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Des remarques sexistes, voire des insultes envers les femmes, il n'y a malheureusement pas besoin d'aller bien loin pour en être spectateur dans la vie de tous les jours. Dans la rue, à la télévision. Mais aussi sur Internet. Une misogynie ordinaire qui pourrait apparaître comme le sport exclusif des hommes. Mais en réalité, les choses semblent un peu plus compliquées que cela, comme le suggère une étude menée par le thinktank Demos à l'Université de Sussex, au Royaume-Uni.

Dans le cadre d'une vaste enquête sur les commentaires hostiles à la gent féminine sur le réseau social Twitter entre décembre 2013 et février 2014, les chercheurs ont pu s'apercevoir qu'une partie non négligeable de ces attaques était le fait des utilisatrices elles-mêmes. Sur le podium des noms d'oiseaux les plus fréquemment échangés entre filles figurent notamment les mots whore et slut (que l'on se retiendra de traduire ici), mais aussi des menaces de viols avec une récurrence inquiétante du terme «rape» dans les contextes d'agressivité verbale.

Femmes anti-féministes

Fait préoccupant: les femmes usent de ce vocabulaire pour qualifier leurs comparses avec quasiment la même fréquence que les hommes lorsqu'ils se laissent aller à des interventions misogynes. Elles «sont de plus en plus enclines à développer un langage utilisant les mêmes termes qui ont été, et sont toujours, utilisés pour les dénigrer» soulignent ainsi les auteurs de ces travaux, dont les conclusions font un peu mieux comprendre pourquoi, aujourd'hui, le féminisme rencontre de plus en plus de résistance de la part des intéressées elles-mêmes.

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