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Comprendre les enjeux

Prévoyance. Derrière ce terme se cachent en réalité plusieurs niveaux de couverture pour trois risques distincts: décès, invalidité, vieillesse. Le premier niveau, étatique, fonctionne via le principe de solidarité. Il s’agit du 1er pilier et de son assurance vieillesse, survivant et invalidité (AVS/AI), à laquelle il est obligatoire de cotiser dès lors qu’on exerce une activité lucrative. Le second niveau prend la forme de cotisations paritaires dans la caisse de pension selon le plan de prévoyance instauré par l’employeur. Le dernier niveau de couverture, en l’occurrence le 3e pilier, se révèle, quant à lui, facultatif et entièrement à la charge de l’assuré.

Planifier son parcours

Quand on est jeune et en formation, quoi de plus naturel que de ne pas trop se soucier de l’avenir. Mais avec le temps, s’ajoutent souvent une famille, voire une maison, et des responsabilités professionnelles. Bref, l’individu n’est plus seul et doit anticiper les risques décès et invalidité qui pourraient péjorer ses proches. Une analyse de la situation de prévoyance est alors fortement conseillée. Plus tard, à la retraite, une planification financière permettra au couple de répartir son patrimoine, d’une part pour subvenir à ses besoins (établissement d’un budget) et d’autre part pour couvrir les pertes de revenu au décès de l’un des deux conjoints (AVS et 2e pilier).

«Racheter» des années

Tout comme le 3e pilier lié (3a), le rachat d’années combine investissement à long terme et économies sur le plan fiscal. Il permet en effet de s’assurer une rente vieillesse telle qu’elle aurait été si l’on n’avait pas arrêté de travailler pour s’occuper des enfants et/ou fait des études longues. Il autorise également une fiscalité moins lourde, puisque le montant du rachat est déductible de la feuille d’impôts. Démarche à mener, dans l’idéal, entre l’âge de 50 ans et les années précédant la retraite, car le déblocage d’une telle somme s’avère souvent plus facile quand les enfants ne sont plus à charge.

2 Questions à…

Patrice Dupont, planificateur financier à la Banque Cantonale de Fribourg (BCF).

Au-delà de ses aspects techniques, pouvez-vous nous donner une définition simple du principe de la prévoyance?
Il s’agit de faire en sorte qu’un individu, mais aussi ses proches, ne se retrouvent pas à la charge de la collectivité à la suite d’accidents de la vie ou de baisses de revenus qui sont attendus, telles qu’à partir de la retraite.

La démographie, les modes de vie, les lois évoluent. Ces changements vécus par la société ont-ils une incidence sur la nécessité de couvrir les risques?
Les bouleversements les plus évidents concernent le risque vieillesse. Avec l’allongement de l’espérance de vie et la baisse des taux de conversion, les prestations des 1er et 2e piliers s’avèrent souvent insuffisantes pour conserver son train de vie lors de l’arrêt de l’activité professionnelle. On note également une hausse non négligeable du risque d’invalidité, un phénomène dû aux cas de plus en plus nombreux de burnout.

Conférences à suivre…

Les banques cantonales, Swisscanto et Femina organisent des conférences sur le thème de la prévoyance avec la participation de Manon Schick.

Dates: BCF Fribourg, 26 mars 2014; BCN La Chaux-de-Fonds, 3 avril 2014; BCVs Sion, 9 avril 2014.

Inscriptions par mail: nicole.aniello@swisscanto.ch

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