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Les coulisses de Disneyland Paris

A l’heure verte

Au bout de Main Street USA, encore vierge de tout visiteur, le soleil éclaire peu à peu le château de la Belle au bois dormant. Dans les allées, la chorégraphie millimétrée des camions nettoyeurs et des véhicules de service a commencé bien avant l’aube. Un peu partout, les jardiniers, arrivés à cinq heures du matin, s’affairent. Les arbres parfaitement entretenus, les massifs colorés en toute saison, les thuyas taillés au millimètre, les buis impeccablement sculptés… ce sont eux. Sur les deux mille hectares du parc, 35 000 arbres de 450 essences et des milliers de fleurs plantées demandent un entretien constant. La végétation est là pour embellir et créer l’enchantement, pas pour cacher le paysage. Luc Béhar, le directeur horticulture, nature et environnement depuis le début du projet, a eu la chance d’être formé par le jardinier personnel de Walt Disney. Le grand architecte vert, c’est lui: «Personne ne coupe un arbre sans que je signe!» souligne-t-il en riant, un œil sur Damien, un de ses collaborateurs occupé à égaliser une haie de buis du labyrinthe d’Alice, une attraction exclusive du royaume de Mickey parisien.

Repaire de star

Alors que les portes viennent d’ouvrir, rendez-vous avec la plus célèbre des souris dans sa loge personnelle de la nouvelle attraction Meet Mickey. Ici, les murs sont assortis au costume de la star. Les oreilles de Presto, le lapin d’un des courts métrages Pixar, sortent d’un chapeau, et les titres des livres sont autant de clins d’œil à l’univers Disney. Ecrivain concepteur, Laurent Cayuela a mis dans ce décor, rempli de détails, toute sa passion pour l’univers du génial créateur.

Tout en musique

Dès les premiers pas dans le parc, la musique est omniprésente! Tout comme dans les films Disney auxquels Disneyland Paris donne vie. Et toujours dans le style du lieu: on n’imagine pas un air de jazz façon New Orleans aux pieds de Space Montain! Dans le studio, on caste et on enregistre les chanteurs et les musiciens qui interpréteront les différentes compositions pour les spectacles, parades et autres événements spéciaux. Robert Fienga, chef d’orchestre, est également en charge de tous les musiciens, qui, en petits «bands», opèrent en divers endroits: «Walt Disney a toujours pris la musique très au sérieux en faisant appel aux plus grands pour ses dessins animés.»

Un lieu très couture

Il suffit de passer une petite porte située sous Star Tours, et nous voilà dans l’antre du «costuming». Cruelle désillusion… entre les machines à coudre, point de petites souris magiques qui cousent et piquent version Cendrillon. Dans ce large espace inondé de lumière, une cinquantaine de «vrais gens» fabriquent costumes, perruques, chapeaux, pour tous les personnages (princes, danseuses, etc.), ainsi que pour les automates (appelés audio-animatroniques) de it’s a small world ou Pirates des Caraïbes. Les pétillantes Hélène Hanquez et Agnès Braconnier, à la tête de l’atelier, imaginent et suivent la réalisation des vêtements de rêve: «On part d’une histoire, d’une couleur… et on invente!» Pas de tissus bon marché. Les créations, portées hiver comme été doivent durer. Ce satin en dégradés de bleu qui orne le costume de Goofy vient de chez Schlaepfer à Saint-Gall. Dans un coin, la robe jaune de Belle semble attendre que sa princesse vienne la passer pour émerveiller petites filles… et mamans.

En avant pour la parade

Quelques minutes avant le top départ, les chars et les acteurs de l’incontournable parade sont en ordre de marche derrière une palissade. Derniers échauffements. Tandis que les fées de la Belle au bois dormant tourbillonnent, des odeurs de bois ciré s’échappent déjà du char de Pinocchio. Senteurs, couleurs, musiques… Emmanuel Lenormand, directeur artistique et concepteur du show, a les yeux qui pétillent. Cette parade du 20e anniversaire, il l’adore. Danseurs, comédiens, acrobates, ils sont une centaine de cast members à assurer le show avec le sourire pendant la demi-heure que dure la descente de Main Street USA. remplie de visiteurs éblouis.

A table!

Dans les cuisines du California Grill, le restaurant de l’Hôtel Disneyland, ça n’est pas encore le coup de feu. Près du piano, le chef Philippe Geneletti surveille la cuisson d’une sauce, qui réduit lentement. Dans quelques minutes, les clients commenceront à prendre place dans la salle à manger de la table la plus haut de gamme du parc. Cinquante-huit restaurants, du fast-food au gastro, vingt-deux millions de repas servis chaque année sur le site… On n’oublie pas que Paris est aussi la capitale de la gastronomie!

Le bouquet final

C’est la cerise sur le gâteau! Chaque soir, avant la fermeture, Disney Dreams vient clore la journée des visiteurs. Ces vingt minutes de show, à la poursuite de l’ombre de Peter Pan, mobilisent 16 vidéos projecteurs, 10 techniciens, 8 pompiers et 5 artificiers. Devant le château, place à de puissants jets qui propulsent l’eau à 40 mètres de haut, à de vraies flammes et à un festival de feux d’artifice.

Claudine Theus, une Suissesse chez Mickey

Derrière l’imposant comptoir du Santa Fee, hôtel à l’ambiance Route 66, Claudine tend un plan à un visiteur. En anglais, et avec un immense sourire qui lui mange le visage et plisse ses jolis yeux bleus, elle lui explique les différentes manières de rejoindre les deux parcs. Depuis trois ans, la Grisonne est hôtesse de réception en ces lieux. Accueillir, informer et conseiller les familles qui ont choisi de passer quelques jours au royaume de Mickey, elle adore: «Le Roi Lion, La Petite Sirène font partie de mes souvenirs d’enfance.»

Elle avoue éprouver parfois un peu de nostalgie: Coire, ville où elle a grandi, et les montagnes alentour lui manquent. «J’y retourne me ressourcer tous les trois mois environ», dit-elle. Mais, pour cette célibataire qui parle français, allemand, anglais et italien, et qui s’est établie au centre de la capitale, la vie parisienne vaut la peine d’être vécue: «Après mon apprentissage de commerce, j’ai tout de suite eu envie d’être engagée à Disneyland Paris, je savais qu’ils embauchaient des gens de tous les horizons.» Comme nombre de cast members – ils sont 14 500 sur le site, de 100 nationalités et parlant 20 langues – Claudine a mis à profit sa gentillesse et son sens de la communication dans plusieurs lieux, de la boutique du Ranch David Crockett aux magasins de Main Street USA.

Et lorsque, autour d’elle, elle dit qu’elle travaille à Disneyland, les questions fusent: «Les gens sont curieux, ils veulent savoir comment ça se passe en coulisses!»

Pour y aller

Les TGV Lyria proposent plusieurs allers-retours en provenance de Genève et Lausanne à destination de Paris Gare de Lyon en environ 3 h 40. Puis RER vers Marne-la-Vallée. Tarifs variables selon la période, l’âge et les abonnements. Renseignements et réservations sur www.disneylandparis.com ou chez Hotelplan.

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