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«Colorée et cosmopolite», la mode marseillaise à la conquête du monde

Gabriel Massol, spécialiste marseillais de la robe du soir et du prêt-à-porter "flou", recevait en novembre la médaille de "meilleur ouvrier de France". Une récompense qui, pour la ville, vient "conforter la Cité phocéenne dans son rôle de vivier de la création de mode et de la filière textile méditerranéenne".

Les chiffres confirment: le secteur a engrangé un chiffre d'affaires de 2,1 milliards d'euros en 2009, les ventes à l'export représentant plus de 30%. Plus précisément, selon la chambre de commerce, citant le secrétariat d'Etat au commerce extérieur, le chiffre d'affaires à l'export est passé, de 2009 à 2011, de 164,7 à 228,7 millions d'euros, soit une augmentation de près de 40% sur trois ans.

Une mode "made in Marseille" que Didier Parakian, adjoint au maire chargé du développement des entreprises et PDG de la société de prêt-à-porter féminin éponyme, définit comme "colorée, flamboyante, exubérante et internationale", comme la ville.

"L'appétit de couleurs" des créateurs marseillais leur vient de la Méditerranée, où sont "nos racines", constate Maryline Bellieud-Vigouroux, conseillère de la Maison méditerranéenne de la mode (MMM), en soulignant l'importance des liens de coopération en terme de savoir-faire et de formation avec sept pays de la rive sud, en particulier le Maroc. Les entreprises sont "souples et flexibles", opine M. Parakian, et doivent autant à la proximité de la Méditerranée, qui leur sert de base arrière pour la sous-traitance, via le port, qu'à "l'esprit créateur" des jeunes stylistes.

Ces quelque soixante marques sont désormais passées à l'étape supérieure: commercialisation et implantation à l'international. Ainsi, Sessùn, créée en 1995 par Emma François et dont les sacs "Piou-Piou" ont été rapidement adoptés par les adolescentes, est diffusée dans quelque 600 points de vente dans le monde. La moitié des ventes, de l'ordre de 11 millions d'euros, provient désormais de l'international.

Avec 26 boutiques dans le monde et un millier de points de vente, American Vintage, dont les tee-shirts en maille sortis en 2005 de l'imagination de Mickaël Azoulay squattent depuis les magazines, exporte 40% de sa production, avec un chiffre d'affaires en 2010 de l'ordre de 40 millions d'euros.

Aux Galeries Lafayette à Paris, on suit de près ces marques, notamment American Vintage: quoique plus récente, "au très bon positionnement niveau prix, elle renouvelle les basiques avec des couleurs qu'on a du mal à trouver ailleurs", explique-t-on au service des achats. Quant à Sessùn, "plus discrète", les Galeries apprécient "son style un peu vintage, facile à accessoiriser et à bon prix".

D'autres marques (Le temps des Cerises, Kaporal, Kult, la Compagnie des Petits, Gas bijoux, Pain de sucre) se taillent aussi un beau succès à l'étranger. Même des sociétés encore artisanales, adeptes du "fait main", s'exportent bien. Ainsi, Sylvie Jambert, qui crée depuis trois ans des accessoires très "girly" sous la marque "Kiki la fée" dans son atelier d'Aubagne, vend déjà 10% de sa production hors des frontières, essentiellement grâce aux réseaux sociaux.

Mme Jambert, à qui on conseillait de se concentrer sur la France, multiplie en fait les contacts à l'étranger: "Au Japon, ils sont fabuleux avec moi, s'enthousiasme-t-elle. Et je suis en pourparlers pour un point de vente à San Francisco".

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