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DATÉ Paul McCartney est un pionnier du rock. Une légende vivante, même. Mais après cinq ans d’absence, il revient aujourd’hui avec un album de reprises, Kisses on the Bottom. Rien que des standards du jazz des années 30 à 50, à deux exceptions près. De la part de l’un des auteurs-compositeurs les plus prolifiques de l’histoire du rock (il a signé plus de deux cents chansons), on attendait mieux que de la musique d’ascenseur. Certes, sur ce disque, il s’est entouré des meilleurs: Diana Krall, Stevie Wonder et Eric Clapton. Reste que se la jouer crooner de jazz n’a rien d’original. Robbie Williams l’a fait il y a belle lurette. Quant à Rod Stewart, il a consacré quatre albums au genre. Mais faites-lui en la remarque et «Macca» (ainsi que le surnomment les Anglo-Saxons), se défendra: «J’en rêvais depuis longtemps. Et les morceaux sur mon album ne sont pas aussi connus que ceux choisis par Stewart».

JEUNISTE A ses débuts, l’ex-Beatle affirmait qu’il serait pathétique de faire encore du rock à passé 30 ans. Cette anecdote, une journaliste la lui a rappelée la semaine passée lors d’une conférence de presse à Londres. Du tac au tac, Paul McCartney a rétorqué qu’il avait «tout juste» dépassé la trentaine et qu’il continuerait «tant qu’on voudrait bien» de lui: «Au fond, je suis toujours le petit garçon de Liverpool.» La star, qui aura 70 ans le 18 juin, a su rester jeune: ce jour-là, devant les caméras qui retransmettaient en live la conférence sur son site Internet officiel, Paul s’est présenté vêtu d’une chemise rose bébé, les cheveux teints en auburn et mâchant ostensiblement du chewing-gum. Rock’n’roll, baby.

PARANO Interviewer Paul McCartney implique de respecter des mesures draconiennes: interdiction de lui faire signer des autographes; interdiction de prendre des photos; interdiction de parler d’autre chose que du nouvel album; obligation de soumettre les articles déjà écrits sur l’ex-Beatle (histoire d’attester qu’on n’est pas un plumitif, pis, un critique). Et même après avoir montré patte blanche, encore faut-il être désigné par le management de la star pour pouvoir lui poser une seule et unique question durant sa conférence de presse. Après avoir traversé la planète pour rencontrer Paul McCartney, certains journalistes présents à Londres la semaine dernière s’en sont retournés sans avoir pu l’interroger. Mais avec l’insigne privilège d’avoir pu approcher la légende de près. D’un peu trop, peut-être.

Où l’entendre

Sur l’album «Kisses on the Bottom», distr. Universal.Dans les bacs dès le 3 février 2012.

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