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Vous faites partie de celles qui pleurent leur paréo et se repassent en boucle le film de leurs vacances jusqu’au prochain break? Dommage, vous passez à côté des plaisirs de la rentr ée. Si, si, on vous assure, il y en a. D’abord, on peut commencer à se réjouir de ce que vont apporter les semaines à venir: des brumes romantiques, des feuillages somptueux, les menus de chasse et des cachemires douillets. Mais surtout, c’est le moment idéal pour faire le point sur sa qualité de vie. Rassurez-vous, cet exercice n’a rien à voir avec le grand bilan du 31 décembre, qui, lui, peut se révéler plombant. Après les vacances, au contraire, on a envie de continuer à se faire plaisir, de diminuer son stress et de se simplifier l’existence. Soyons réalistes, on n’y arrivera pas toujours. Mais ça vaut la peine d’inscrire ces objectifs dans notre carnet de devoirs tout neuf!

Je garde les bonnes habitudes des vacances...

... je reste fidèle aux fruits et aux légumes Ah les marchés d’été… Ils sont tellement tentants que faire les courses n’est plus une corvée. Du coup, on mange coloré, croquant, juteux et varié, sans même penser au mantra obsédant des «cinq fruits et légumes par jour»! Comme ça fait du bien, pourquoi s’en priver aux premières petites laines? D’autant que l’automne qui pointe a tellement de délices à offrir. Comme le raisin. Blancs, rouges ou noirs, ses grains sont du bonheur en bouche et des alliés pour la bonne santé de notre système cardiovasculaire ainsi que pour la beauté de notre peau et de nos cheveux. Donc, à nos «market bags» (filets à provisions, en langue fashionista)!

... j’ose la sieste Elle a longtemps rimé avec paresse, mais maintenant la science l’encense. Bonne pour la concentration, pour la mémoire, pour l’efficacité, la sieste. A croire que c’est un produit dopant. Ce moment de délassement est même de plus en plus encouragé dans les entreprises sous sa forme raisonnable: une vingtaine de minutes. Si ce n’est pas le cas dans la vôtre, vous avez désormais des arguments en béton pour garder ce délicieux réflexe estival.

... je reste du côté de la lumière Baignades, balades, pique-niques, apéros sur les terrasses: ces dernières semaines, nous avons renoué – en version beaucoup plus confortable – avec l’une des caractéristiques de nos plus lointains ancêtres: vivre en plein air, à la lumière naturelle. Du coup, on a fait le plein de vitamine D, excellent carburant pour nos os. Mais ce n’est pas tout. La lumière a aussi décuplé notre énergie, notre bonne humeur coutumière et contribué à remettre à l’heure notre horloge veille/sommeil (le rythme circadien, pour les spécialistes). Donc, même si les jours vont finir par raccourcir et le soleil devenir plus faiblard, on s’arrange pour passer du temps dehors. Même s’il commence à faire frisquet. Parce qu’il faudra bouger et s’activer: excellent pour la santé et la ligne.

Je fais tout pour me rendre la vie plus facile...

... j’anticipe pour déstresser Il n’y a rien de pire que se sentir ballottée par les événements. Alors, même si tout ne dépend pas de nous, on se donne les moyens de maîtriser un chouïa. On dégage un moment le vendredi ou le dimanche soir pour visualiser sa semaine. Rendez-vous professionnels et privés, cours, sorties, on note tout. Différencier par couleurs; pratique et joli. Laisser quelques plages blanches pour respirer et laisser de la place à l’imprévu. Planifier aussi des menus à l’avance pour éviter les courses chaque jour. Autre bon plan: préparer la veille ses habits du lendemain, pour démarrer la journée en douceur et s’épargner une traque sans fin au saut du lit: «Mais il est où, ce pull?!»

... je prends du temps pour moi Buller en vacances, cela vient naturellement. Alors pourquoi, dès la rentrée, culpabiliser d’appuyer de temps en temps sur le bouton «off»? De s’accorder le luxe de rêver les yeux ouverts, de ne rien faire, voire même de s’ennuyer, juste un peu? Ce sont des instants volés à nos emplois du temps surchargés; ils nous font donc d’autant plus plaisir. Paradoxe: c’est dans cet état de passivité apparente que de nombreux scientifiques et artistes ont eu l’intuition de découvertes géniales et d’œuvres d’art sublimes.

... je délègue davantage Sous la tente ou dans un bateau, l’entraide va de soi. Voilà un état d’esprit à cultiver de retour à la base. Qu’on vive en couple, en coloc ou en famille, il n’y a aucune raison pour que tout repose sur les mêmes épaules, le plus souvent les nôtres. Alors, comme les PDG, on apprend à dé-lé-guer. Et à ne pas doucher l’enthousiasme des troupes en leur faisant comprendre qu’on aurait fait mieux qu’elles.

... j’oublie la perfection Pendant les vacances, nous sommes nombreuses à abaisser notre niveau d’exigence ou, plutôt, à relever celui de notre tolérance. Pour notre plus grand bien. Tout n’est pas rangé à l’équerre, la vaisselle attend plus longtemps, il y a du relâchement du côté des exercices abdo-fessiers. Parce qu’il y a mieux – et plus agréable – à faire. Pourquoi donc se métamorphoser en supernana, supermaman et employée du mois dès qu’on a défait les valises? Ne vaudrait-il mieux pas continuer sur un mode plus indulgent (pour soi-même et pour les autres) tout au long de l’année? La perfection n’est pas de ce monde, alors on arrête une fois pour toutes de se prendre pour une extraterrestre!

