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Pas une ombre au tableau! Fût-elle à paupières… A un ou deux détails près, leurs aînées sont de vrais modèles. Un constat réjouissant, et de jolies confidences autour du maquillage.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à des échanges ironiques entre deux générations, aucune remarque acerbe n’a fusé. En 2012, la rébellion pubère ne passe certainement pas par le rejet de la trousse de maquillage maternelle!

Unanimes, les trois filles ont admis: leurs mères sont leurs modèles de beauté. Face à ces femmes séduisantes, habituées à monopoliser les regards, ni Loane ni Tina ni Capucine n’ont développé de complexes. Elles ont, au contraire, profité d’une certaine expertise maternelle.

Comme le souligne Loane: «Maman a très bon goût. En la regardant, j’ai appris à mettre mes yeux en valeur.» Complices, souvent attentives aux remarques, toutes trois s’étonnent quand leurs mères avouent avoir commencé à se maquiller en douce. Sophie vers 14 ans, usant d’un crayon à lèvres et d’un trait de khôl appliqués sur le chemin de l’école; Véronique à 16 ans, dans les mêmes circonstances. «Chez nous le maquillage était synonyme de vulgarité!» glisse-t-elle. Dialogues intergénérations à cinq voix.

Une certaine sophistication

Sophie, 47 ans, Capucine, 14 ans

Alors cette première fois?
Capucine: «Ma première fois: à13 ans, et sans autorisation particulière. Pour moi, c’était une manière de passer un cap. Et maman l’a parfaitement compris.»
Sophie: «Ma fille s’est tout de suite bien débrouillée. Son père et moi avons tout de même décidé, l’an dernier, de lui offrir un cours donné par une maquilleuse professionnelle car je trouvais qu’elle se faisait l’œil trop charbonneux. Capucine – qui n’a jamais eu de période Lolita – a des traits fins qui méritaient mieux que ce traitement! Désormais, le résultat est à la fois plus naturel et plus raffiné.»

Capucine, que vous a appris Sophie?
«Beaucoup, même si je n’ai jamais posé de questions. Sinon, j’avoue que je l’observe attentivement. On dit de moi que je suis le copier-coller de ma mère. Tout le contraire d’un handicap! Je me souviens d’une soirée d’anniversaire organisée sur le thème des amitiés du monde. Elle a changé deux fois de tenue et avait relevé ses cheveux tout en les retenant avec des baguettes. C’était magnifique! J’aime aussi quand elle applique des fards pailletés, cela donne encore plus d’éclat à son regard.»

Un reproche à faire à l’autre?
Capucine: «Oui, parfois, elle met un fond de teint trop foncé pour sa carnation. Mais je ne vois rien d’autre à relever.»
Sophie:
«Même si je reconnais qu’elle est douée en dessin, je n’aime ni les motifs (léopard, fleur...) qu’elle se fait sur les ongles ni quand elle pose un vernis différent sur chacun de ses dix doigts. Et je voudrais qu’elle renonce au tatouage et au piercing. Ou alors il faudrait qu’elle opte pour un tattoo éphémère ou un bijou de peau. J’aimerais aussi qu’elle soit plus attentive au soin, comme appliquer, chaque matin, une crème hydratante.»

Le maquillage, ami ou ennemi?
Sophie: «Ami, bien sûr! Comme elle a une peau d’ado, donc avec quelques rougeurs et irrégularités, je la préfère subtilement maquillée. On a aussi veillé à traiter l’acné, quelques astuces de camouflage faisant le reste. Un fond de teint mousse à certains endroits pour unifier sans plomber ou une BB crème (ndlr: baume embellisseur de teint)
Capucine: «Ami. De toute façon je connais mes limites. Pour mes cheveux, j’aime bien faire des boucles. Et je ne mets que du gloss. Jamais de rouge à lèvres.»

Le goût du naturel

Véronique, 50 ans, Loane, 18 ans, et Tina, 15 ans

Alors cette première fois?
Véronique: «En ce qui concerne mes filles, c’était vers 15 ans; avant, je n’étais pas d’accord. En revanche, dès leur onzième année, je les ai emmenées chez l’esthéticienne. Nettoyage de peau, épilation des sourcils, manucures offertes pour leurs anniversaires, j’ai toujours trouvé très important qu’elles soient soignées. Et elles aiment aussi quand je les emmène dans un SPA.»
Loane:
«Au début maman faisait des commentaires. Je l’ai donc habituée petit à petit (elle rit). Crayon, mascara, puis fond de teint étalé, selon elle, en couche trop épaisse. Elle n’avait pas tort.»
Tina:
«A force de feuilleter des revues, cela m’a donné envie. Autour de mes 14 ans. Maman a trouvé, un temps, que je me maquillais trop les yeux. Loane aussi prétendait que cela les «rapetissait»! J’adore les vernis, même si cela m’énerve de devoir attendre qu’ils soient secs. A quand les vernis au séchage ultrarapide?»

Qu’avez-vous appris au contact de votre mère?
Loane:
«Le côté naturel. Maman se maquille très bien et cela m’a inspirée. Un temps, elle se dessinait le contour des lèvres en ayant recours à un crayon trop foncé à mon goût. Heureusement, elle ne le fait plus. Je trouve ce genre de trait ultradépassé. Par contre, je dois avouer qu’elle fait très bien le reste et je l’écoute quand elle me conseille. Je lui pique souvent des produits. Je me suis d’ailleurs approprié son dernier crayon khôl.»
Tina:
«Pas grand-chose même si je la trouve très bien. C’est plutôt les photos dans les journaux qui m’influencent ou les discussions avec les copines.»

C’est quoi pour vous le maquillage? Une mise en valeur?
Loane:
«Oui, sûrement. Cela met mes yeux bleus en valeur. Je n’applique du fard à paupières que lorsque je sors. Si je suis à la bourre, je fais tout ça en quelques minutes. Sinon, je peaufine.»
Tina:
«Pour moi, c’est davantage un amusement. Et il faut que ça aille vite: 5 à 10 minutes. Je n’aime pas trop quand Loane me fait des remarques. Elle trouve mon trait trop gros!»
Véronique: «En fait, si j’étais plus experte je me maquillerais davantage. Je m’inscrirais volontiers à un cours pour profiter de quelques astuces.»

Catherine Gailloud
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