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Qu'est-ce qui vous vous a poussé à accepter cette troisième saison du «Meilleur pâtissier»?
Quand on lance un programme comme ça, on a envie que ça dure le plus longtemps possible. C'est une super émission que j'aime faire, que je coproduis, sur laquelle j'ai la main. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête. Cette troisième saison est néanmoins plus structurée. Il y aura une première épreuve - la mienne: «le classique revisité», puis l'épreuve technique de Mercotte, «réalisation d'un gâteau oublié», et enfin l'épreuve créative avec un invité. En seconde partie de soirée, Mercotte et moi livrerons nos conseils et astuces dans «Le meilleur pâtissier: à vos fourneaux».

Votre duo avec Mercotte est l'une des raisons du succès du programme. Comment fonctionnez-vous?
On a chacun une expérience différente. Bien qu'amatrice, Mercotte est puissantissime. Elle connaît la pâtisserie sur le bout de ses doigts, les goûts, les textures, les arômes, les complexités... C'est vraiment plaisant de travailler avec elle, c'est une femme que j'aime viscéralement. On a chacun nos goûts, notre manière de faire, d'aimer... Il n'y a pas de répartition des rôles.

Selon vous, que faut-il pour être le meilleur pâtissier?
Il faut être régulier et avoir une connaissance globale. À travers toutes les épreuves, il y a des cakes, des choux, des macarons, du montage... Il faut connaître la pâtisserie complète.

Vous avez décidé d'arrêter «Top Chef». Pourquoi?
Durant cette dernière saison, j'avais déjà entamé ma sortie du concours, on me voyait moins à l'écran. Je m'étais dit que je ferais la quatrième année et que j'arrêterais. J'ai pris beaucoup de plaisir à le faire, c'est un super programme. Mais je fais beaucoup de choses. Au début il n'y avait que «Top Chef», ensuite j'ai cumulé avec «Le meilleur pâtissier», je ne peux pas passer ma vie à la télé. À un moment il faut faire un choix.

Pourquoi avoir choisi «Le meilleur pâtissier» plutôt que «Top Chef»?
Parce que c'est une émission que j'aime et qu'en plus je la produis. C'est un programme sur lequel j'ai beaucoup travaillé avec BBC (qui a lancé le format original NDLR). C'est un peu mon bébé.

Il y règne une ambiance très particulière, très détendue, très drôle, qu'il n'y a pas dans «Top Chef»...
Ce n'est pas du tout la même chose. «Top Chef», c'est un concours de professionnels, avec des enjeux de professionnel. Dans «Le meilleur pâtissier», on est dans un cadre bucolique, dans un jardin, il n'y a rien à gagner... C'est presque comme une colo. Il faut aussi savoir que sur cette émission, je travaille avec des gens avec lesquels je collabore depuis 10 ans, ça aide.

Vous avez été le fer de lance de ce renouveau des émissions culinaires, il y a maintenant 10 ans. Quel regard portez-vous sur la concurrence aujourd'hui?
Sans jouer les langues de bois, j'estime qu'il n'y a pas de concurrence, pour la bonne et simple raison qu'il y a plusieurs façons de parler de cuisine à la télévision. Il en faut pour tous les goûts et pour tout le monde. Par exemple, «Cauchemar en cuisine» je ne l'aurais pas fait, parce que je ne suis pas à l'aise sur ce genre de programme, mais mon ami Philippe Etchebest le fait très bien. On travaille d'ailleurs sur un programme ensemble, dont je ne peux rien vous dire pour le moment.

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