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Lundi 15 février 2016, 22 h 25. Télécommande en main, je suis dans les starting-blocks pour découvrir sur la RTS LA nouvelle série HBO, Vinyl, créée par Terence Winter et produite par Mick Jagger et Martin Scorsese. La veille, elle était diffusée outre-Atlantique. Pour être tout à fait honnête, j’étais surtout animée par un sentiment de curiosité au moment de visionner la chose. Résultat, après les cinq premières minutes, je suis restée scotchée les 107 suivantes de cet épisode pilote. Première scène, Richie Finestra, incarné par Bobby Cannavale, est assis dans sa voiture, la nuit, dans un quartier glauque du New York des années 1970. Rapidement, on comprend qu’il n’est pas au mieux de sa forme. Et c’est un euphémisme. Une ligne de coke plus tard, le voilà propulsé en plein milieu d’un concert punk rock totalement sauvage et déjanté, entouré par une faune psychédélique. Bienvenue dans le monde survolté de Vinyl.

L'amour de la musique

Flash-back. On en apprend plus sur ledit Finestra. L’homme est directeur d’une maison de disques, American Century Records. Que ses détracteurs surnomment «Cemetery Records», parce qu’elle est sur le déclin, à la limite de la banqueroute. Richie tente désespérément de revendre sa boîte aux Allemands de Polygram, en essayant de faire signer Led Zeppelin. Mais il rate son coup. S’ensuit une dégringolade orchestrée sur fond de bande-son incroyable. Un épisode compte une trentaine de titres, disséminés sous forme de scènes de concerts, d’enregistrements en studio ou de souvenirs. Parce que c’est ça, le cœur de Vinyl: l’amour de la musique. L’amour des courants musicaux qui ont fait le New York des seventies, du rock mourant aux prémices de la disco et du punk rock. Et c’est avec sa passion du bon son chevillée au corps que Richie nous emporte dans son univers: survolté, désespéré, débauché. Il y a bien sa femme, Devon - alias la magnifique Olivia Wilde – ancien mannequin proche d’Andy Warhol, qui essaie de garder le couple hors de la spirale infernale des addictions à l’alcool et aux drogues qui rythmait leur jeunesse, avant qu'ils ne deviennent parents, casés, sobres et clean. Mais acculé et trempé dans les embrouilles jusqu’au cou, Richie ne va pas résister longtemps. Jusqu’à commettre l’irréparable. Mais on ne vous dévoile pas tout de ce premier épisode, parce que vraiment, la trame et l’intrigue montent en puissance, comme la musique qui les accompagne

Le ton est cru, en version originale sous-titrée en français. On n’en perd pas une miette, on s’en met plein les oreilles, mais aussi plein les yeux, tant l’esthétique de la scénographie est proche de la photographie, du clip vidéo ultraléché. Face A, on plonge avec délectation dans cet univers où on retrouve avec nostalgie les 33 tours, les cassettes, les téléphones old style, les pantalons pattes d’éléphant, les clopes au bec 24/24 h.… Face B, on s’immerge avec un certain voyeurisme dans les coulisses, celles des concerts, des loges, des studios, des soirées déjantées, de la débauche la plus totale… Sexe, drogue et rock’n’roll.. Au final, après ses 112 minutes survoltées, on est un peu dans le même état que le héros: décalqué. Et on se dit qu’on en deviendrait presque accro. Pour ma part, je serai fidèle au poste lundi prochain. Avec Richie. Histoire d’avoir ma dose d’adrénaline et de monter le son.


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