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Ce n’est pas une chose dont je parle facilement

Surtout à mes collègues dont certains me prennent peut-être pour une dingue! Mais il existe des médecins qui ont une autre vision de la santé que celle pratiquée habituellement dans les hôpitaux. Malheureusement, ils se cachent encore souvent, par crainte d’être jugés. Moi je rêve qu’un jour, médecins et guérisseurs puissent s’entendre et travailler main dans la main. Il est grand temps!

A 5 ans, je savais déjà que je voulais faire médecine. C’était une évidence. Mon père était scientifique, un pur et dur! Quant à ma mère, elle était elle-même médecin. Je me souviens très bien que gamine, je n’arrêtais pas de dire: «Tout ce que l’on vit est lié à la pensée!» Je rendais tout le monde cinglé avec mes théories. Il m’arrivait aussi de sentir de drôles de sensations dans mes mains, comme si mes doigts devenaient immenses. Mais je ne savais pas quoi faire avec cela, je n’en parlais pas.

Durant mes études de médecine, j’ai mis de côté tout cela

Je me suis appliquée à suivre la ligne scientifique stricte. Puis je me suis spécialisée en radio oncologie. Le véritable tournant dans mon approche médicale a eu lieu lorsque j’ai travaillé dans les soins palliatifs, durant les années 90. J’ai été confrontée à la mort et inévitablement à toutes les interrogations spirituelles et humaines qui l’accompagnent.

Le cancer a souvent éveillé en moi un profond sentiment d’impuissance. Que faire quand on a tout essayé au niveau des connaissances médicales et que tombe ce constat sans appel: «Il n’y a plus rien à faire»?! Comment améliorer le plus possible le confort des patients qui doivent supporter des traitements parfois très rudes?

Pour répondre à ces questions, je me suis mise à chercher des pistes

Je me suis d’abord formée à la PNL (programmation neurolinguistique) qui a été une véritable révélation. Puis je me suis intéressée à d’autres approches comme l’hypnose et la psychothérapie, l’aromathérapie, le chamanisme, les cristaux, l’art-thérapie, le magnétisme, la médecine quantique et d’autres choses encore, tout en poursuivant mon activité de médecin oncologue.

Et puis un jour, à l’hôpital, un de mes patients m’a tendu un bout de papier en me disant: «Tenez, ça fait treize ans que j’ai quelque chose pour vous.» C’était les formules du Secret. Cela ne m’a pas tellement étonnée, c’était comme une suite logique sur mon parcours.

Aujourd’hui, que ce soit à l’hôpital ou dans mon cabinet, j’utilise aussi bien le Secret que les médicaments ou la radiothérapie, l’imposition des mains ou la médiumnité. Pour choisir quelle approche adopter, je me fie autant à mes connaissances médicales qu’à mon intuition. Je suis quelqu’un de très cartésien, et ma priorité, c’est qu’il y ait des résultats concrets!

Mes patients viennent d’abord voir le médecin que je suis

Mais, grâce au bouche à oreille, ils savent aussi que j’ai cette ouverture. Ils peuvent souffrir de problèmes oncologiques, mais aussi d’autres maux, comme des migraines ou des douleurs, par exemple. Je tiens surtout à les voir, je ne consulte pas par téléphone. Lors du premier rendez-vous, je prends le temps de parler avec eux pour faire le tri et les aider à trouver la meilleure option pour aller mieux. Quand je sens qu’il y a une ouverture possible, je peux suggérer certaines approches mais je ne force jamais les choses. Si un patient me le demande et si cela semble approprié, je peux pratiquer la médiumnité ou le Secret. Dans ces moments, c’est comme si des informations me venaient – sous forme de paroles, de flashs, de noms ou de situations – que j’essaie ensuite d’explorer avec le patient. Je peux aussi poser mes mains au bon endroit pour aider à la guérison. A l’hôpital, je le fais aussi et selon les circonstances, je le déguise en geste médical. Par exemple, je dis à un patient que je vais palper son foie et s’il sent que ça chauffe, je lui explique que ce sont juste mes mains.

Mes parents, aujourd’hui décédés, ont observé mon parcours avec chacun un œil différent. Ma mère était très fascinée. Quant à mon père, qui ne prenait pas tellement au sérieux tout cela, il a été d’accord de s’ouvrir lorsqu’il est tombé gravement malade. Un jour, il m’a dit: «Tes petits trucs là, c’est étonnant.»Quelque chose avait bougé chez lui et cela a adouci sa fin de vie.

Bien sûr, ce cheminement n’a pas toujours été évident

Il m’est arrivé d’avoir envie de tout envoyer valser et de revenir à mes traitements médicaux, un point c’est tout. J’ai surtout craint d’être jugée et exclue. J’avais très peur d’être mise au banc des accusés et j’ai dû apprendre à oser exprimer cette différence. Mais chaque fois que j’ai douté, la vie a mis des éléments sur ma route qui m’ont poussée à continuer à explorer cette voie.

Un patient qui m’oriente sur une nouvelle piste, un coup de fil pour me faire découvrir un appareil de soins que je désespérais de trouver… J’ai parfois la sensation que je n’ai pas tellement le choix. Que c’est un choix plus haut placé. Mais ça, ce n’est pas très cartésien!

Ce qui est important pour moi, c’est de rendre le pouvoir aux gens

Il faut qu’ils arrêtent de répéter sagement: «Le médecin m’a dit». Ils ont le droit de ne pas être d’accord avec ce qu’on leur conseille! Ils doivent avoir le choix, connaître les risques et pouvoir être accompagnés quelle que soit leur décision.

Encore aujourd’hui, les médecins refusent souvent de suivre une personne qui ne veut pas du traitement qui lui est proposé. Moi je veux lui laisser cette liberté, même si son choix ne me semble pas le bon. C’est le plus difficile: accepter que les choses ne soient pas comme je voudrais qu’elles soient… D’autant plus lorsque c’est une personne qui m’est chère qui est concernée. Si elle refuse le traitement que je lui soumets et que je sais qu’elle risque de mourir, cela me met dans un état pas possible. Accepter, lâcher prise, donner du sens à ce qui arrive… cela demande de beaucoup s’assouplir.

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