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Huit ans après «New Soul», Yael Naim étoffe son registre en douceur

La chanteuse franco-israélienne Yael Naim.
© DR

«Cela fait des années que David se sent frustré et qu'il me dit qu'il y a quelque chose qui se libère sur scène mais que je ne parvenais pas à libérer en enregistrement», explique à l'AFP Yael Naim, en évoquant l'influence décisive de David Donatien, son partenaire depuis dix ans à la scène comme dans la vie, présent sur la pochette de ses disques et à ses côtés pour les interviews.

L'«énergie», cette fois, n'est pas seulement venue de la guitare de Yael mais aussi des inspirations du multi-instrumentiste, âgé de 44 ans: «Il a posé les mains sur un nouvel instrument qu'on venait de recevoir, un petit orgue avec une boîte à rythme. On sentait qu'un truc venait, on a enregistré pour qu'il reste une trace et quatre morceaux sont nés», raconte la chanteuse de 37 ans sacrée interprète de l'année aux Victoires en 2011.

Un peu moins de guitare mais plus de dulcitones, de glockenspiels, de piano... Le couple s'est amusé à varier les instruments dans le riche «Older», où la pop-folk qu'affectionne la chanteuse se teinte de soul, d'ambiances gospel voire de musique sacrée. Les voix y sont plus à l'honneur que jamais, celle de Yael Naim mais aussi celles des 3SomeSisters, trio vocal excentrique qui accompagnera le couple sur scène à partir du printemps comme il l'avait fait en octobre lors d'un concert de gala au musée de la Piscine de Roubaix.

L'«album de la maturité» est bien souvent un cliché mais ce troisième disque semble pour une fois bien répondre à la définition, jusqu'à son titre «Older» («Plus âgé»), avec des chansons où Yael Naim évoque la déstabilisante arrivée d'un enfant («Make A Child») ou la disparition de sa grand-mère («Meme Iren Song»).

«Rester et se battre»

Vieillir? «Ca implique un certain recul, tu peux commencer à regarder en arrière. J'ai la sensation d'être au milieu d'un chemin, alors qu'avant, j'avais l'impression d'être au début», explique l'artiste qui a connu une entrée en matière fracassante en 2008 avec sa délicate chanson «New Soul», devenue un tube planétaire après avoir été choisie par une célèbre marque d'ordinateur pour sa publicité.

«Je n'arrive pas à oublier notre point de départ, quand nous faisions des chansons en hébreu dans notre salon avec aucun espoir qu'un label ne les enregistre... Quand New Soul est arrivée, cela m'a un peu reconnectée à mes rêves d'enfants, que j'avais mis de côté, d'être, disons, une star», sourit la brune aux cheveux longs, qui, auparavant, était apparue au générique de la comédie musicale «Les dix commandements» en 2000.

Le succès de «New Soul» a évidemment «des inconvénients, certains veulent te bloquer sur cette chanson en particulier», admet-elle. «Mais ça a quand même permis à notre musique d'être découverte par des millions de gens alors qu'il n'y aurait dû avoir personne», ajoute Yael Naim, qui chante presque exclusivement en anglais sur ce nouveau disque.

Visiblement sereine, la Franco-Israélienne, née à Paris de parents juifs tunisiens et ayant vécu en Israël de 4 à 21 ans, n'envisage pas la vie ailleurs qu'en France malgré les attentats de janvier. «Mes amis viennent de partout, je n'ai jamais vécu en France de sentiment d'antisémitisme», affirme-t-elle.

«Je comprends la peur, mais je n'ai pas l'impression que la réponse est forcément de partir. J'ai l'impression qu'il faut rester et se battre, mais je ne peux pas juger l'autre génération qui a vécu des choses que je n'ai pas vécues», ajoute celle dont la famille vit toujours en Israël.

«Coward», extrait du nouvel album de Yael Naim «Older»:

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