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Le Suisse lambda est certes un travailleur zélé et appliqué, respectueux de ses supérieurs hiérarchiques et ne rechignant pas à faire, parfois, quelques heures supplémentaires. Mais il n’empêche qu’il chérit aussi son temps libre. Il aurait même tendance à l’aimer toujours davantage, à en croire les statistiques fédérales. Au cours des dernières vingt années, le temps consacré au travail n’a cessé de diminuer, alors que les adeptes de temps partiel sont toujours plus nombreux. Corollaire évident: les loisirs occupent une place plus prépondérante qu’autrefois dans nos agendas. Et ce quelles que soient nos motivations: si certains se lancent à corps perdu dans un hobby pour se changer tout simplement les idées, d’autres l’entreprennent avec la ferme intention de se fabriquer de nouvelles compétences, dans l’optique, pourquoi pas, de réorienter leur carrière.

Faire tout soi-même

Mais quels sont donc ces hobbies qui cartonnent? Le sport reste évidemment l’un des passe-temps les plus plébiscités, mais des disciplines parfois étonnantes ont vu le jour. Les ateliers de toute sorte, suivant la tendance des ateliers culinaires, marchent aujourd’hui comme jamais, et des espaces ad hoc fleurissent dans nos villes et nos campagnes. Autre phénomène qui apporte son lot de convertis: la décroissance. Devenus méfiants face à l’industrie alimentaire et cosmétique, on se met à vouloir faire nous-mêmes nos produits de soins, nos confitures, nos conserves, aidés pour ce faire par de nombreux tutoriels sur le Web.

Histoire de pouvoir ajouter à votre liste de bonnes résolutions pour l’année prochaine une activité extraprofessionnelle qui sorte un peu du commun, nous avons exploré pour vous quelques pistes. Des activités destinées, on en est sûr, à devenir très rapidement des musts. Suivez le guide.

La folie des cosmétiques «do-it-yourself»

Le fait maison a le vent en poupe. Et pas que pour la nourriture. Désormais, ce sont les cosmétiques qui sont visés. Baume pour les lèvres, démaquillant, crème pour le corps ou après-rasage, tout est possible, sans avoir à investir une fortune. «Longtemps, les gens ont cru que le fait maison, c’était long et compliqué, note Alexandra Hamon, productrice de cosmétiques à Bulle. Les gens commencent à comprendre que l’on peut manger, se soigner, et même entretenir sa maison, avec des produits faits soi-même, sans pour autant être une femme au foyer et ne faire que ça!» Un bain-marie, du beurre de karité, de la cire d’abeille et quelques huiles végétales, et le tour est joué. «Quand j’ai commencé, il y avait encore peu de bouquins, presque rien sur internet, j’ai donc pas mal tâtonné. Mais aujourd’hui, c’est devenu beaucoup plus facile, notamment de se procurer toutes ces matières premières, grâce au site Aromazone p.ex.» La peur des parabènes, la méfiance face aux industriels font que toujours plus de gens, dont un nombre grandissant d’hommes, se mettent à fabriquer leurs propres produits, et viennent suivre des ateliers chez Alexandra. Pourquoi ne pas s’y mettre? Cette experte passionnée nous a mitonné un baume universel spécialement conçu pour résister aux grands froids. A vos pipettes.
www.feespourvous.ch

Recette: Baume universel spécial grand froid (pot de 30 g.)

  • 9 g de beurre de karité
  • 4,5 g de cire d’abeille
  • 15 ml d’huiles végétales (8 ml de sésame et 7 ml d’avocat)
  • 35 gouttes d’huiles essentielles (encens, thym à linalol, petit grain bergamote)
  • Faire fondre la cire d’abeille et les huiles végétales à 70 degrés au bain-marie.
  • Chauffer le beurre de karité (max. 40 degrés).
  • Verser le karité dans le mélange de cire et d’huiles végétales. Y ajouter les huiles essentielles.
  • Mélanger et verser dans un pot avant que la cire ne durcisse.

