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Chaque deux secondes un produit Swarovski se vend sur la planète… C’est dire le succès de la marque autrichienne aux cristaux de verre.

Swarovski, ce n’est plus seulement des luminaires et des figurines en cristal un peu désuètes. Les lignes de la marque se multiplient: une de bijoux (femme et homme), une autre de montres (lancée il y a deux ans) et une autre encore de lunettes (née cette année). Sans oublier la gamme Swarovski Elements, au service de l’industrie de la mode: là où un vêtement brille, Swarovski n’est jamais très loin… Idem au cinéma: le diadème de Nathalie Portman dans Black Swan, c’est signé Swarovski, tout comme les souliers de Judy Garland dans Le Magicien d’Oz.

Nathalie Colin se trouve aux commandes de la direction artistique des bijoux et accessoires depuis 2006. Après avoir travaillé en tant que consultante externe pour la marque, elle s’est laissée séduire, a quitté son entreprise, et s’est lancée à plein temps dans l’univers du cristal de verre à plomb. Elle a imprimé un tournant à la marque, faisant du strass le détail qui compte plutôt que la matière de base, et concevant chaque collection comme autant d’histoires. C’est que la Française a étudié aussi bien le marketing que la mode… Nous l’avons rencontrée à Milan lors de la présentation de la collection automne-hiver Wings of Fantasy (les ailes de la fantaisie).

FEMINA Quand avez-vous découvert votre passion pour le bijou?
NATHALIE COLIN
Je pense que j’ai toujours eu une passion pour les accessoires. Je me souviens que lorsque ma grand-mère me gardait, elle me mettait à disposition des tas de catalogues. A l’intérieur, je dessinais des accessoires, des silhouettes, des lunettes, des sacs… Cela m’occupait des après-midi entiers. Par la suite, devenue ado, j’ai toujours aimé jouer avec les accessoires.

Comment la collaboration avec Swarovski s’est-elle mise en place?
Cela s’est produit d’une manière surprenante. J’étais consultante chez Swarovski depuis 1994, et en 2005, l’entreprise cherchait un directeur artistique. Un jour, quelqu’un de la maison me racontait à quel point il était difficile de trouver la personne avec le bon profil. Et j’étais là, en train de réfléchir à qui je pourrais recommander. Soudain, il s’est arrêté de parler, m’a regardée et s’est exclamé: «Et pourquoi pas vous?» Je lui ai répondu que j’avais ma société de consulting et que je ne cherchais pas un nouveau travail… Mais deux mois plus tard, j’y étais. C’est si intéressant d’être à la tête de toutes ces collections, un très beau challenge. Je ne le regrette pas du tout!

Difficile d’imaginer une collection toujours issue de la même matière première?
Cela pourrait être difficile avec d’autres matières, mais pas avec le cristal. C’est une matière très flexible et très intéressante à travailler. Une saison, on peut lui donner un aspect poétique avec des couleurs pastel, des formes toutes douces et des facettes plutôt rondes. La saison d’après, on peut aller dans une direction plus rock, avec des formes acérées, des facettes plus tendues, des couleurs sombres, des accents métalliques en finition… Tout à coup on est dans une autre histoire. Le cristal se mélange aussi très bien avec d’autres matières. En bref, vous ne pouvez jamais être à court d’idées.

Quel rapport avez-vous au bijou?
J’ai toujours aimé les bijoux. Mais sans doute que depuis que je suis chez Swarov-ski, je porte des pièces plus grandes! Finalement, on s’y habitue et on adore. Je crois même que cela devient une addiction.

En tant que femme, pensez-vous avoir une approche différente?
Peut-être que mon approche est influencée par le fait que je porte des bijoux. J’en essaie beaucoup pendant la phase de création, je me projette dans des situations et, parfois, je pense aussi à mes amies. Par exemple, pour la première collection de lunettes que nous avons développée, j’ai identifié différents styles de femmes: la minimaliste, la fashionista, etc. J’ai défini ces catégories d’une façon totalement empirique… Puis j’ai tenté de construire la collection en fonction des formes et des couleurs de lunettes qui pouvaient plaire à telle ou telle femme. C’est évident que ce n’est pas mon style personnel que je dois mettre en avant, mais la pluralité des genres.

Quel est le bijou que toutes les femmes devraient posséder?
Tout dépend si c’est pour la journée ou pour le soir. Pour la journée, comme on tapote toutes sur un téléphone ou un ordinateur, je dirais qu’un bijou sur les mains, une bague, cela peut être très beau. Et pour le soir, je dirais un bijou autour du visage pour l’illuminer, comme les longues boucles d’oreilles ou un collier.

La tendance de cette saison?
L’accumulation des bracelets de type manchettes. Et aussi une tendance rock. Elle se manifeste essentiellement par la juxtaposition des styles différents.

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