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Ils ont décidé de faire une pause et de voyager

Témoignages: ils ont décidé de faire une pause et de voyager
© facebook.com/MarineWanderlust

Seule, en couple ou en famille, certains aventuriers des temps modernes ont osé. Ils ont fait le grand saut, ont tout lâché, le temps d’un voyage intérieur et extérieur.

Claire et Ghislain font le tour du monde en amoureux

Nous avons pris la décision de partir parce que Ghislain avait envie de faire une pause professionnelle, que le boulot de Claire le lui permettait, et que c'était aussi le bon timing dans notre vie privée. Et comme on avait la possibilité financière de partir pour presque une année, autant aller voir des endroits éloignés, difficilement accessibles depuis la Suisse pour de simples vacances.

Notre voyage durera 10 mois et demi, du 1er septembre 2015 au 15 juillet 2016. Nous avons déjà traversé les USA, le Costa Rica, l’Argentine, le Chili, la Polynésie française, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, et la Thaïlande. Pour la suite des réjouissances, ce sera le Myanmar, le Laos, Hong Kong et la Chine.

Jusqu’ici, nos moyens de transport ont été divers et variés: aux Etats-Unis, nous nous sommes déplacés principalement en voiture de location, en Amérique du Sud toujours en bus, et en Nouvelle-Zélande on a acheté puis revendu un van aménagé (lit, canapé, réchaud à gaz).

Pour ce qui concerne les logements, nous avons souvent dormi en auberges de jeunesse (en dortoir, surtout en Argentine vu les prix élevés), parfois en Airbnb et avons beaucoup fait de camping sous tente aux USA.

Nous avons d’ores et déjà vécu des moments exceptionnels.

En Polynésie française, nous sommes partis un matin en paddle sur le lagon de Moorea pour aller voir des raies et des requins à pointe noire, qui sont inoffensifs. C'était incroyable de se retrouver tout seuls dans l'eau cristalline à nager avec ces poissons. Et par ailleurs, la nourriture polynésienne est exquise: mention spéciale au poisson cru au lait de coco!

En Argentine, on est restés quelques jours à Mendoza dans une sympathique auberge de jeunesse. Le premier soir, parilla (le fameux barbecue argentin) pour tout le monde, organisée par le staff! Ça nous a fait sympathiser avec un couple de suisses allemands, comme nous en train de faire le tour du monde. Le lendemain, on a scellé notre amitié en faisant le tour des bodegas à vélo. On se réjouit de tous se revoir en Suisse autour d'une fondue!

C'est fou de voir le nombre de gens qu'on rencontre qui sont aussi en voyage pour plusieurs mois. Même après toutes ces aventures, nous sommes toujours contents de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux paysages, de nouvelles personnes. Mais on apprend aussi que voyager ça fatigue beaucoup et que c'est normal de se poser quelques jours, sans rien faire, au même endroit. Cela dit, il est vrai que quand on reçoit des photos de neige immaculée, on est aussi un peu envieux et nostalgiques. Faire une année d'été c'est sympa, mais l'hiver nous manque quand même un peu.

En tant que couple, nous avons parfois de petites engueulades quand on a faim, froid ou chaud ou qu'on est fatigués. Lorsqu’on débarque dans une ville inconnue après 12 h dans un bus de nuit, on a tendance à être un peu plus vite tendu. Voyager ensemble pendant longtemps permet d'apprendre à mieux communiquer afin que les petits soucis ne deviennent pas de gros problèmes.

Nous ne regrettons jamais d'être partis, même si parfois on aurait envie d'être juste deux jours à la maison pour voir les gens que nous aimons. D'ailleurs, relater des anecdotes pour cet article, ça nous montre encore plus à quel point on a de la chance de faire ce voyage.

Maud, Jonas et leurs petits loups Paul et Colin sillonnent l’Asie du Sud-Est à bord de leur camping-car

Suivez leurs aventures sur leur blog: ralentir.ch

«Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine… elle est mortelle.» Paolo Coelho.

Ça faisait longtemps que l’on avait chacun ce rêve inavoué de voyager autour du monde. Mais nous l’avions mis de côté à la naissance de notre premier enfant. Un jour en discutant avec des amis nous avons réalisé que nous avions cette même envie! Quelques mois plus tard, une famille qui avait voyagé autour du monde plusieurs années avec leurs 4 enfants donnait une conférence près de chez nous… la graine était plantée. Après l’arrivée de notre deuxième fils, nous étions pris dans une routine effrénée (crèche-métro-boulot-crèche-dodo) avec le sentiment de ne pas voir nos enfants grandir, de passer à côté de l’essentiel. Nous avons ressenti un grand besoin de ralentir, de prendre le temps de vivre, de découvrir le monde en famille. La graine avait germé, et nous avons décidé de faire le pas.

