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Nous en avons testé 12, en collaboration avec FRC Magazine, pour savoir s’ils sont vraiment délicas ou plus résistants qu’on ne le croit. Mis à l’épreuve, les plus chers ne se révèlent pas forcément les plus solides.

Aussi éphémère qu’une étoile filante, notre petit collant noir n’attend que la première écharde pour se fendre d’une vilaine ligne blanche. Quand ce n’est pas un ongle cassé qui opère le premier et fatal accro, alors qu’on est en train de l’enfiler ou même de le sortir de son emballage. Il n’existe pas de collant fiable à 100%. La preuve, on en a toute une paire de rechange dans notre sac au cas où l’accident se produirait de manière inopportune, juste avant de donner un cours devant un public d’ados attentifs aux moindres détails de notre tenue vestimentaire ou, pire, un rendez-vous galant.

Cela dit, il existe des modèles plus ou moins résistants – on a toutes nos marques fétiches. Et si les plus soigneuses (ou aisées) d’entre nous ont tendance à investir dans les plus prestigieuses (comme Wolford ou Fogal), la plupart des femmes interrogées par la rédaction dépensent au maximum 10 à 15 fr. pour une paire de collants. Notre test comparatif, réalisé en collaboration avec FRC Magazine, montre que cette attitude relève du bon sens, puisque la qualité des collants, en particulier leur résistance, ne dépend pas vraiment du prix qu’ils affichent. Jugez plutôt ci-dessous – le tableau permet d’apprécier tous les résultats d’un coup d’œil – c’est le modèle M-Budget qui obtient la meilleure appréciation pour un prix défiant toute concurrence (1 fr. 90 les 3 paires!). Son homologue Prix Garantie s’en sort presque aussi honorablement. Heureuse surprise puisqu’il s’agit des modèles les plus avantageux de notre sélection, qui comprend douze paires de collants noirs de finesse entre 15 et 20 deniers, parmi les plus vendues dans les grandes enseignes de Suisse, comme Migros, Coop, Manor, Globus et H&M.

Plus solide, le polyamide

La composition de ces modèles bon marché (100% polyamide) est en partie responsable des bonnes notes obtenues pour le critère de la «maille filée». Laquelle reproduit les conditions où un petit accro entraîne toute une ligne blanche sur le collant. Malgré le fil coupé volontairement par notre laboratoire, pas une seule trace de filage n’a été observée sur les deux articles «petit budget».

Si les modèles 100% polyamide sont en général plus solides, ils n’ont toutefois pas un aspect aussi soyeux que ceux intégrant de l’élasthanne dans leur composition et dont les fils plats confèrent une texture plus lisse au toucher. Dans cette catégorie (et globalement d’ailleurs), le Maddison Resist 15 a réalisé le meilleur score en matière de «mailles filées» et de «fils tirés»: cette seconde épreuve évalue le nombre de petites et disgracieuses lignes noires horizontales qui apparaissent lorsque le collant rencontre une surface rugueuse.

Récapitulons: si vous êtes à cheval sur le budget, à la recherche de fiabilité avant tout, mais pas trop regardante sur l’aspect, le M-Budget ou le Prix Garantie est pour vous. Au contraire, si le rendu «crêpe» (aussi appelé «mousse») de ces modèles vous rebute, vous trouverez votre bonheur dans la seconde catégorie d’articles testés affichant un mélange de polyamide et d’élasthanne (voir tableau à la page précédente).

L’élasthanne, pour le confort

Wolford Satin Touch 20 arrive en seconde position pour cette catégorie, ce qui confortera les inconditionnelles de la marque dans leur choix. Pour celles au budget plus modeste, il existe une alternative bien meilleur marché: le collant H&M (7 fr. 90 les deux paires). Il a en outre particulièrement séduit les testeuses en laboratoire, qui l’ont trouvé très agréable sur la peau (3e place).

Le dernier volet du test évalue le confort au porté. Si la solidité apparaît comme le critère discriminant du test – à tel point qu’un modèle jugé peu résistant ne peut pas se placer dans le peloton de tête – cet élément est un critère de choix aux yeux de nombreuses femmes. Or, du moins parmi les 12 modèles de notre sélection, tous s’en sortent bien pour le critère du «serrage de la ceinture»: ni trop serrés ni trop lâches, ils devraient rester en place lors du porté.

