soufflé au fromage parfaitement bombé, retombant subitemet à sa sortie du four. Bam. Terminé, merci au revoir. Westeros referme ses portes sur un point final hâté, bâclé, vacillant. Et terriblement injuste.

Pourtant, on a essayé: on a vraiment, sincèrement, essayé d'apprécier cette ultime saison. De déception en déception, dès l'épisode 3 («Ah... bon...ok. Ben adieu hein, Roi de la Nuit! À la prochaine!»), nous avions fondé nos derniers espoirs sur l'épisode six, qui se devait d'être le clou du spectacle. Mais on n'a pas réussi à aimer. Pourquoi? Parce que certains destins n'étaient pas dignes des protagonistes, parce que le tout nous semblait avoir été écrit dans la hâte, et parce que le traitement des personnages féminins était désolant...

Daenerys, une reine déchue... en quinze minutes

Remontons un peu le temps: il ne va pas falloir aller bien loin. Il y a deux épisodes, Daenerys était la reine promise, la sauveuse, la briseuse de chaînes, celle qui allait terrasser Cersei après avoir permis aux armées du Nord de détruire les marcheurs blancs. Bon, d'accord, elle n'avait pas vraiment le moral ces derniers temps, mais rien ne la prédisposait vraiment à un changement de cap aussi brusque. Avec très peu de signes annonciateurs crédibles, elle devenait «Dark-Dany», une folle aux cheveux d'argent, et décidait spontanément de commettre un génocide. (Les romans de George R.R Martin esquissent cette descente aux enfers avec bien plus de finesse et de justification, sachant que le personnage des livres souffre d'hallucinations, de cauchemars, de sautes d'humeur très violentes qu'elle s'explique au fur et à mesure...).

Nous comprenons pourquoi il a fallu plusieurs jours à Emilia Clarke pour s'en remettre, lorsqu'elle a reçu le scénario, et que la dernière image que les fans garderont de son personnage l'a tant bouleversée... «Je suis sortie de chez moi, saisissant mes clés et mon téléphone, et suis partie, des cloques sous mes pieds. Je ne suis rentrée que cinq heures plus tard. Je me demandais "Comment vais-je réussir à jouer ça?!", racontait-elle à E!News.

Après ce carnage, les héros de Westeros ne pouvaient pas la laisser vivre, c'est vrai. Mais pourquoi mettre fin à sa vie de cette façon, comme si elle n'avait été qu'un personnage secondaire, sans réelle importance? Pleine d'illusions, aveuglée par l'amour, trahie par l'homme qu'elle aime... et tout cela en l'espace de quelques minutes! Sans véritable dignité, sans l'opportunité de se battre, sans adieu, sans même avoir pu poser ses fesses sur le trône, elle meurt en vain, haïe et abandonnée, sans qu'on ne sache vraiment à quoi aura servi toute son histoire. Des personnages moins cruciaux auront reçu des scènes de mort plus élaborées que cela. C'était rapide, trop rapide. On ignore même où Drogon l'a emmenée: il s'envole (après avoir pris la meilleure décision de toute la série: détruire le trône de fer), évitant aux scénaristes de se poser la question.

Non, nous ne sommes pas fâchées que ce personnage soit mort: Daenerys était clairement LA plus grande «méchante» de l'histoire et il est intéressant d'offrir ce rôle à une femme. Mais pourquoi réduire son destin à une poignée de minutes, au début de l'épisode, balayées par des supplications et quelques larmes de sang? Même vile et atroce sur la fin, elle méritait mieux.

Heureusement qu'il nous reste Sansa!

«Attendez, Daenerys est morte... et il reste quarante minutes d'épisode!» Ben oui, il fallait bien donner aux hommes le temps de remettre de l'ordre dans tout cela! Ahem...

Brandon Stark sur le trône? Bonne décision, bien qu'elle fût un peu prévisible. La roue que voulait briser Daenerys est détruite et un jour meilleur se lève enfin sur Westeros. À côté du roi? Tyrion. Très bonne décision également. Mais hormis Sansa, élue reine du Nord (sans n'avoir rien fait de particulier, à vrai dire), le destin des autres personnages semble un peu injuste... Jon exilé alors qu'il a sauvé tout le monde, on en parle?!

Par exemple, la pauvre Brienne ne s'est vue accorder que quelques répliques quasi-monosyllabiques («Aye» et «Longue vie au Roi!»), avant de dédier sa vie à la protection du nouveau monarc. Cersei, après avoir passé une saison entière sur le balcon à boire du vin, meurt paniquée, comme si elle n'avait rien vu venir (c'était un peu gros comme un dragon, non?). Missandei, elle, est décédée pour rien, servant uniquement de «goutte» faisant déborder le vase. Yara a le droit de prononcer une phrase, et apparaît moins fréquemment que le petit Robyn Arryn, personnage plus que secondaire, soudainement devenu intéressant parce qu'il a atteint l'adolescence.

Heureusement, Sansa se voit accorder deux minutes de gloire, lorsqu'elle est courronnée reine du Nord. Arya, fidèle à elle même, s'en va façon Christophe Colomb. Sans ces deux scènes, nous aurions certainement pleuré de frustration!

Une page se tourne, et on aimerait bien que le chapitre recommence. Le lendemain, on reste avec une désagréable impression de «Tout ça pour ça?!». Mais c'est sans doute l'excès d'émotions: on a hâte de découvrir ce que l'auteur des livres fera de la fin. Tous nos regards se tournent vers vous, George R.R. Martin!

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