Femina Logo

Finalisée durant le IIIe Reich, la «Voiture du peuple», qui donna ensuite son nom à la marque allemande, a su dépasser ses sombres origines pour se transcender en icône des routards. Il y a un demi-siècle, elle était d’ailleurs la berline la plus vendue en Suisse. 320 000 «Bêtes à bon Dieu» se sont écoulées dans notre pays jusqu’à l’arrêt de la production en 1983. Résultat: à cette date, tous les ménages en avaient possédé au moins une… Retour sur une starification à quatre temps.

Une plastique intemporelle

Et Dieu créa la femme, paraît-il. Mais Erwin Komenda, lui, créa la Coccinelle. Ce qui n’est déjà pas si mal, puisque ce designer, sollicité pour dessiner la première bestiole de VW en 1934, est devenu un mythe dans l’histoire de l’automobile. On lui doit la ligne épurée de plusieurs voitures de sport d’avant-guerre, et surtout celle des Porsche 356 et 911, deux modèles rendus indémodables par leurs formes fluides et organiques. Pourtant, notre pétillante starlette détiendrait aussi des chromosomes mécaniques venus de Tchécoslovaquie, grâce à un héritage assez illégitime: la légende – pour ne pas dire un fait historique peu avouable – veut que ses concepteurs se soient inspirés de prototypes contemporains des marques Tata et Skoda pour accoucher de cet hybride aux allures avant-gardistes…

Une ribambelle de surnoms

Qui aime bien châtie bien. Et surtout surnomme bien. La «Voiture du peuple» a reçu quantité de sobriquets à caractère zoomorphe rappelant un autre peuple, en l’occurrence celui de l’herbe. La faute à une dégaine qui n’a pas laissé l’imagination des entomologistes en paix. Rebaptisée Coccinelle en France et en Suisse, la VW est comparée au même insecte en Allemagne (Käfer).

Dans les pays anglo-saxons, on la voit plus volontiers sosie d’une punaise (Bug) ou d’un scarabée (Beetle). La chose se complique un peu au Brésil, ou la dénomination locale, Fusca, peut faire référence à une fourmi ou à un coléoptère des bois. Quant à Vocho, son qualificatif mexicain, le mot ne veut peut-être tout simplement rien dire…

Un appétit d’oiseau

Loin de la philosophie des monstres américains qui rugissaient au même moment sur la Route 66 – un V10 sinon rien – la Coccinelle n’est pas du genre à vider les cuves des stations-services en un seul plein. Une soif de dromadaire qui est gravée dans ses gènes, car faisant partie du cahier des charges établi par les cerveaux du projet (dont Hitler en personne, triste réalité). A la force de ses quatre cylindres, et sans puiser exagérément dans le réservoir, madame devait être capable d’emmener toute une brave famille allemande à la vitesse ébouriffante de 100 km/h. Quoi? C’est une vitesse qui ne faisait pas rire à l’époque… D’où une consommation de 7 litres au cent, performance que nombre de voitures actuelles n’égalent que difficilement…

Un vrai bolide du box-office

Rares sont les automobiles à se voir attribuer le premier rôle au cinéma ou à la télé. Ce fut le cas de la Plymouth serial-killeuse Christine, dans le film inspiré du roman de Stephen King, et de la Pontiac intelligente KITT dans K2000. Cependant la Coccinelle, malgré son gabarit, fait dans les grandes largeurs.

Walt Disney Pictures lui taille cinq films sur mesure dans les années 60. Dans cette saga qui connaît alors un succès planétaire, le spectateur suit les aventures de Choupette, un sympathique spécimen customisé comme une voiture de course, tantôt reine des circuits, tantôt justicière aidant ses propriétaires à neutraliser les méchants-pas-beaux de ce monde. Habitué à faire le gentil pitre dans les comédies familiales de la production, Dean Jones prendra le volant en premier.

Podcasts

Dans vos écouteurs

E16: Apprendre à se déconnecter pour se retrouver

Si vous n'osez même pas vous demander combien de temps vous consacrez au «scrolling» chaque jour, cet épisode est fait pour vous. Doux rappel pour les «smartphone-addicts», il nous encourage à prendre un pas de recul, en questionnant les raisons qui nous poussent à dégainer notre téléphone... pour reprendre l'habitude de lever les yeux!

Avec le soutien de Homegate

Dans vos écouteurs

E15: Comment soigner l'orthorexie, l'obsession de bien manger

En découvrant les centaines de recommandations, études et «régimes detox» dont nous bombarde la Toile, il n'est pas difficile de devenir légèrement parano, en pensant à son alimentation. Mais comment manger sainement, sans que cette envie ne vire à l'obsession ou nous dérobe toute notion de plaisir? Dans cet épisode, une diététicienne nous aide à identifier le trouble très moderne de l'orthorexie, à simplifier notre rapport à l'alimentation et surtout... à retrouver le bonheur de manger!

Vidéos

Notre Mission

À la recherche d'un nouveau souffle pour votre allure ou votre maison? Toutes les tendances mode, beauté, déco pour inspirer votre quotidien!

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.