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Du flair

Le photographe genevois débarque en Syrie en mai 2007, en pleine période électorale (Bachar El-Assad réunira à peu près 98% des suffrages...). Impressionné par l’omniprésence des portraits du cher président, il entreprend de les photographier. Quelques années plus tard, son travail de recensement, ironique et coloré, fait désormais écho aux soulèvements du Printemps arabe. Bingo. Alors qu’un livre sur ce travail, L’avenir en rose, sortira en librairie en septembre, son auteur est en lice pour le Swiss photo award, décerné le 16 mai 2012.

Un sacré bagage

Avant la Syrie, c’est en Corée du Nord (Le dernier paradis, Ed. Olizane), puis au Turkmenistan (Love me Turkmenistan, Ed. Labor et Fides) qu’il s’envole, captivé par la façon dont certains personnages politiques mégalomanes se mettent en scène. Si les images veillent sur le peuple, qu’il soit coréen, turkmène ou syrien, elles semblent surtout le surveiller, jusque dans l’intimité des appartements.

De la suie dans les idées

Sa prochaine étape: la Transnistrie, un pays non reconnu, coincé entre l’Ukraine et la Moldavie. Il s’y est déjà rendu mais songe à y retourner: «Ce n’est pas une dictature pure et simple, mais on y vit un peu dans le passé, les statues communistes sont encore là, ils en reconstruisent même de nouvelles. Je me demande comment l’on vit dans un pays qui n’existe pas.» Armé de son appareil, le photographe continue à arpenter le monde, à la recherche de ces drôles de pays refermés sur eux-mêmes. Ça tombe bien, il n’en manque pas.

Voir son travail

«L’avenir en rose», Ed. Work is progress (à paraître en septembre 2012).

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