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«Après cinq fauses couches, je suis finalement tombée enceinte»

Patrouchka mere apres 5 fausses couches

«Malgré l’aide inestimable des médecins qui me suivaient, nous accompagnaient moralement ou nous donnaient les réponses techniques dont j’avais absolument besoin pour savoir où j’en étais de la possibilité de devenir maman ou pas, nous avons fini par dire: "Stop!"»

© Corinne Sporrer

Quand mon mari et moi nous sommes rencontrés, il y a près de 20 ans, nous avons vite partagé un rêve commun: fonder une famille. Ce que nous n’imaginions pas, c’est le chemin que nous allions devoir suivre pour y parvenir!

Je suis assez facilement tombée enceinte. Comme je suis atteinte d’un dysfonctionnement hormonal – une hypothyroïdie auto-immune antiphospholipides –, j’étais très suivie médicalement. Cela n’a malheureusement pas suffi et j’ai perdu l’enfant. C’était très dur, mais… tout comme mon compagnon, j’ai gardé l’espoir.

Toutefois, au bout de quatre ans, après cinq fausses couches, toutes survenues entre 10 et 12 semaines de grossesse, c’est devenu trop éprouvant.

Malgré l’aide inestimable des médecins qui me suivaient, nous accompagnaient moralement ou nous donnaient les réponses techniques dont j’avais absolument besoin pour savoir où j’en étais de la possibilité de devenir maman ou pas, nous avons fini par dire: «Stop!»

Il faut parfois accepter de changer de cap

C’était douloureux, bien sûr, mais ce choix a été facilité par mon compagnon, qui m’avait dit: «De toute manière, ma vie est et sera à tes côtés, avec ou sans enfants!» Entendre ça m’a soulagée de ce poids terrible qu’une femme peut ressentir quand elle pense qu’avoir des petits est la chose la plus importante qu’elle puisse partager avec son partenaire.

Libérés de cette pression, nous avons alors élaboré un nouveau projet à deux: faire le tour du monde sac au dos, sans nous fixer de date de retour ni même savoir si nous reviendrions. Il s’agissait de nous retrouver et, pour le coup, on a tout largué: boulot, appartement, voiture et on est partis à l’aventure! Les six premiers mois, on a vécu toutes les plus belles choses possibles – sans du tout penser à notre désir de famille.

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Et puis, voilà que vers la fin de l’année, alors qu’on se trouvait dans un boui-boui improbable, au sud de l’Inde, j’ai commencé à me sentir mal, à vomir… je pensais avoir attrapé un virus ou Dieu sait quoi et ai donc appelé mon médecin, en Suisse, pour prendre conseil. Au bout de quelques minutes, après que je lui ai parlé de mes symptômes, il me dit: «Vous êtes peut-être enceinte?!» J’avais tellement décroché que je n’y ai même pas pensé! Nous sommes donc revenus à Lausanne et là…

Non seulement la grossesse était confirmée mais, surtout, elle était bien avancée: le délai de 12 semaines, qui me faisait si peur jusque-là, était largement dépassé!

Ma fille aînée, qui a maintenant 12 ans, est née en parfaite santé! Bon, aussi bien pour elle que pour ses deux cadets (10 et 7 ans), le suivi médical a été très strict, mais quand je les vois aujourd’hui en pleine forme, ouverts sur la vie et la nature, respectueux des autres… eh bien, je ne changerais rien à ce parcours.

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Je sais que j’ai eu de la chance et j’en suis infiniment reconnaissante. Je sais aussi que, même si elles peuvent être compliquées, toutes les vies sont belles à vivre, surtout quand on met toutes les chances de son côté.

Il faut se battre pour réaliser ses rêves, mais accepter de devoir parfois changer de cap. Car oui, il faut apprendre à lâcher prise et comprendre que, quand une porte se ferme, c’est pour qu’une autre puisse s’ouvrir.

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