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Rouler un patin. Une galoche. Une pelle… Le vocabulaire qualifiant le baiser est infini. Et pourtant, drôle de contradiction: après le bécotage frénétique des débuts, la fréquence des fantaisies labiales semble s’amenuiser au sein du couple lorsque les tourtereaux sont sur les rails de la routine et que de l’eau est passée sous les ponts.

Lassitude de la pratique de l’exercice? Problèmes d’hygiène dentaire qui transforment ces habituelles parties de plaisir en travaux d’Hercule? Que nenni, répondent des chercheurs de l’Université d’Oxford, qui ont mené une étude très sérieuse sur le sujet. Dame Nature serait ici la principale responsable. Problème: si par chance leur explication invalide la thèse de l’ennui et de la baisse de désir, elle donne au passage au fait d’embrasser une fonction purement animale.

Ils ont quel goût mes chromosomes?

En effet, à en croire les universitaires britanniques, le baiser servirait essentiellement pour les femmes à tester la fertilité d’un mâle en «goûtant» à son code génétique. Le summum pour elles? Une panoplie de gènes si possible très différente de la leur, optimale pour concevoir par la suite un bambin en bonne santé. Tout cela se faisant inconsciemment, cela va de soi, puisqu’il est entendu que les filles ne dégainent pas leur valisette des «Experts-Las Vegas» à chaque rendez-vous amoureux, et que les garçons n’ont pas encore l’impression de passer au crible d’une analyse ADN en touchant les lèvres délicates de leur dulcinée.

Mais bref, toujours est-il que pour les auteurs de l’article cité par «The Independant», la baisse du nombre de bouche-à-bouche enfiévrés enregistrée avec le temps est simplement due au fait que Madame, connaissant désormais bien le pedigree des chromosomes de Monsieur, n’a plus besoin d’aller habilement quémander sa salive.

Le hic dans l’histoire? Des travaux précédents ont prouvé qu’embrasser fougueusement son partenaire permettait d’augmenter le désir sexuel et aussi production de sérotonine dans le corps, l’hormone du bien-être. Résumé de la situation: on arrête d'embrasser parce qu’on sait qu’on peut procréer, mais pour procréer, on commence souvent par s’embrasser. Dites, un paradoxe, c’est grave Docteur?

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