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Théories du complot: Paul McCartney est mort!

Montage Getty images Naila Maiorana

Les complotistes cherchent (et trouvent!) des indices qui prouveraient que Macca est bel et bien mort en 1966. Une rumeur qui fait bien rigoler le principal intéressé, d'ailleurs...

© Montage: Getty Images - Naila Maiorana

En 1969, Internet et les réseaux sociaux n’existent pas, mais cela n’empêche pas la nouvelle de se répandre dans le monde entier comme une traînée de poudre: Paul McCartney est mort. Et depuis belle lurette puisque Paulo a passé de vie à trépas en 1966 dans un accident de voiture. «Hello Goodbye», this is «The End»!

Quant au chanteur qui se produit régulièrement avec les Beatles depuis ce tragique événement, ce n’est qu’un abominable usurpateur du nom de William Campbell, gagnant d’un concours de sosies en 1965, qui se prête à cette mascarade pour de basses questions d’argent. Parce que les Fab Four, on le rappelle, pèsent tout de même une sacrée petite fortune (environ un milliard de CD et vinyles vendus à ce jour) et ce serait quand même dommage de tout arrêter là, non?!

Naissance d’une rumeur

Bon, évidemment, cette histoire régulièrement relancée depuis 49 ans n’est que pure divagation et Sir Paul va très bien, merci pour lui. La preuve en image, d'ailleurs, avec ce petit film mis en ligne tout récemment sur Instagram:

Il n’empêche que des centaines de milliers de fans y ont cru, y croient toujours, et n’ont de cesse de trouver des indices qui prouveraient l’existence d’un complot visant à dissimuler le décès de Macca!

«Here comes the Sun», l'une des chanson d'«Abbey Road».

Tout commence donc en automne 1969, juste après la sortie de l’album «Abbey Road», lorsque le disc-jockey américain Russ Gibb décide de s’amuser un peu aux dépens de ses auditeurs et balance une petite bombe sur les ondes de la station radio de Detroit WKNR-FM. En gros, il explique qu’il a la preuve qu’on nous ment et que Paul est mort parce qu’en passant à l’envers une partie du projet sonore «Revolution 9», on entend clairement les paroles: «Turn me on, dead man…» («allume-moi, homme mort»).

La blague est d’un goût douteux, certes, mais elle suffit à déchaîner les passions et à ouvrir la course aux pièces à conviction. Lesquelles ne vont pas manquer, on s’en doute.

Pochettes et titres à messages

Prenons d’abord la pochette d’«Abbey Road», justement, où l’on voit Paul, Ringo, John et George traversant un passage pour piétons. Or, pour qui lit entre les lignes (blanches), l’image ne laisse aucun doute: Macca est le seul à marcher pieds nus, ce qui montre bien que, comme le veulent les traditions indiennes, il se dirige vers un monde meilleur. Par ailleurs, Ringo, tout de noir vêtu, joue les croque-morts, John, en blanc, tient le rôle du prêtre et George, en jeans, porte le costume du fossoyeur.

Plus fort encore: la plaque d’immatriculation de la VW qu’on voit à gauche de la photo est: LMW281F, soit un code signifiant: «Living, McCartney would be 28 if…» («Vivant, McCartney aurait 28 ans si…»). Et, last but not least: Macca, gaucher, tient sa cigarette dans la main droite. En d’autres termes, si ce n’est lui, c’est donc son double!

Théories du complot: Croyez-vous aux chemtrails?

Bien sûr, de nombreuses autres évidences vont cautionner cette théorie du complot.

Ainsi la pochette de «Yesterday and Today» où l’on voit le chanteur assis dans une malle ouverte… qui ne peut être qu’une représentation de son cercueil, of course. Ou celle de «Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band» qui regorge également de signes: si Paul a une main ouverte sur la tête, c’est bien évidemment parce qu’il est en train de recevoir une bénédiction mortuaire. Tout aussi irréfutable pour les complotistes: les fleurs jaunes disposées aux pieds des quatre de Liverpool au dos de la pochette et qui forment les quatre lettres PAUL, suivies d’un point d’interrogation.

Toujours dans cet album, on remarque que sur le patch en tissu noir que porte McCartney, on peut lire OPD, pour Officially Pronounced Dead (déclaré officiellement mort). Sauf que là, si on y regarde plus près, on constate que l’inscription est OPP, pour Ontario Provincial Police ou On «Polythene Pam» , un titre des Fab Four. Bref, passons.


L'une des images de la pochette de «Sgt pepper's lonely hearts club band» qui a fait beaucoup et fait toujours jaser. © DR

Car, mine de rien, les chansons de nos quatre lascars sont elles aussi truffées de messages clairs pour qui veut bien se donner la peine de les comprendre. Dans «A day in the life», les phrases «I read the news today o boy [about a man…] he blew his mind out in a car» (J’ai lu les nouvelles ce matin… [elles parlaient d’un homme…] il s’est éclaté la cervelle en voiture») est évidemment une allusion précise à la mort de Paul. Le fait que Lennon ait dit et répété sur tous les tons qu’il évoquait-là l’héritier des brasseries Guinness qui s’était tué fin 1966 au volant de sa voiture (tiens, tiens!) n’y change rien.


Le titre «A day in the life»

Dans le même registre, si l’on passe le titre de l’album Double Blanc «I’m so Tired» à l’envers, on entend: «Paul is dead now, miss him, miss him…» tandis qu’à la fin de «Strawberry Fields Forever», Lennon chuchote à moitié: «I buried Paul» («J’ai enterré Paul»). Enfin… ça, c’est ce qu’on suppose entendre. Parce qu’en réalité, le bon John murmure tout autre chose. A savoir: «Monsieur, monsieur, how about another one?»


Le titre «Strawberry Fields Forever»

Un peu d’humour…

A noter que ce canular, qui a accessoirement offert un coup de pub inespéré et mondial à «Abbey Road», a beaucoup amusé Paul McCartney & Co. Si bien qu’ils ne se sont jamais donné la peine de le démentir officiellement. Tout juste ont-ils fait de temps à autre une petite pirouette – comme Macca qui dira dans une interview:

«Qu’est-ce que j’apprends? Je suis mort? Mais pourquoi suis-je donc toujours le dernier à être mis au courant de tout?»

Notre variante préférée: les Beatles n’existent pas

Selon le site thebeatlesneverexisted.com, actuellement en maintenance, les Fab Four n’ont jamais existé «en tant qu’individus distincts». Se basant sur des «preuves photographiques», et après une vaste enquête menée depuis 2011, ces détectives affirment, grosso modo, qu’il n’y a pas eu un seul John, Paul, Ringo et George mais que plusieurs clones se sont succédé.

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Plus fort encore, ils expliquent qu’il ne s’agit pas de sosies parfaits ni d’acteurs grimés ou ayant subi des opérations de chirurgie esthétique et restent donc dubitatifs quant à la vraie nature de ces faux musiciens.

Cela dit, ils déclarent ne pas renoncer à percer ce mystère. En attendant, ils étaient leur thèse en expliquant que «quatre êtres humains n’auraient jamais pu produire le travail d’un groupe si prolifique, ni remplir ses obligations sociales et médiatiques».

Voilà, voilà…

Et un petit extra pour la bonne bouche... «Come Together»

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