Choisir la bonne grandeur est une opération risquée, surtout quand on oscille entre deux tailles. Trop juste, le collant est en passe de filer au moment où on le fait glisser sur la jambe. Trop lâche, il se met rapidement à plisser de manière disgracieuse aux genoux. Importante, la question de la conformité de la taille a permis de départager les modèles. Notamment pour le Golden Lady, la hauteur de la culotte a été estimée nettement trop courte par toutes les utilisatrices qui ont participé au test. Concernant le Dim, l’une des testeuses a résumé ainsi le sentiment du jury: «Les jambes sont un peu comprimées. Après avoir enlevé le collant, on a l’impression de le porter encore…»

Enfin, comme les collants sont en contact étroit avec la peau, ils doivent être exempts de toute substance nocive. Notre laboratoire a donc recherché la présence de colorants azoïques et de formaldéhyde. Fort heureusement, ces substances potentiellement cancérigènes sont totalement inexistantes. Ouf, on peut continuer à exhiber nos jambes gainées de nylon sans la moindre culpabilité et espérer qu’ils dureront au moins l’espace d’une nuit de folie.

Retrouvez également l’ensemble du test dans le prochain numéro de FRC Magazine (parution le 25 octobre 2011).

Protocole du test

Plus ou moins satiné, transparent et élégant, le collant noir est dans toutes les garde-robes. Notre choix s’est porté sur des modèles passe-partout de finesse moyenne, entre 15 et 20 deniers – cette unité de mesure exprime la transparence des collants et représente le poids en grammes pour 9000 mètres de fil. Le test réalisé par un laboratoire indépendant porte sur douze paires, disponibles dans les grandes enseignes de Suisse, notamment chez Manor, Coop, Migros, Globus et H&M.

La solidité et la résistance sont sans aucun doute les critères les plus importants pour les utilisatrices. Ils ont été évalués en trois étapes, d’abord par le test de la «maille filée»: après avoir reconstitué les conditions du porté sur une forme volumétrique, on coupe une maille et on mesure sur combien de centimètres elle file. Puis, le test des «fils tirés» évalue le nombre de lignes noires disgracieuses qui se forment au contact d’une balle rugueuse. Enfin, le test de l’abrasion permet de mesurer la résistance à l’usure des collants au niveau du talon et de la pointe.

Deuxième critère, le confort au porté est évalué en deux étapes: le serrage de la ceinture est estimé par un appareil mesurant la force exercée par la ceinture sur le porteur. Puis on a vérifié que la taille indiquée sur l’emballage est conforme à la réalité.

Enfin, on a traqué la présence de substances chimiques, tels les colorants azoïques et le formaldéhyde (responsables d’allergies ou carrément cancérigènes) et le pH de l’extrait aqueux, qui donne une idée de l’acceptabilité du collant sur la peau. Aucun problème à signaler de ce côté, à part une acidité légèrement plus haute que la moyenne pour le modèle Migros Daily classic.

Le choisir et le bichonner

Rester fidèle à sa marque fétiche est un gage de réussite quand il s’agit de trouver un modèle adapté à sa jambe. En effet, les différents collants taillent de manière très différente et pour peu que l’on soit pile entre deux grandeurs, le choix se corse: trop juste, le collant est inconfortable et il file plus facilement. Au contraire, il tend à plisser au genou si on le prend trop grand. «Les modèles fins sont moins élastiques, commente Anne-Lise Barraud, vendeuse chez Wolford, à Lausanne. Quand une cliente émet un doute, je conseille donc plutôt de prendre la taille au-dessus. Pour les opaques ou les fantaisies, c’est le contraire».

Une fois le choix opéré et le collant adopté, on a envie qu’il dure. Or l’entretien a son importance. Dans la machine, il risque en effet de rencontrer des boutons de jean ou d’autres fermetures éclair potentiellement mortelles pour sa délicate texture. «Pour éviter les dégâts, on peut rassembler toutes nos paires à laver dans un filet vendu à cet effet et régler le programme sur 30», conseille la vendeuse. Certaines préfèrent le laver à la main, mais gare aux ongles! Idem quand on l’enfile, c’est l’accident typique. Il reste alors à dégainer un flacon de vernis à ongle et à suturer la «plaie», un truc de grand-mère irremplaçable pour faire durer son petit collant noir.

Voir le résultat du test en détail

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