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Société: ce qui a changé en 2018

Société: ce qui a changé en 2018

Plusieurs manifestantes ont choisi de revêtir les costumes de la série «The Handmaid's Tale» pour manifester leur droit à disposer librement de leur corps.

© Reuters

Avorter, un droit menacé

Dublin vient enfin de légaliser l’interruption volontaire de grossesse et cette nouvelle réjouit tous les défenseurs des droits des femmes. Sauf qu’il y a un hic: la victoire irlandaise ne représente pas vraiment la tendance générale en 2018. Elle est même à contre-courant. Nombre de pays reculent ou maintiennent mordicus un statu quo ultraconservateur.

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, proche des milieux religieux pro-life, les Américains se sont ainsi réveillés dans un pays où le droit d’avorter, acquis depuis 1973, n’allait soudain plus de soi. Et les premières mesures y portant atteinte sont arrivées: non-remboursement de l’IVG par les assurances maladie au Texas depuis 2017, suppression des subventions fédérales pour les cliniques pratiquant l’avortement en 2018. Jusqu’au récent projet de loi House Bill 565 dans l’Ohio, qui entend élargir la notion de personne à tout humain à naître. Assimilée légalement à un homicide, la pratique d’une IVG serait passible de la peine capitale… oui, ça se passe bien aux États-Unis.

L’Argentine a, quant à elle, refusé cet été une dépénalisation de l’acte en dépit des implorations de la rue. Par ailleurs, le nouveau mâle alpha du Brésil, Jair Bolsonaro, ne fera pas preuve de davantage de largesses dans ce domaine, ne serait-ce que pour faire plaisir aux évangélistes…

La tentation du recul

Mêmes inquiétudes de ce côté de l’Atlantique, dans cette vieille Europe succombant aux charmes vénéneux du populisme. La proportion de médecins objecteurs de conscience, autrement dit qui refusent de pratiquer l’avortement pour des motifs moraux, y est en recrudescence dans plusieurs pays, dont l’Italie.

En Pologne, où la liberté de disposer de son corps est déjà très limitée, un projet de loi présenté cet automne menace de restreindre encore plus le droit à l’IVG: les femmes porteuses d’un fœtus jugé non viable par les médecins pourraient être obligées de mener leur grossesse jusqu’au terme. Et plus près? La décontraction avec laquelle Cyril Hanouna a pu mener un débat pour ou contre l’avortement, en direct lors d’un show télé très controversé, prouve que les droits fondamentaux des femmes ne sont pas aussi inébranlables qu’on le croyait, même dans le pays de Simone Veil.

Enora Malagré: le terrible récit de son avortement

Touristophobie

Le voyage, en 2018, ça a ressemblé à un entonnoir: 95% des visiteurs foulent 5% de la planète. Devenus des fourmilières et menacés de destruction, plusieurs spots du tourisme mondial réagissent. Machu Picchu ne se découvre plus qu’à heures fixes, Venise dresse des portiques pour réguler l’accès à la cité. En Islande ou sur le site d’Angkor, on étudie de telles solutions. La Thaïlande a, elle, fermé la plage de Maya Bay et les requins peuplent à nouveau le lagon.

Séries post-MeToo

Le scandale Weinstein la manière d’écrire des scénarios ET des personnages dans les séries. «Harcèlement», «Le Jeu», «Jessica Jones», «Charmed» ou «Les Nouvelles Aventures de Sabrina» ont mis le sexisme au cœur de leurs intrigues.

Batch cooking

Nos cuisines en tremblent encore. Le batch cooking, une pratique qui déferle des pays anglo-saxons depuis plusieurs mois, prétend nous faciliter la vie tout en chouchoutant nos papilles. Le concept? Préparer chaque dimanche les ingrédients de base pour tous les repas de la semaine. Certes, cela oblige à lâcher pendant quelques heures son canapé et sa série du moment, mais cette parenthèse culinaire dominicale a des arguments: moins de stress au retour du travail, des assiettes variées et équilibrées, aucun plat précuit à l’horizon… si vous faites le pas en 2019, votre estomac, votre porte-monnaie et vos artères vous diront merci.

«Batch cooking»: la méthode de cuisine qui a changé notre vie (et notre frigo)

Climat, dernier appel

Cette fois, en ce qui concerne l’avenir du globe, tous les signaux sont au rouge. Vraiment. 2018 a vu de nombreux scientifiques internationaux lancer un sérieux ultimatum: le chaos dû au réchauffement, ce n’est pas en 2100 ou à la saint-glinglin, c’est dans deux ou trois décennies. Autant dire demain. Trump et Bolsonaro, eux, font toujours l’autruche.

T’as vu ma «charge mentale»?

Soudain lancée dans la sphère médiatique grâce la BD «Fallait demander» d’Emma, l’expression a beaucoup fait réagir. Deux mots simples qui ont le mérite de décrire le stress intense de nombre de femmes aujourd’hui.

Emma: «Avec ma BD, les hommes m'accusent de mettre leur couple en danger»

Le boom du véganisme

Les véganes sont encore minoritaires, mais depuis peu leurs effectifs décollent. Ils constitueraient déjà 3% de la population suisse, selon une enquête Demoscope. Plus nombreux, et aussi plus revendicatifs: en 2018, on a vu se multiplier les manifestations et actions chocs, parfois assez violentes, comme cet abattoir incendié ou ces boucheries vandalisées.

Netflix sur orbite

Il y a longtemps, elle faisait de la location en ligne de DVD aux États-Unis. La société fondée par Marc Randolph est aujourd’hui un membre de la famille à part entière pour nombre de terriens. Propulsé par une croissance record, Netflix a déjà séduit près d’un Suisse sur huit et un quart des moins de 25 ans est abonné.

La revanche du chien

Sur le web, voilà des années qu’ils restent dans l’ombre des chats, partageant la seconde place dans le classement des animaux les plus adulés avec lapins, hibous et autres lamas. Toutefois, l’ère des chiens a peut-être sonné. Les canidés ont investi le paysage en 2018, du film «Dogman», célébré à Cannes, au petit bijou animé de Wes Anderson «L’île aux chiens», en passant par le documentaire «Dogs» et le reboot de «Benji» sur Netflix. Hop hop hop les chats, à la niche!

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E7: Comment briser la routine, quand on a envie de tout quitter

Le psychologue Serge Pochon est notre invité dans ce 7e épisode, pour nous aider à nous poser les bonnes questions. Il nous rappelle que le plus important n'est pas le nombre de kilomètres parcourus pour fuir une situation qui nous pèse, mais notre état d'esprit.

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E6: Arrêter de manger nos émotions pour vivre plus sereinement

Dans ce 6e épisode du podcast «Tout va bien», le micro-nutritionniste Jean Joyeux nous explique d'où viennent nos fringales et nous aide à comprendre pourquoi nous nous jetons parfois sur le Nutella, après une journée stressante. Pour retrouver une approche plus sereine de l'alimentation et la libérer de l'emprise de notre cerveau!

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