Je travaille à me rendre le boulot agréable...

... je soigne ma place de travail Le dos qui coince, la nuque qui se raidit… Normal, on est de retour au boulot. Pourtant, il y a des solutions. Changer souvent de position – téléphoner debout, par exemple – et bouger au maximum. Aller parler à une collègue plutôt que de lui envoyer un courriel, c’est tout bénéfice pour les relations sociales, son squelette et sa circulation sanguine. Quant à nos yeux, faites leur régulièrement quitter l’écran pour regarder au loin, ils vous diront merci! A éviter a-bso-lu-ment, le déjeuner en tête à tête avec son ordi. Ça stresse, ça fatigue et ça rend moins créatif, viennent de diagnostiquer des chercheurs allemands.

... je me discipline, ça gagne du temps La méthode de tri entre «urgent et important», «important et moins urgent», vous plonge dans la perplexité et, c’est le comble, vous retarde? Vous n’êtes pas la seule. Mais il y a d’autres moyens de gagner du temps. Pourquoi ne pas enfin les tester? Par exemple, commencer la journée en décidant ce qui doit impérativement être fini le soir. Mettre le téléphone sur répondeur quand on veut se concentrer. Regarder ses e-mails seulement à intervalles réguliers (couper l’alerte). Limiter le surf sur internet au strict minimum: ça commence par une recherche tout à fait justifiée et, sans comprendre comment, on se retrouve scotchée à un site passionnant (nouage des tapis du Caucase ou test psychologique), mais totalement hors sujet. Activité à réserver à ses heures perdues.

... j’adopte la pause-café C’est là qu’on est allée dès la «rentrée» pour une mise à jour indispensable (potins, état de l’organigramme, projets en cours). Pourquoi ne pas en faire un rituel pour mieux faire connaissance avec ses collègues de l’autre bout de l’open space? On y va avec bonne conscience: tout le monde sait que les instants de détente favorisent les idées originales, non?

... je sors la tête du guidon La reprise, c’est l’occasion de faire un bilan job en douceur avant d’être aspirée par la routine. Les aspects positifs l’emportent haut la main? Parfait. Mais si, dès le dimanche après-midi, on chante le blues, mieux vaut se demander si un changement – de service, de fonction, d’entreprise, voire de métier – est possible. Et envisager les moyens d’y arriver. Ça requinque d’office.

... je suis sympa mais pas trop Pour la plupart d’entre nous, collègues et chef -fes font partie du package «emploi». En semaine, c’est même avec eux qu’on passe le plus de temps. Donc, le rendre agréable, c’est indispensable. Sans aller jusqu’à jouer la G.O du bureau, s’intéresser à ceux qui nous entourent, c’est le minimum. Autre bonne résolution de la nouvelle année professionnelle: s’exercer à dire «non». Plutôt que de tout accepter (travail supplémentaire, remarque injustifiée, etc.) et d’en vouloir ensuite à la terre entière (chéri, enfants, chat y compris) et à soi-même, on pose des limites. Et quand conflit il y a – normal, on est tous humains – mieux vaut le reconnaître et essayer de le résoudre. Sinon, même un aménagement feng shui des locaux n’y pourra rien; atmosphère toxique garantie.

Je n’oublie plus de prendre soin de moi...

... je chouchoute mes neurones Pendant l’été, ils ont eu la belle vie. Les vacances les ont à la fois stimulés et relaxés, une excellente combinaison pour notre équilibre. A maintenir sans hésiter au retour. D’un côté, on poursuit la pratique d’un hobby découvert en vacances, d’une langue étrangère, d’un instrument, ou on ose enfin s’engager dans une activité qui nous tente depuis trop longtemps. De l’autre, on évite le surrégime mental par la relaxation ou la méditation. C’est à la mode, les ouvrages abondent, les cours, qu’ils soient collectifs ou particuliers, aussi.

... je bouge et je m’abandonne Ce n’est pas parce qu’il va bientôt disparaître sous des couches de vêtements qu’il faut oublier notre corps et ses besoins de mouvement. Marche, natation, aquabike, yoga, ski, zumba… il y a l’embarras du choix pour se bouger avec plaisir. C’est à la fois bon pour le moral et pour la santé, puisque l’activité physique réduit l’anxiété et le stress tout en renforçant nos défenses naturelles. Quant aux massages réussis, ils sont aussi très bénéfiques. Et bien plus agréables quand la température est basse qu’en période de canicule.

Nos conseils

  • Agender à l’avance les rendez-vous médicaux de routine. Pédiatre (on en est où avec les vaccins, au fait?), gynéco, dermato pour passer nos grains de beauté en revue, ophtalmo si on n’arrivait plus à discerner les bouées au large.
  • Constituer un petit stock de photos d’identité de toute la tribu. Utile tout au long de l’année.
  • Prévoir activités extrascolaires et extraprofessionnelles. Choix, inscriptions. Dans la foulée, penser aussi aux prochaines vacances des enfants.
  • S’assurer qu’«au cas où», on peut compter sur un réseau de soutien efficace (famille, amis, voisins). Dans le cas contraire, commencer à le tisser.
  • Identifier les associations et les pros qui facilitent la vie des familles (garde d’enfants en urgence, cours de soutien etc.). Une bonne piste: www.lafamily.ch
  • Conserver au même endroit tous les numéros à dégainer en cas de pépin (assurances, régie, plombier, électricien, serrurier).
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