Femina Logo

Avec votre frère Markus, vous avez fondé Freitag en 1993. Pourquoi avoir attendu 20 ans avant d’ouvrir votre première boutique romande à Lausanne?
Daniel Freitag: Il nous a fallu 10 ans pour pouvoir ouvrir notre tout premier magasin à Davos. Depuis, nous nous sommes installés à Berlin, Cologne, Hambourg, New York Tokyo, Vienne et Zürich. Nous avions un peu peur de ne pas être bien acceptés à Lausanne. Cette ville a une véritable culture hip hop qui est très respectée. Nous pensions qu’une fois implantés aux Etats-Unis, nous serions donc mieux accueillis à Lausanne. Finalement, je crois que l’on s’est trompé, car nous nous sentons très bien ici. Cela faisait près de cinq ans que nous étions à la recherche de notre local idéal. Nous l’avons enfin trouvé à la rue Neuve.


Vos sacs sont déjà vendus dans plusieurs boutiques lausannoises (Doo Dah, Maniak…) Avec votre concept store, n’y aura-t-il pas trop de Freitag pour Lausanne?

Non, je ne crois pas. Ce qui fait notre force, c’est que chaque sac est totalement unique, tous sont personnalisés. Ce ne sont donc jamais tout à fait les mêmes produits qui sont vendus. Nous entretenons de très bonnes relations avec nos revendeurs, je suis certain que cela continuera comme cela.


Selon vous, qu’est-ce que les Romands font mieux que les Suisses allemands?

Ils sont plus relax, c’est une bonne chose. Ils savent vivre le moment présent et percevoir la vie comme un cadeau. Nous, les Suisses allemands, nous sommes parfois trop focalisés sur les buts à atteindre et oublions de savourer l’existence.


Comment vous sentez-vous lorsque vous arrivez en Suisse romande?

Très bien, vraiment. Les parents de ma petite amie habitent ici, j’aime beaucoup m’y rendre. J’adore voyager, mais je n’aime pas avoir le sentiment d’être un simple touriste. Pour l’instant, je ressens encore cela lorsque je sors du train en gare de Lausanne. Néanmoins, je suis persuadé que cela changera dans les mois qui viennent, lorsque je connaîtrai mieux la région.


Qu’emmèneriez-vous dans vos bagages lorsque vous repartez de Lausanne?

La nourriture, je suis fan! A Zürich, il y a une petite épicerie qui s’appelle «Welschland». Ils vendent de nombreuses spécialités de la région. A chaque fois que je m’y rends, j’ai l’impression de faire un voyage en Romandie.


Selon vous, le Röstigraben est-il un mythe ou une réalité?

Il existe bel et bien. Les Suisses allemands ont généralement besoin d’une bonne raison pour se déplacer jusqu’ici, il faut par exemple qu’il y ait un concert inédit ou un spectacle immanquable. Mais la même barrière existe également entre Zürich et Bâle par exemple. Et j’imagine qu’il y a des frontières entre les villes de Genève et Lausanne.


La Suisse alémanique sans la Suisse romande, ce serait comment?

Impensable. Notre pays compte quatre langues et cela est véritablement inscrit dans notre culture. Je crois que cela nous offre une ouverture d’esprit, une manière de voir le monde différemment. Et souvent, je me sens très proche des Suisses romands dans leur manière de penser, j’ai l’impression d’avoir une «connexion mentale» avec eux.


Quel est votre plat romand préféré?

Le saucisson vaudois. Lorsque j’étais petit, mon père en préparait de temps en temps. C’était à chaque fois un événement: il avait sa recette et c’était SA spécialité.


Et quel est votre lieu favori en Suisse romande?

J’adore le village de Romainmôtier, mon amie m’a fait découvrir ce lieu. Il y a une promenade qui longe une petite rivière, la forêt est vraiment magnifique. Tout est si vert, on se croirait dans un conte de fées!

Freitag store, rue Neuve 6, Lausanne, ouverture le 1er mai 2013, lundi au vendredi 10 h-18 h 30, samedi 9 h-18 h. www.freitag.ch

Eva Meier-Christe
1 / 25© DR
Eva Meier-Christe
2 / 25© DR
Eva Meier-Christe
3 / 25© DR
Eva Meier-Christe
4 / 25© DR
Eva Meier-Christe
5 / 25© DR
Eva Meier-Christe
6 / 25© DR
Eva Meier-Christe
7 / 25© DR
Eva Meier-Christe
8 / 25© DR
Eva Meier-Christe
9 / 25© DR
Eva Meier-Christe
10 / 25© DR
Eva Meier-Christe
11 / 25© DR
Eva Meier-Christe
12 / 25© DR
Eva Meier-Christe
13 / 25© DR
Eva Meier-Christe
14 / 25© DR
Eva Meier-Christe
15 / 25© DR
Eva Meier-Christe
16 / 25© DR
Eva Meier-Christe
17 / 25© DR
Eva Meier-Christe
18 / 25© DR
Eva Meier-Christe
19 / 25© DR
Eva Meier-Christe
20 / 25© DR
Eva Meier-Christe
21 / 25© DR
Eva Meier-Christe
22 / 25© DR
Eva Meier-Christe
23 / 25© DR
Eva Meier-Christe
24 / 25© DR
Eva Meier-Christe
25 / 25© DR

Podcasts

Dans vos écouteurs

E7: Comment briser la routine, quand on a envie de tout quitter

Le psychologue Serge Pochon est notre invité dans ce 7e épisode, pour nous aider à nous poser les bonnes questions. Il nous rappelle que le plus important n'est pas le nombre de kilomètres parcourus pour fuir une situation qui nous pèse, mais notre état d'esprit.

Dans vos écouteurs

E6: Arrêter de manger nos émotions pour vivre plus sereinement

Dans ce 6e épisode du podcast «Tout va bien», le micro-nutritionniste Jean Joyeux nous explique d'où viennent nos fringales et nous aide à comprendre pourquoi nous nous jetons parfois sur le Nutella, après une journée stressante. Pour retrouver une approche plus sereine de l'alimentation et la libérer de l'emprise de notre cerveau!

Vidéos

Notre Mission

À la recherche d'un nouveau souffle pour votre allure ou votre maison? Toutes les tendances mode, beauté, déco pour inspirer votre quotidien!

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.