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1) Perdre du poids

Le rêve. A six mois du coup de feu estival, vous vous voyez déjà en naïade irrésistible arpentant le sable fin, un cheptel de bellâtres en bermudas vous dévorant depuis un discret coin de paupière. Problème, en dépit des flatteries rassurantes de vos proches sur l’état de votre plastique, vous vous voyez en cachalot bipède à chaque séance de débriefe devant le miroir. C’est simple: soit tout le stock européen de foie gras de l’année dernière a transité par votre estomac entre le 24 et le 31 décembre, soit vous êtes victime d’une illusion d’optique. D’une glace déformante. D’une crise aigue de DMLA. Mais plutôt que d’éclaircir les choses, vous pensez qu’un régime vous est souhaitable dans les meilleurs délais.

La réalité. Voilà. Vous vous êtes inscrite à tous les clubs de sport du canton. Fitness. Piscine. Boxe thaï. Saut à la perche. Tous les nutritionnistes du secteur se penchent sur votre cas. Votre porte-carte n’est pas loin de ressembler à l’annuaire des professionnels de la santé. Seulement les imprévus s’accumulent au bout de quelques semaines. Au doux foyer il vous faudrait trois bras. Au bureau dix jours par semaine ne seraient pas de trop. Et puis il y a ce film avec Ryan Gosling ce soir… Bref, vos abdos et galbes naissants sont sur le bouton pause et ce qui subsiste de cette anatomie de rêve furtivement aperçue tente de sauver les apparences.

Le compromis. Ok, le don d’hypnose par la seule révélation de votre ventre plat, ou le séant de compétition qui récoltera dix millions de vues sur Youtube, ce n’est peut-être pas pour tout de suite. Mais bon, une petite marche sportive le week-end associée à quelques déhanchements sur les pistes cet hiver feront bien leur effet.

2) Trouver l’âme sœur

Le rêve. L’amour, le vrai, avec un grand A, et pas un long Raaaah… Evidemment ça laisse songeuses toutes celles qui débutent 2014 célibataires. Ou qui aimeraient le redevenir. Les road trip à travers l’Europe, les plateaux avec croissants et café au lever du lit, les soirées DVD sous la couette, à deux, vous voulez plus que tout ajouter ces réjouissances au programme. Un détail demeure à régler: il faut pour cela penser à recruter d’urgence le prince rare ou la perle charmante – à moins que ce soit l’inverse? – qui prendra place dans ce scénario glamour.

La réalité. Le mister univers croisé dans le train avec qui vous avez fait un brin de causette, et qui vous a à la fois laissé une belle impression et son numéro de natel, et si c’était lui l’homme providentiel, votre double, votre ombre, votre ange gardien? Certes, comme d’habitude, vous avez peur qu’après une poignée de rendez-vous tourbillonnants il se transforme en malotru ou perde de son piment. Du coup, vous rangez au placard vos souvenirs de contes de fée avec la montre gousset de grand-papa et prenez les événements à la légère. Au risque de louper le miracle en gestation.

Le compromis. Selon une récente étude britannique, il faut en moyenne accumuler sept rencontres avant de tomber sur celui ou celle qui fait chavirer son cœur pour de bon. Soit environ quatre coups d’un soir, deux relations d’au moins un an et un lapin posé en bonne et due forme. Vous percevez ça comme un vrai chemin de croix? Demandez donc à votre amour du moment d’endosser six personnalités distinctes en l’espace d’une semaine, histoire de gagner du temps et de s’épargner des errances inutiles. Mais à noter que les scientifiques n’ont encore rien publié sur l’efficacité de cette méthode artisanale…

3) Apprendre une nouvelle langue étrangère

Le rêve. Lassée de votre anglais d’aéroport, vous vous imaginez volontiers barouder dans les contrées les plus reculées du globe, maniant le dialecte locale comme Bruce Lee son nunchaku. Ou vous abreuver de littérature étrangère par piles d’ouvrages de 700 pages bien tassées, en version originale et police 8. D’ailleurs, les cours de langue vous ont toujours fait fantasmer.

La réalité. Sortant de votre troisième rendez-vous avec votre professeur particulier, vous comprenez, vu votre amour immodéré pour la grammaire à sept cas et aux verbes irréguliers, qu’il vous sera difficile de faire plus que compter jusqu’à dix en russe, même en allant vous immerger pendant dix mois dans un hameau de datchas en Sibérie orientale. Dépitée et lucide, vous êtes parée pour reprendre le visionnage d’Arabesque en VO. Forcément un poil moins palpitant qu’«Ivan le Terrible».

Le compromis. Disons que la maîtrise du mandarin ou du finnois, ça sera pour une décennie à venir. En attendant, apprenez quelques rudiments auprès de vos éventuels amis étrangers. C’est sur les bases les plus solides qu’on construit les meilleurs édifices.

4) Arrêter de se coucher à pas d’heure

Le rêve. Vous et l’oreiller, c’est une histoire d’attraction-répulsion. Vous repoussez à toujours plus tard le moment où vos neurones fatigués vous supplient de le rejoindre, mais lorsqu’il faut en décoller la tête le matin, plus moyen de s’en séparer. Les méchants coupables de ce sommeil sur trois pattes? Internet. La télé et ses séries diaboliques qui vous entraînent jusqu’au bout de la nuit. Les satanés bouquins tellement bien ficelés de Fred Vargas. Pourtant, vous aimeriez détenir un peu plus de volonté et obliger votre corps à se jeter dans le lit avant 23 h 00. Sauf que chez vous, comme chez beaucoup, c’est votre appétit insatiable pour la flânerie sur écran qui commande.

La réalité. Suivant à la lettre (ou plutôt, ici, au chiffre) la recommandation des scientifiques, vous vous prescrivez une semaine de nuits décentes à raison de sept heures de dodo par jour. D’autant plus que vous êtes décidée à prouver au monde entier que vous n’avez rien d’une serial killeuse en puissance (si si, une étude australienne avance que les couche-tard ont plus fréquemment des tendances psychopathiques que les accros aux bras de Morphée). Dès le quatrième jour cependant, patatras. Captivée par un documentaire sur la vie sexuelle des fourmis géantes de Madagascar, vous craquez. Et les mauvaises habitudes vous tirent de nouveau au-delà de minuit.

Le compromis. Plutôt que de faire dans le noir et blanc, introduisez donc des nuances. Sur le modèle adopté par Léonard de Vinci en son temps, puis repris par les navigateurs solitaires au long cours, tentez donc le sommeil polyphasique, consistant à fractionner le temps journalier de dodo en plusieurs plages de sommeil. Comment, ça deviens compliqué tout ça? Bon ok, faites débrancher par un tiers Internet et tout ce qui ressemble à un écran dans un rayon de cinquante mètres. Et éteignez enfin cette veilleuse!

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