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En images: le dernier défilé prêt-à-porter de Jean Paul Gaultier

«Bienvenue au Grand Rex pour l'élection de Miss Jean Paul Gaultier 2015!», lance le présentateur, Alex Taylor, bientôt rejoint sur scène par l'actrice espagnole Rossy de Palma, qui campe une réplique de Mme de Fontenay, l'ex-présidente du comité Miss France. La musique de l'émission Champs-Elysées résonne dans l'enceinte de la salle du Grand Rex, cinéma des grands boulevards parisiens. Les tenues des miss sont des variations sur l'association entre veste d'homme et robe, version noir et blanc. Après un strip-tease de Rossy de Palma qui finit en corset sur le podium, arrivent les miss du Tour de France, équipées de shorts, de chaussettes de foot, d'escarpins à talon. Aux miss météo, court-vêtues mais chaussées de bottes en caoutchouc, succèdent les miss «rédactrices de mode», qui se taillent un franc succès en défilant sous les yeux des vraies, présentes dans l'assistance.

Coco Rocha, reine de beauté pour JPG

Ambiance bling-bling quand débarquent les femmes de footballeur sur la musique des Spice Girls: l'une a un mini-chien au bras, l'autre prend des selfies avec un téléphone en or, une troisième fait une énorme bulle de chewing-gum rose au nez des photographes. Des femmes âgées élégantes, avec leurs «escort boys», suivent. La BO de Rocky accompagne ensuite les miss «lucha libre», catcheuses masquées aux tenues mexicaines. Lors d'un sacre burlesque, c'est finalement le mannequin Coco Rocha qui est élue Miss Jean Paul Gaultier. Au milieu de toutes les miss, qui se mettent à danser sur scène, le couturier fait une entrée triomphale, dans une pluie de confettis dorés, avant que le rideau ne se baisse devant un public debout.

Une semaine avant le début de la Fashion week parisienne, Jean Paul Gaultier avait causé la stupeur en annonçant qu'il arrêtait le prêt-à-porter, tout en continuant la haute couture. Mais l'heure n'est pas à la nostalgie. «J'ai eu tout le bonheur que je voulais en faisant 38 ans de prêt-à-porter. Pourquoi serais-je triste?», réagit-t-il en coulisses après le show. «J'arrête parce que je veux faire d'autres choses, je fais de la couture, je ferai des petites (collections) capsules peut-être de temps en temps. Tout cela n'est pas terminé, évidemment je ne peux pas me séparer de la mode comme ça!», lance-t-il. «Mais pas de cette façon là, plus avec ce rythme», ajoute le couturier de 62 ans, dont les multiples collections ne lui laissent plus, assure-t-il, le temps ni la liberté pour se renouveler.

L'une de ses muses, le mannequin Farida Khelfa, était dans la salle, à côté de Catherine Deneuve. Pas de tristesse non plus chez elle: «Je suis très heureuse, c'est très joyeux. Il faut aller de l'avant, Jean Paul va faire plein de trucs», dit-elle. Le show était une série de clins d'oeil à la carrière de ce créateur-star des années 1980-1990, qui a su très tôt bouleverser les codes, en faisant défiler des mannequins atypiques, corpulentes ou âgées, en mélangeant les styles, brouillant les frontières entre le masculin et le féminin, avec ses fameuses jupes pour hommes, en célébrant le pouvoir des femmes avec le corset aux seins pointus de Madonna.

Merci grand-maman!

Fils de comptable, ayant grandi à Arcueil en région parisienne, Jean Paul Gaultier a commencé tôt à s'intéresser à la mode, grâce à sa grand-mère qui tenait un salon de beauté où il ne perdait pas une miette des séances de maquillage et de coiffure, et feuilletait des magazines de mode. Très vite, cet autodidacte s'est mis à dessiner des collections imaginaires. A 18 ans, il est engagé par Pierre Cardin, chez qui il revient après un passage chez Jean Patou. Il lance ensuite sa propre griffe, présente sa première collection de prêt-à-porter féminin en 1976. «Dès votre première collection en 1976, vous avez remis en cause les critères du goût et du mauvais goût. Vous avez choqué, dérangé et agacé en vous amusant à brouiller les pistes avec une garde-robe ambivalente et interchangeable», avait rappelé Pierre Cardin en remettant au couturier la Légion d'honneur en 2001.

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