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Jour 1: Leonardo DiCaprio ou le vent de folie sur la Croisette

"Gatsby, Gatsby, Gatsby… " hurlent les photographes en délire en braquant compulsivement leur objectif. Totalement identifié à son héros, le beau Leonardo DiCaprio a sans surprise rameuté la méga foule pour la conférence de presse de "Gatsby le Magnifique". L’horizon bouché par une forêt de caméras et une queue interminable servent de prétextes aux journalistes pour retourner à l’état sauvage, se bousculant et se piétinant férocement les petons dans l’espoir vain de décrocher un siège.

Cette agitation extrême, carrément bordélique à l’extérieur du Palais, contraste singulièrement avec l’accueil glacial de la critique lors de la projection matinale et les maigres applaudissements récoltés par l’équipe du film à son apparition dans le saint des saints du jour plein à craquer. Mais attendons ce soir...

L'auteur et sa star satisfaits d'eux

En tout cas, cela n’a pas empêché l’auteur et son protagoniste vedette de se montrer très contents du job et de leur prestation respective. Leonardo DiCaprio, reconnaissant envers son metteur en scène d’avoir sorti le meilleur de lui-même grâce à son enthousiasme contagieux, n'exclut pas d'avoir quelque chose de Gatsby en lui.

"En fait il nous fascine tous. En découvrant le livre à l’école, je m’étais un peu reconnu dans ce personnage. Mais quand Baz Luhrmann m’a proposé le rôle, je l’ai relu et il a pris une signification différente. La tragédie de cet homme rêvant de devenir un Rockfeller en cherchant une signification à sa vie m’a ému. Cela laisse la place à d’innombrables interprétations" .

De son côté le réalisateur remarque que DiCaprio était le seul à pouvoir incarner Gatsby, avant d’expliquer qu’il a été inspiré par une révélation datant de dix ans. " J’étais dans un train avec deux livres dont l’un était Gatsby. Et je me suis aperçu que je ne le connaissais pas vraiment. La façon de Scott Fitzgerald de mettre des mots sur ce que les gens m’a passionné. Et j’ai été marqué par ce grand roman américain écrit à trente kilomètres de Cannes, alors que sa femme le trompait sur la plage… "

La parole au jury de Steven Spielberg

Mais toute extase ayant une fin, il faut quitter les lieux… pour se retrouver quelques instants plus tard à refaire le pied de grue, histoire de ne pas manquer la conférence de presse du jury. Et c’est rebelote dans cette formidable expérience de douloureux pilonnage des orteils... Il faut dire que l’aréopage pluriculturel a de la gueule entre le président Steven Spielberg et ses huit jurés, allant de la grande et élégante Nicole Kidman à Ang Lee, en passant par Christoph Waltz, Cristian Mungiu, Naomi Kawase, Vidya Balan, Lynne Ramsey et Daniel Auteuil. Qui entre nous a pris pas mal de volume…

Et chacun d’y aller de son petit couplet, racontant sa venue dans un esprit ouvert, son bonheur ineffable et l’incomparable honneur d’avoir été choisi pour découvrir plein de nouveaux films, de désigner le meilleur ainsi que quelques autres dans un festival aussi prestigieux. En espérant qu’il n’y aura aucune hésitation au moment du choix parmi tous ces opus remarquables.

Deux semaines de célébration du cinéma

On laissera le mot de la fin à Spielberg plusieurs fois sollicité pour jouer la délicate tâche du big boss et qui a enfin pu accepter, ayant exceptionnellement cette année un peu de temps devant lui. Interrogé sur le côté concours dont les Américains ne raffolent pas, il répond que les cinéastes se battent toute l’année pour attirer le public. «Mais il est impossible de comparer des pommes et des oranges. Cannes est une manifestation culturelle mondiale, proposant des oeuvres portant chacune un regard particulier. Nous assisterons à deux semaines de célébration du cinéma et non pas à une compétition entre films ».

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