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Gareth Pugh lance ses guerrières à l'assaut de la Fashion Week de Londres

Le visage des modèles étaient peints de blanc et badigeonnés d'une large croix rouge, symbolisant le drapeau de Saint-George, saint patron de l'Angleterre, dont le combat légendaire contre un dragon est illustré par un retable ornant les murs du musée Victoria et Albert, où s'est déroulé le show.

Au son d'une foule chantant - une bande-son qui s'est avérée être le chant du club de foot de sa ville natale, le Sunderland Football Club -, les mannequins casquées ont parcouru le podium en cuirasses de cuir noir portées sur de très longues jupes étranglant leur taille ou des robes ornées de pointes qui, de plus près, se sont avérées être des milliers de pailles découpées.

«C'est beau de mélanger le masculin et le très féminin, ces robes très grandes, qui font presque Disney, avec cette attitude rude, ces chapeaux et ce maquillage», a dit Gareth Pugh. Malgré sa réputation de créativité, Londres a rarement droit à des shows aussi conceptuels et le retour de Pugh après sept ans passés à Paris a été salué par la profession. «On n'a rien vu de tel depuis (Alexander) McQueen», qui est décédé en 2010, a affirmé la journaliste de mode Hilary Alexander. «C'était très puissant, j'ai trouvé ça fabuleux.»

Si le défilé automne-hiver 2015-2016 de Pugh était très attendu, d'autres stars, qui se sont fait un nom à Londres avant de faire étalage de leur talent à l'étranger, étaient aussi au rendez-vous. Par exemple, Jonathan Anderson, directeur artistique de Loewe (groupe LVMH), qui un peu plus tôt dans l'après-midi a présenté sa propre ligne, J.W. Anderson. Une collection pleine d'idées, de couleurs et de textures, dont l'intention, a expliqué Anderson aux journalistes, n'est pas de créer un «look» mais une série de tenues destinées à habiller les fêtardes désireuses de se distinguer.

Tuniques et manteaux aux volumes très années 80, avec épaules et manches froncées sont portés sur des pantalons aux coupes étroites qui se glissent dans des bottes hautes. Le tissu est drapé autour du corps, en tuniques ou en robes portées larges et ceintes d'une grosse ceinture. «Nous nous sommes intéressés au début des années 80 et 90, l'une des périodes probablement les plus excitantes dans la mode», a estimé le créateur, regrettant «la sorte de préjugé» pesant sur cette époque.

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