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Stephanie Rebonati partage sa vie entre Zürich et New York, entre l’écriture et les bijoux. Car avant de se lancer dans la création, la jeune femme de 24 ans était journaliste et travaillait pour le «Tages Anzeiger» ou la «SonntagsZeitung». «Ecrire en tant que journaliste est également quelque chose de créatif, mais c’est surtout un travail intellectuel, mes mains ne font que taper sur un clavier, analyse-t-elle. J’aime le côté plaisant et intuitif de la bijouterie: il n’y a pas besoin d’explications ou de justifications pour se lancer!»

«Ma mère nous a toujours encouragé, mes frères et sœurs et moi, à développer nos idées, à créer avec nos mains, se souvient Stephanie. Nous avons grandi en bricolant autour de la maison, en jouant dans les bois et sur les rives du lac de Zürich.» Stephanie a également réalisé ses études, un bachelor en communication suivi d’un master en éducation artistique, à Zürich. «J’ai décidé de créer «Oh Johnny» en 2011, alors que j’achevais mon master, explique-t-elle. Durant un programme de mentoring, nous étions autorisé à travailler sur un projet qui ne devait pas forcément être lié au journalisme. J’ai choisi de m’associer à un graphiste spécialisé en web design et en photographie. Il m’a coaché et aidé à trouver une identité et un design à «Oh Johnny». Ça a été le déclic!» Stephanie sort, dans la foulée, un magnifique lookbook illustré de photos mettant en scène Blanda Eggenschwiler, une illustratrice et mannequin suisse vivant à New York.

«Oh Johnny», un bien étrange nom

«Ma marque de bijoux se nomme «Oh Johnny» en hommage à mes grands-parents, poursuit Stephanie. Depuis plus de 65 ans, ma grand-mère s’exclame «Oh Johnny!» à chaque fois que mon grand-père sicilien, John, la fait rire ou la chicane.» Pour créer ses bijoux, l’artiste trouve son inspiration en regardant sa mère et ses grands-mères, «mes héroïnes». Les travaux de Georgia O’Keeffe, de Louise Bourgeois et de Tina Berning sont d’autres points de repères dans les créations de Stephanie. «Chaque pièce est une partie de moi, indique-t-elle. Chaque collection est un nouveau développement de ma personnalité. Comme pour mes travaux journalistiques, l’émancipation et le féminisme sont deux mouvements qui me passionnent et ne cessent de me parler lorsque je crée des bijoux.»

La joaillière travaille avec des matériaux éclectiques: les quartz proviennent des montagnes suisses, les pierres semi-précieuses d’un marchand new-yorkais. Ses amis lui ramènent aussi des colliers et des pendentifs qu’ils chinent durant leurs voyages. «Pour ma dernière collection, j’ai travaillé avec un homme de 87 ans habitant le petit village de Feldmeilen, au bord du lac de Zürich. Il a fabriqué les pendentifs «Magna Mater» dont j’ai moi-même imaginé le design (voir galerie photos ci-dessus). Je les adore, ce sont mes préférés!»

2 fr. pour un hôpital en Mongolie

Depuis la création de «Oh Johnny», Stéphanie a toujours tenu à verser une partie de ses bénéfices à un hôpital pour enfants en Mongolie. Pourquoi cet établissement en particulier? «Il a été fondé par l’une de mes amies, Martina Zürcher. Je lui fais confiance de tout mon cœur et je sais que chaque centime est investi à la bonne place. Ainsi, je reverse 2 fr. sur chaque collier vendu. Je suis fasciné de voir à quel point un si petit montant peut faire la différence. Il y a un an, j’ai pu acheter trois pupitres pour l’école reliée à l’hôpital. J’ai hâte de faire les comptes cette année pour découvrir ce que je pourrai envoyer à Martina!»

Les bijoux «Oh Johnny» sont en vente dans les boutiques zurichoise Einzigart et Nepomuk ainsi que sur l’e-shop de la marque.

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