Nous avons prévu de voyager d’Avril 2016 à Mai 2017. L’idée est de passer la première moitié du voyage en Asie du Sud-Est, l’autre en Amérique du Sud, mais nous souhaitons rester flexibles et pouvoir adapter notre voyage selon nos envies, du coup l’itinéraire changera peut-être. Dès que nous l’aurons récupéré, nous voyagerons avec notre camping-car, principalement pour le côté pratique. Lorsque l’on voyage avec des enfants, c’est chouette d’avoir son petit chez soi, et cela permet aussi une certaine souplesse dans le planning. Mais pour l’instant nous vadrouillons en sac à dos, en attendant que notre camping-car arrive par bateau. Nous avons passé 2 semaines au Sri Lanka, puis quelques jours à Singapour. Nous sommes maintenant à Kuala Lumpur pour récupérer notre «maison sur roues».

Notre mot d’ordre depuis notre départ, c’est «cool: on ralentit et on profite!»

Nous avons été subjugués par la beauté et la diversité des paysages du Sri Lanka, la gentillesse des Cinghalais, et le «rice and curry» (miam!). Le melting-pot interculturel à Singapour, une ville ultramoderne, branchée mais pas guindée, était surprenant. Mais ce qui nous épate surtout depuis le début de notre périple, c’est la facilité d’adaptation des enfants: voilà presque un mois que nous sommes partis et nos petits voyageurs se portent à merveille, ils commencent même à dire quelques mots d’anglais. Il faut dire que nous essayons toujours de lier leurs plaisirs aux nôtres, et ils sont rarement les mêmes. Quand on part en famille, il faut accepter de voyager en fonction des enfants.

Nous ne regrettons pas du tout d’être partis. Bien au contraire, on se rend compte de la chance qu’on a d’avoir fait ce choix.


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La page Facebook dédiée à son périple: Marine Wanderlust

Parce que le voyage c'est la vie, et l'apprentissage de la vie.

Je suis partie du 5 novembre 2015 au 27 mars 2016. J'avais un point de départ et un point d'arrivée défini en Amérique du Sud, et quelques rêves entre-deux, mais pas vraiment d'itinéraire prévu. J'ai débuté à «la fin du monde», à Ushuaia, au sud de l’Argentine. Tout un symbole!

J'ai ensuite remonté la Patagonie au Chili et en Argentine, je suis passée par Buenos Aires, Santiago du Chili, le désert d'Atacama, j'ai traversé la Bolivie puis le Pérou, où je suis restée deux mois. Je suis allée jusqu’à Quito, en Equateur, puis j'ai parcouru le nord du Brésil et longé la côte jusqu'à Rio de Janeiro.

J’ai voyagé le plus souvent en bus mais j'ai aussi pris quelques vols internes. J'ai dormi dans des auberges de jeunesse la plupart du temps, mais aussi sous tente, dans des hôtels, des maisons d'hôtes, chez l'habitant… et même dans un hôtel de passe!

Les quatre jours passés chez une famille dans la jungle amazonienne ont été très forts, mais il y a tellement de moments qui m’ont marquée… Il y a eu les trekkings en Patagonie, dans la Cordillère des Andes, pour rejoindre le cratère d'un volcan. La traversée en 4x4 du désert d'Atacama (Chili) au Salar de Uyuni (Bolivie) pendant trois jours. Les gens, souriants, ouverts, serviables, les rencontres, les au revoir. La richesse naturelle, culturelle, gastronomique. Le vent glacial de Patagonie, le vin rouge et la viande à Buenos Aires, le street art à Valparaiso, l'apéro à Aguas Calientes après 4 jours de marche et les escaliers du Machu Picchu, les tapas du Cicciolina à Cusco, les bus à Lima, Margarita le paresseux et Juanita la tarentule en Amazonie, le ceviche, les Pisco Sour… je pourrais ne jamais m'arrêter.

Mon état d'esprit? Du bonheur, de l'émotion et de la reconnaissance d'avoir vécu ces moments incroyables durant cinq mois, seule ou avec des gens que j'aime. Il y aura des moments de nostalgie, des montées d'angoisse où je n'arriverai plus à respirer tellement tout ça me manquera, je le sais. Mais je vais continuer d'être heureuse, de voyager et de tout faire pour vivre mes rêves.

Je suis partie pour découvrir le monde, mais aussi pour me découvrir moi-même. C'était une sorte de voyage initiatique, thérapeutique et introspectif. J'ai pu suivre mon cœur et mes envies à 100% et j'ai rencontré certainement trois fois plus de gens, locaux et voyageurs, ainsi. Mais je n'ai pas toujours été seule. Trois personnes que j'aime à l'infini m'ont rejoint à différents moments, et j'ai partagé avec elles une partie de mon périple.

Je n’ai jamais regretté d’être partie et repartirai à l’aventure, c’est certain.

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