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J'ai testé: me lever à l'aube

J'ai testé: me lever à l'aube
© Pinterest

J’avoue. Cela fait des siècles et quelques décades que je fanfaronne auprès de mes collègues, je viendrai la semaine prochaine plus tôt travailler, bla bla bla. Je n'y suis jamais arrivée avant ces deux semaines. Les seules fois où j'ai été debout avant 6 h du matin, c'était, de mémoire, pour prendre un vol low cost ou rentrer de soirée. Si j'étais un scout, mon nom totem serait marmotte narco. Tant j'aime dormir et m'endors partout: dans les transports en commun, en voiture et en avion (systématiquement avant le décollage). Alors après ces longs mois (environ 72), passés à me faire violence le matin pour partir bosser… je suis passée du côté obscur de l'aube. Ça y est. Debout. Naze mais debout.

5 h 55. Le réveil, l'électrochoc, même combat. Le premier lundi, il me vient une petite crise d'angoisse en bas du ventre. Pourquoi est-il si difficile de mettre un pied en dehors de son lit? Ne pourrait-on pas être tous comme les écrivains et les artistes? Dormir tard le matin et vivre la nuit? Là où les chats sont gris et les alarmes ne sonnent qu'en cas d'alerte incendie? Oui, certainement, mais dans la «vraie vie», la société nous pousse tellement vers une augmentation de performance en tout: au travail, au sport, dans notre alimentation ou notre gestion du stress. Alors le sommeil apparaît comme la clef de la réussite. CQFD.

Pourquoi se réveiller tôt m’est positif

Au fil de jours, ce test s’avère être bénéfique. Car me lever avant 6 heures m’impose d’écouter - enfin - mon corps. Désormais, le soir, je m’endors à 22 heures. Je pense avoir enfin trouvé ce sacré cycle de sommeil. Adieu les insomnies. L’astuce est de ne pas lutter et se diriger vers sa chambre à la moindre chute non contrôlée de paupière. Il me serait impossible de continuer à me coucher à minuit comme avant… Je ne suis pas une machine! Selon une nouvelle étude GCC Insights de Global Corporate Challenge (organisme international de suivi de la santé et de la productivité des employés), un travailleur sur cinq manque de sommeil, dont 54% sont plus stressés au travail, en partie pour cette raison. Alors, mon nouveau mantra? Une parodie de Bashung, la nuit je dors et le matin je bosse.

«Je me suis réveillée comme ça»

À l'instar du hashtag buzz #IWokeUpLikeThis et de ses selfies pris dans de beaux draps, se réveiller hyper tôt, c'est assumer avoir une petite tête de fille qui n'a pas bu de café. A mi-chemin entre une femme qui testerait le trend «low-poo», qui consiste à se laver peu les cheveux (avec de l'après shampoing) et le look capillaire de la Parisienne, savamment négligé mais largement frangé. J'avoue que pour réussir ce challenge perso du early-morning, je me douche avant de me coucher. Aussi, la veille, je dispose sur une chaise mes fringues comme un bonhomme. Oui, le même que j'espère, votre maman vous faisait, quand vous étiez petite, les veilles d’école. Je garde 20 minutes chrono pour m'habiller comme un robot et passer dans la salle de bain. Merci à la tendance nude de me faire gagner du temps côté maquillage... Je vous entends déjà, et le petit déjeuner, le repas le plus important de la journée? J’imagine qu’il faudra repasser pour ce point. Un peu plus tard… Samedi et dimanche à vrai dire.

Réveil VS performance

Suis-je une meilleure employée en me levant tôt? Probablement, plus concentrée, plus zen, moins «last minute» avant le premier briefing du matin. Je me surprends à penser plus, avoir envie de faire des plans sur la comète (des trucs invraisemblable à mon échelle, tels qu’aller courir ou faire à manger) en quittant le travail à 17 h 00, une heure de fin de journée de travail qui correspond aux habitudes scandinaves. Le Danemark n’est-il pas le pays où les gens sont le plus heureux? Enfin, je m’interroge, me lever à l’aube est-elle ma nouvelle lubie comme certains s’enticheraient des yoga retreat ou est-ce une expérience à durée indéterminée? À l’air de la prise de conscience d’un besoin urgent de déconnection, d’épure personnelle et de lifestyle «plus belle la vie» et «moi en mieux», sortir de mon lit, c'est un peu la brique à mon édifice perso. Paulo Coelho dit, «celui qui est capable de maîtriser son cœur est capable de conquérir le monde». Pour l’heure, je dompte le temps. Et le monde n’a qu’à bien se tenir.

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