Cultiver son jardin

En manque d’idées cadeaux pour un couple d’amis hipsters? Ne cherchez plus, offrez un kit de jardinier. Cultiver son (tout) petit lopin de terre, même en pleine ville, c’est furieusement à la mode. Dans les cafés et sur les blogs, on ne parle plus catwalks ou transferts de stylistes mais boutures et engrais bio. Equiterre, une association romande qui fait la promotion du développement durable, l’a bien compris. Entre les actions «Pimp your balcony» (cours de microjardinage et vente de matériel), la mise en place des «jardins de poche» et le succès grandissant des potagers urbains, c’est toute une palette d’activités et d’événements qui donnent envie de bichonner ses propres plants de tomates. «Il y a un vrai changement de comportement alimentaire, note Natacha Litzistorf, directrice d’Equiterre. Ces jardins ont un effet domino: on prend du temps pour cultiver ses légumes, du coup on mijote de bons petits plats, on s’échange des recettes, on invite ses voisins pour le repas, on fait davantage attention à ce qu’on achète et à l’impact que cela a sur notre environnement.»
www.equiterre.ch

Jamais sans mon tricot

Elle vous offre encore chaussettes, jaquettes et écharpes tricotées par ses soins? Alors votre grand-maman est terriblement «in». Et vous devriez définitivement essayer de l’imiter et de vous y (re)mettre à votre tour. Participant de ce vaste courant décroissant, le tricot (et ses avatars: crochet, couture…) fait toujours plus d’émules. Et pas seulement chez le troisième âge. Le phénomène a démarré il y a deux ans déjà, mais ne tarit pas, bien au contraire. Il n’y a qu’à voir les nouveaux modèles imaginés par Wool and the Gang, totalement dans l’air du temps. La petite firme, née à Genève, est désormais devenue la star de la maille chic et branchée et a carrément pignon sur rue à New York. Mais si les pulls qui grattent, ce n’est pas votre truc, optez pour l’«urban knitting»: en emmitouflant un lampadaire, une statue ou une poubelle, vous embellirez votre ville et tous les passants vous diront merci. Les aiguilles à tricoter, c’est décidément LE it-accessoire de cette froide saison.
www.woolandthegang.com

Devenir le pro des cocktails

Les Negroni sbagliato, Appletini et autres Singapour Sling n’auront bientôt plus de secrets pour vous: après les ateliers de cuisine, voici ceux dédiés entièrement aux cocktails. L’un des plus beaux endroits où se lancer: l’hôtel Beau-Rivage, à Lausanne. Depuis la réfection de son bar, Nicolas Michel et son équipe proposent aux curieux des formules à la carte. On apprend d’abord quelques bases (quel verre pour quelle boisson, etc.), puis on choisit un cocktail que l’on réalise pas à pas avec l’aide éclairée de cet expert hors pair, récemment primé pour une boisson de son invention (le Golden Prestige). Le but? Rentrer à la maison, et épater famille et amis. Tout simplement.
www.brp.ch, 150 Sfr. par personne, durée env. 3 heures et demie.

Yoga, zumba, pilates: tous à l’eau!

Vous pratiquez encore le Pilates ou la zumba sur la terre ferme, vous? Pour être définitivement tendance, passez à l’eau! La plupart de ces disciplines se déclinent désormais en version aquatique. Aquazumba, aquapilates ou aquayoga, tout est possible. Le grand bénéfice? «Se bouger dans l’eau ménage les articulations, procure un effet de détente, lutte contre la peau d’orange, gaine aussi la ceinture abdominale, détaille Sylvie Hofstetter, responsable produits au Fitnessparc de Malley. Et c’est accessible a un grand nombre de personnes, jeunes et moins jeunes, sportives ou non, en surpoids.» Dans le vaste complexe de l’ouest lausannois, les cours les plus courus s’appellent désormais aqua sculpt, aqua cycling, aqua jump ou aqua training. Vite, un maillot de bain!
www.fitnessparc.ch

Un corps de rêve grâce à la pole dance

Les clichés ont la vie dure. Et la pole dance n’échappe pas à la règle. Certains y voient encore une pratique cantonnée aux boîtes de nuit, forcément sulfureuse, et réservée aux femmes. Pourtant, il suffit de regarder Dominic Lacass, champion du monde de passage à Lausanne pour un workshop il y a quelques jours, pour réaliser que la discipline peut se révéler un sport très complet. Ses abdos d’acier en témoignent. Coralie Bally, fondatrice de Pole-émotion, a senti le vent tourner avant les autres, et a ouvert son premier studio il y a huit ans déjà. Aujourd’hui, elle gère une dizaine d’endroits, emploie une huitantaine de personnes, et plusieurs projets sont à bout touchant. «A l’époque, ma cliente type était une femme entre 30 et 50 ans, avec un enfant, et qui voulait faire quelque chose «d’interdit». Mais aujourd’hui, celles qui fréquentent mes cours ont plutôt entre 16 et 25 ans, et j’ai des enfants qui viennent aussi s’amuser. Jamais je n’aurais pensé que tout cela prendrait une telle ampleur!» s’enthousiasme-t-elle. Prochaine étape: les Jeux olympiques. Non, les lobbyistes du pole dance ne chôment pas.
www.pole-emotion.ch

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